vendredi 11 mars 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20110311/013 relatif à la relance de la CEPGL

Le président de la Chambre de Belgique, M. André Flahaut, et le vice-président du Sénat belge, M. Willy Demeyer, ont participé mercredi 9 mars 2011 à Kigali à la troisième conférence des présidents des parlements de la Communauté économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) et de Belgique, qui a adopté une ambitieuse déclaration sur la paix et la sécurité dans la région – notamment la création d’une force militaire conjointe à la République Démocratique du Congo (RDC), au Rwanda et au Burundi.

Le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) a toujours été favorable à une réorientation, et non à une réactivation pure et simple,  de la CEPGL comme complément vital au processus de paix et de développement économique. Ainsi préconise-t-il la mise en place d’une Commission d’évaluation des mécanismes et des instruments existants en vue des propositions opérationnelles relatives au réaménagement de ladite Communauté.

En tout cas, le RDPC propose que l’on établisse un agenda et un calendrier précis d’un aperçu général de la question de la renaissance de la CEPGL et conditionne le réaménagement de cette structure :
– au respect des frontières, à savoir l’intégrité territoriale et la souveraineté des pays concernés ;
– au problème d’insécurité due aux conflits persistants et à l’impunité ;
– aux ressources financières de ces trois pays ;
– aux contentieux concernant l’exploitation des mines, le pillage et la vente à bas prix des sociétés publiques congolaises ;
– aux relations diplomatiques entre les trois États et aux versements des contributions financières pour bien faire marcher cette Communauté ;
– à la participation de la population et du secteur privé, ainsi qu’à la superposition des communautés économiques africaines ;
– à l’assistance de la communauté internationale ;
– aux politiques internes et aux questions identitaires ayant généré des conflits fonciers.

S’agissant de la création d’une force militaire conjointe entre la RD Congo, le Rwanda et le Burundi, ayant à l’esprit les échecs de précédentes opérations militaires conjointes, le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo ne souhaite nullement que l’on continue à mettre la charrue avant les bœufs. De plus, la sécurisation, la stabilité et le développement de cette région dépendra entre autres des dialogues inter-burundais et inter-rwandais. Conscient du fait que l’on doit raisonner en terme de sécurité globale, le RDPC propose que les pays concernés puissent commencer par :
– conclure un pacte fondé sur la stabilité des systèmes régionaux communs de défense et de sécurité dans l’espoir de développer des réseaux pouvant lier les uns aux autres, lesquels seront propices à la formation des structures globales pouvant renforcer le principe de l’indépendance dans l’interdépendance ;
– faciliter la naissance de la conférence intergouvernementale sur la sécurité, la défense, la paix et la coopération régionale, laquelle aura vocation à réunir les Chefs d’État et de gouvernement concernés ;
– mettre en place des mécanismes de contrôle et de surveillance des frontières communes afin de prévenir toute menace contre la paix dans la région, de se doter d’instruments collectifs pour mieux coordonner les actions efficaces à l’encontre des groupes armés régionaux à l’origine des crimes organisés, de promouvoir des mesures pour le maintien, le rétablissement de la paix et de la sécurité régionale.

La Direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC)

Fait à Genève, le 11 mars 2011