mercredi 10 octobre 2012

Hollande tance Kabila avant son voyage à Kinshasa

Le président français a hésité à se rendre au Sommet de la francophonie dans un pays, la République Démocratique du Congo, qui bafoue la démocratie.


« La situation en République démocratique du Congo est tout à fait inacceptable sur le plan des droits, de la démocratie, et de la reconnaissance de l'opposition. » Cette déclaration de François Hollande, au détour d'une conférence de presse mardi, a retenu l'attention, alors que le président français doit précisément se rendre samedi à Kinshasa pour le Sommet de la francophonie. « Cela n'a rien de surprenant. C'est juste une première approche des messages qu'il délivrera sur place », explique-t-on à l'Élysée, où l'on rejette toute idée d'improvisation.

Les autorités françaises trahissent un certain embarras à quelques jours du déplacement. Car se rendre à ce sommet n'était pas une évidence. À peine élu, François Hollande a été confronté à la question de sa participation à ce rendez-vous prévu de longue date. Nicolas Sarkozy hésitait lui aussi. Dans l'entourage du nouvel élu, le sujet divise tant les diplomates que le Parti socialiste. « Il y a eu un vrai débat », reconnaît Yamina Benguigui, ministre déléguée à la Francophonie. Les ONG, elles non plus, ne parlent pas d'une seule voix [lire la suite].

© Le Figaro