lundi 9 mai 2011

Les droits syndicaux en République Démocratique du Congo

Les informations récentes ont unanimement révélé le non-respect des droits syndicaux en République Démocratique du Congo. Ainsi le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) a-t-il appelé le gouvernement à prendre en compte les différentes revendications des enseignants non seulement pour sauver l’année scolaire en cours, mais aussi en vue de l’augmentation des salaires des enseignants. En guise de réponse aux revendications des enseignants, le gouvernement congolais a opté pour l’octroi des véhicules aux professeurs d’Université de la RD Congo.

En République Démocratique du Congo, au-delà du secteur de l’enseignement, beaucoup d’entreprises du secteur public et privé ne respectent pas les règles imposées par le droit national et international pour garantir les droits syndicaux à leurs salariés. Pis encore, le gouvernement reste silencieux face aux déplorables conditions de travail et aux violations des droits syndicaux telles que la mise en cause de la liberté syndicale des travailleurs, la non-application du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), les retards de paiement des salaires, le rejet du dialogue social, les mauvaises conditions de travail.

Plutôt que de privilégier des solutions inefficaces à court terme et n’ayant aucune répercussion encourageante sur les moyen et long termes, le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) préconise, dans son programme intitulé Le Congo d’avenir, que les syndicats nationaux deviennent de véritables partenaires de l’État dans le cadre du dialogue social avec les salariés. Ainsi préconise-t-il l’adoption d’une loi de l’État qui permettra aux syndicats de gérer les fonds de pension de leurs adhérents en collaboration avec les banques, les caisses d’épargne et les assurances ou les mutuelles.

Le RDPC favorisera donc la présence syndicale dans toute entreprise, publique ou privée, à partir d’un nombre de salariés à définir. Le gouvernement du RDPC sanctionnera les entreprises, publiques ou privées, qui ne rémunéreront pas leur personnel, tout travail devant mériter salaire. Pour cette raison, il permettra la participation, en cas des licenciements, des représentants des salariés dans les instances dirigeantes de l’entreprise avec voix délibératives. Ainsi proposera-t-il un plan social, un reclassement et une formation obligatoire, quels que soient le nombre de licenciés et l’effectif salarié de l’entreprise. Enfin, le gouvernement du RDPC veillera à la mise en place de délégué du personnel dans toutes les entreprises d’au moins 5 salariés et allouera un budget aux syndicats dans le cadre de la formation syndicale.

Grosso modo, le gouvernement du RDPC permettra les élections syndicales dans la fonction publique, de la même façon que dans les entreprises publiques, et mettra un terme à la discrimination en l’encontre de certains travailleurs, classés au bas de l’échelle sociale de l’administration, qui sont considérés d’office comme une sous-catégorie de fonctionnaires. L’objectif, c’est de permettre au personnel des entités décentralisées (villes, territoires et secteurs) de se syndiquer et de bénéficier du droit de négocier, ou de créer un syndicat. La tâche du gouvernement du RDPC consistera dans l’absolu à permettre régulièrement, entre autres, les négociations entre les entreprises et les syndicats, s’agissant des conventions collectives – la finalité étant de privilégier le dialogue social, de faire cesser les intimidations, de faire respecter les accords signés et d’éviter les arrestations arbitraires des grévistes ainsi que le licenciement abusif des syndicalistes.

La Direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC)

Fait à Lisbonne, le 8 mai 2011