À l’occasion du Cinquantenaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo, M. Gaspard-Hubert Lonsi Koko, futur candidat à l’élection présidentielle, rappelle que le 30 juin 1960 était un événement déterminant pour l’avenir du peuple congolais. Ainsi souhaite-t-il que le 30 juin 2010 soit pour toutes les Congolaises et tous les Congolais un moment fort et intense de réflexion, donc de méditation, afin de faire le bilan et de tirer les conclusions réelles 50 ans après. L’objectif, c’est que le peuple congolais se retrouve face à lui-même pour mieux orienter sa destinée.
Dans cette allocution, M. Lonsi Koko exhorte les Congolaises et les Congolais à définir les voies et moyens susceptibles de permettre à la Nation congolaise et aux générations futures de vivre sans aucune contrainte. Il rappelle que le premier devoir, c’est de permettre à leurs enfants et petits enfants de savourer dans la joie et l’allégresse la Liberté et la Démocratie, la Justice et la Sécurité, la Paix et la Concorde politique ainsi que l’Unité et la Réconciliation nationales.
Pour lire cette allocution, prière de consulter le lien ci-contre : http://unionducongo-rdc.org/index.php?option=com_content&view=article&id=219:cinquantenaire-rd-congo-allocution-de-gaspard-hubert-lonsi-koko&catid=42:rokstories
Cette plate-forme politique et idéologique, dénommée Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) et proposée à l’ensemble du peuple congolais, repose sur quatre principes fondamentaux : à savoir la Liberté, l’Égalité, la Sécurité et la Prospérité.
mardi 29 juin 2010
mardi 22 juin 2010
Président d’Union du Congo en France
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : « Je veux que le peuple congolais retrouve le bonheur »
L’élection présidentielle de 2011 en République démocratique du Congo approche à grands pas. Les ambitions s’aiguisent et la campagne semble avoir déjà commencé. Pour les acteurs politiques congolais, l’heure est à la mobilisation. Futur candidat à ce scrutin, le président d’Union du Congo, Gaspard-Hubert Lonsi Koko, évoque dans cette interview les éléments de son projet pour le Congo de demain. Rencontre avec un homme qui aspire à prendre les rênes de ce grand pays au cœur de l’Afrique.
Vous êtes l’un des futurs candidats à l’élection présidentielle de 2011 en République démocratique du Congo. Dans l’hypothèse où vous êtes élu, quel est votre projet pour remédier à la situation socioéconomique catastrophique que traverse ce pays ?
J’ai longuement réfléchi à la façon dont je pourrais aider mon pays à prendre un nouvel élan. Ce n’est que lorsque je me suis senti en phase avec les pesanteurs étatiques et les forces spirituelles bantoues que j’ai pris la décision de me présenter à l’élection présidentielle. Je me réjouis du caractère collectif pris par cette initiative.
Si je suis élu président de la République, je privilégierai le développement économique, le progrès social et la paix. Le budget de l’État sera donc un budget de croissance économique et de défense nationale, l’objectif étant la stabilité sociale et la sécurisation du territoire national. D’une part, cela se matérialisera par la création de l’Agence nationale de développement économique et sociale, un organisme dont le rôle consistera à faire des projections dans le temps pour atteindre les différents objectifs fixés par les autorités publiques et gouvernementales. Il sera question de doper la création de richesses matérielles et d’emplois. D’autre part, le gouvernement préservera la paix publique, sécurisera les citoyens et défendra la Nation toute entière.
Quels sont les défis à relever ?
Le prochain président de la République aura un travail de titan, tant la tâche à accomplir est gigantesque. Notre pays est confronté à plusieurs défis internes et externes : la restauration de son intégrité territoriale, l’affirmation de sa souveraineté politique, sa réunification administrative, la consolidation de la cohésion nationale, la mise en place d’un appareil d’État performant et transparent, la consolidation des structures étatiques représentatives, la reconstruction physique de ses infrastructures, la démobilisation et la réinsertion sociale des groupes armés, la gestion durable et responsable de ses ressources naturelles, et la poursuite de l’amélioration du niveau de développement humain de l’ensemble de la population congolaise. Mon devoir, c’est de transformer tous ces problèmes en quelque chose de bien, car je veux que le peuple congolais retrouve le bonheur.
Quels moyens mettrez-vous en œuvre pour relancer économiquement le pays et relever le niveau de vie des Congolais ?
Les pistes sont nombreuses. Quelques exemples suffiront. Notre système bancaire et financier sera modernisé pour participer, dans les meilleures conditions, à l’expansion de l’entreprise, au dynamisme de notre économie et à notre développement. J’encouragerai toute politique favorable à l’épargne et susciterai la création d’une bourse des valeurs pour développer le marché financier local. Pour relancer la croissance économique, je faciliterai l’émergence d’un patronat, auprès de qui l’État prélèvera, sans pour autant l’asphyxier, des taxes fiscales. J’encouragerai donc la création de petites et moyennes entreprises, notamment dans le secteur informel, par le biais d’une Institution d’aide et de gestion des Petites et moyennes entreprises. Entre-temps, j’accorderai une place importante aux syndicats, mon ambition étant de veiller à l’existence d’un contrat pour toute embauche et d’obtenir des salaires décents, selon le coup de la vie, pour nos compatriotes. Mon souhait, c’est l’émergence d’une classe moyenne congolaise. Je prendrai aussi des mesures économiques incitatives pour relancer l’élevage industriel dans le respect des normes internationales. Je suis pressé de mettre en place des mécanismes susceptibles de répondre et de subvenir aux besoins alimentaires du pays, d’assurer la sécurité alimentaire de nos compatriotes. Dans le cadre de la bataille productiviste et de l’agriculture mécanisée, je demanderai au gouvernement d’exonérer la taxe foncière au profit des exploitations agricoles. Il en sera de même pour l’élevage, la pêche, la pisciculture et/ou l’aquaculture.
Pour y parvenir, comptez-vous sur le soutien des investisseurs étrangers ?
Nous vivons dans un contexte de globalisation. Mais le fait de rester ouvert au monde n’exclura pas l’hypothèse selon laquelle, sous ma présidence, les contrats avec les investisseurs étrangers seront conditionnés à l’apport direct aux populations locales (construction d’un dispensaire, entretien d’une école ou d’une route...) et au transfert de technologies dans certains domaines.
Redéfiniriez-vous certains accords de coopération qui avilissent l’indépendance économique de la République démocratique du Congo ?
Je suis très conscient du principe de la continuité de l’État. S’agissant des accords qui portent préjudice aux intérêts de notre peuple, je suis partisan de les redéfinir et de les limiter dans le temps. Une commission ad hoc sera mise en place afin de trouver des arrangements profitables à tout le monde.
En matière de coopération, quelle place accorderiez-vous aux ONG qui exercent en République démocratique du Congo ?
Ne jetons pas la pierre sur les ONG étrangères qui œuvrent au Congo. Leur présence permanente est due à la faillite quotidienne de l’État congolais. Leur place sera fonction de l’efficacité de notre gouvernement.
Et aux ONG locales qui dépendent financièrement de l’extérieur ?
Pour éviter que les ONG congolaises soient sous la coupe des ONG étrangères, je mettrai en place, sur le plan humanitaire, une sérieuse politique gouvernementale. Cela poussera nos partenaires étrangers à faire de nouveau confiance à l’État congolais en lui permettant de mener à bien ses actions sur le terrain.
Comment envisagez-vous votre action sur le plan continental ?
Le Congo étant membre de l’Union Africaine, il est évident que mon action intégrera la dimension continentale grâce à une vision panafricaniste. Bien sûr, compte tenu de notre position géostratégique, je renforcerai nos rapports avec les pays de la CEEAC et de la SADC. Quant à la région des Grands Lacs, j’entreprendrai des démarches en vue de la clarification et de la redéfinition de certains dispositifs.
Quel rôle comptez-vous faire jouer à la diaspora dans la problématique de développement du pays ?
Pour que la diaspora congolaise apporte davantage sa contribution au développement, il faudra que le Congo respecte ses droits. Parmi les problèmes auxquels sont confrontés les Congolais de la diaspora figurent la privation des droits civiques et la non-reconnaissance de la double nationalité. S’agissant du premier cas, grâce à la création d’un fonds public alimenté au moyen des frais liés à la délivrance des documents administratifs par nos ambassades à l’étranger, je lèverai les supposées contraintes techniques qui empêchent nos compatriotes de la diaspora de voter et d’être candidats à certains scrutins. Je lèverai aussi l’obstacle concernant la résidence, car tout citoyen congolais a le droit de se présenter à la magistrature suprême indépendamment de son lieu d’habitation.
Quant à la reconnaissance de la double nationalité aux Congolais détenant la citoyenneté étrangère, je confirmerai le caractère inaliénable, donc incessible, de la nationalité congolaise d’origine et ferai respecter les textes internationaux signés par notre pays surtout lorsque ceux-ci ont une valeur constitutionnelle. Si je suis élu, je mettrai en place une politique qui tiendrait compte de ce qui précède, parce que je veux que les Congolais de la diaspora se sentent pleinement concernés par les principaux problèmes qui se posent au pays, notamment celui de son développement.
Gaspard-Hubert Lonsi-Koko, espoir du Congo de demain proclament les médias en Europe. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Je dirai que le destin d’un individu finit toujours par le rattraper, et qu’il est difficile d’y échapper.
Confirmez-vous l’imminence de votre retour au pays ?
Oui, je le confirme avec force et vigueur. Je m’installerai, de manière définitive, au Congo et j’y vivrai indépendamment des résultats du scrutin. D’ailleurs, sans l’assassinat de Floribert Chebeya, le directeur exécutif de La Voix des Sans Voix, j’aurai séjourné à Kinshasa dès mi-juin. Beaucoup de mes compatriotes m’ont demandé d’attendre l’issue de l’enquête, car il serait dommage que notre pays perde, à cause d’une « criminelle main téléguidée », l’un de ses enfants qui veulent lui redonner sa grandeur.
PROPOS RECUEILLIS PAR ROBERT KONGO, CORRESPONDANT EN FRANCE.
© Le Potentiel
Gaspard-Hubert Lonsi Koko et José Maria Nevs, Premier ministre du Cap-Vert
L’élection présidentielle de 2011 en République démocratique du Congo approche à grands pas. Les ambitions s’aiguisent et la campagne semble avoir déjà commencé. Pour les acteurs politiques congolais, l’heure est à la mobilisation. Futur candidat à ce scrutin, le président d’Union du Congo, Gaspard-Hubert Lonsi Koko, évoque dans cette interview les éléments de son projet pour le Congo de demain. Rencontre avec un homme qui aspire à prendre les rênes de ce grand pays au cœur de l’Afrique.
Vous êtes l’un des futurs candidats à l’élection présidentielle de 2011 en République démocratique du Congo. Dans l’hypothèse où vous êtes élu, quel est votre projet pour remédier à la situation socioéconomique catastrophique que traverse ce pays ?
J’ai longuement réfléchi à la façon dont je pourrais aider mon pays à prendre un nouvel élan. Ce n’est que lorsque je me suis senti en phase avec les pesanteurs étatiques et les forces spirituelles bantoues que j’ai pris la décision de me présenter à l’élection présidentielle. Je me réjouis du caractère collectif pris par cette initiative.
Si je suis élu président de la République, je privilégierai le développement économique, le progrès social et la paix. Le budget de l’État sera donc un budget de croissance économique et de défense nationale, l’objectif étant la stabilité sociale et la sécurisation du territoire national. D’une part, cela se matérialisera par la création de l’Agence nationale de développement économique et sociale, un organisme dont le rôle consistera à faire des projections dans le temps pour atteindre les différents objectifs fixés par les autorités publiques et gouvernementales. Il sera question de doper la création de richesses matérielles et d’emplois. D’autre part, le gouvernement préservera la paix publique, sécurisera les citoyens et défendra la Nation toute entière.
Quels sont les défis à relever ?
Le prochain président de la République aura un travail de titan, tant la tâche à accomplir est gigantesque. Notre pays est confronté à plusieurs défis internes et externes : la restauration de son intégrité territoriale, l’affirmation de sa souveraineté politique, sa réunification administrative, la consolidation de la cohésion nationale, la mise en place d’un appareil d’État performant et transparent, la consolidation des structures étatiques représentatives, la reconstruction physique de ses infrastructures, la démobilisation et la réinsertion sociale des groupes armés, la gestion durable et responsable de ses ressources naturelles, et la poursuite de l’amélioration du niveau de développement humain de l’ensemble de la population congolaise. Mon devoir, c’est de transformer tous ces problèmes en quelque chose de bien, car je veux que le peuple congolais retrouve le bonheur.
Quels moyens mettrez-vous en œuvre pour relancer économiquement le pays et relever le niveau de vie des Congolais ?
Les pistes sont nombreuses. Quelques exemples suffiront. Notre système bancaire et financier sera modernisé pour participer, dans les meilleures conditions, à l’expansion de l’entreprise, au dynamisme de notre économie et à notre développement. J’encouragerai toute politique favorable à l’épargne et susciterai la création d’une bourse des valeurs pour développer le marché financier local. Pour relancer la croissance économique, je faciliterai l’émergence d’un patronat, auprès de qui l’État prélèvera, sans pour autant l’asphyxier, des taxes fiscales. J’encouragerai donc la création de petites et moyennes entreprises, notamment dans le secteur informel, par le biais d’une Institution d’aide et de gestion des Petites et moyennes entreprises. Entre-temps, j’accorderai une place importante aux syndicats, mon ambition étant de veiller à l’existence d’un contrat pour toute embauche et d’obtenir des salaires décents, selon le coup de la vie, pour nos compatriotes. Mon souhait, c’est l’émergence d’une classe moyenne congolaise. Je prendrai aussi des mesures économiques incitatives pour relancer l’élevage industriel dans le respect des normes internationales. Je suis pressé de mettre en place des mécanismes susceptibles de répondre et de subvenir aux besoins alimentaires du pays, d’assurer la sécurité alimentaire de nos compatriotes. Dans le cadre de la bataille productiviste et de l’agriculture mécanisée, je demanderai au gouvernement d’exonérer la taxe foncière au profit des exploitations agricoles. Il en sera de même pour l’élevage, la pêche, la pisciculture et/ou l’aquaculture.
Pour y parvenir, comptez-vous sur le soutien des investisseurs étrangers ?
Nous vivons dans un contexte de globalisation. Mais le fait de rester ouvert au monde n’exclura pas l’hypothèse selon laquelle, sous ma présidence, les contrats avec les investisseurs étrangers seront conditionnés à l’apport direct aux populations locales (construction d’un dispensaire, entretien d’une école ou d’une route...) et au transfert de technologies dans certains domaines.
Redéfiniriez-vous certains accords de coopération qui avilissent l’indépendance économique de la République démocratique du Congo ?
Je suis très conscient du principe de la continuité de l’État. S’agissant des accords qui portent préjudice aux intérêts de notre peuple, je suis partisan de les redéfinir et de les limiter dans le temps. Une commission ad hoc sera mise en place afin de trouver des arrangements profitables à tout le monde.
En matière de coopération, quelle place accorderiez-vous aux ONG qui exercent en République démocratique du Congo ?
Ne jetons pas la pierre sur les ONG étrangères qui œuvrent au Congo. Leur présence permanente est due à la faillite quotidienne de l’État congolais. Leur place sera fonction de l’efficacité de notre gouvernement.
Et aux ONG locales qui dépendent financièrement de l’extérieur ?
Pour éviter que les ONG congolaises soient sous la coupe des ONG étrangères, je mettrai en place, sur le plan humanitaire, une sérieuse politique gouvernementale. Cela poussera nos partenaires étrangers à faire de nouveau confiance à l’État congolais en lui permettant de mener à bien ses actions sur le terrain.
Comment envisagez-vous votre action sur le plan continental ?
Le Congo étant membre de l’Union Africaine, il est évident que mon action intégrera la dimension continentale grâce à une vision panafricaniste. Bien sûr, compte tenu de notre position géostratégique, je renforcerai nos rapports avec les pays de la CEEAC et de la SADC. Quant à la région des Grands Lacs, j’entreprendrai des démarches en vue de la clarification et de la redéfinition de certains dispositifs.
Quel rôle comptez-vous faire jouer à la diaspora dans la problématique de développement du pays ?
Pour que la diaspora congolaise apporte davantage sa contribution au développement, il faudra que le Congo respecte ses droits. Parmi les problèmes auxquels sont confrontés les Congolais de la diaspora figurent la privation des droits civiques et la non-reconnaissance de la double nationalité. S’agissant du premier cas, grâce à la création d’un fonds public alimenté au moyen des frais liés à la délivrance des documents administratifs par nos ambassades à l’étranger, je lèverai les supposées contraintes techniques qui empêchent nos compatriotes de la diaspora de voter et d’être candidats à certains scrutins. Je lèverai aussi l’obstacle concernant la résidence, car tout citoyen congolais a le droit de se présenter à la magistrature suprême indépendamment de son lieu d’habitation.
Quant à la reconnaissance de la double nationalité aux Congolais détenant la citoyenneté étrangère, je confirmerai le caractère inaliénable, donc incessible, de la nationalité congolaise d’origine et ferai respecter les textes internationaux signés par notre pays surtout lorsque ceux-ci ont une valeur constitutionnelle. Si je suis élu, je mettrai en place une politique qui tiendrait compte de ce qui précède, parce que je veux que les Congolais de la diaspora se sentent pleinement concernés par les principaux problèmes qui se posent au pays, notamment celui de son développement.
Gaspard-Hubert Lonsi-Koko, espoir du Congo de demain proclament les médias en Europe. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
Je dirai que le destin d’un individu finit toujours par le rattraper, et qu’il est difficile d’y échapper.
Confirmez-vous l’imminence de votre retour au pays ?
Oui, je le confirme avec force et vigueur. Je m’installerai, de manière définitive, au Congo et j’y vivrai indépendamment des résultats du scrutin. D’ailleurs, sans l’assassinat de Floribert Chebeya, le directeur exécutif de La Voix des Sans Voix, j’aurai séjourné à Kinshasa dès mi-juin. Beaucoup de mes compatriotes m’ont demandé d’attendre l’issue de l’enquête, car il serait dommage que notre pays perde, à cause d’une « criminelle main téléguidée », l’un de ses enfants qui veulent lui redonner sa grandeur.
PROPOS RECUEILLIS PAR ROBERT KONGO, CORRESPONDANT EN FRANCE.
© Le Potentiel
Libellés :
floribert chebeya,
gaspard-hubert lonsi koko,
robert kongo
lundi 21 juin 2010
Appel à contribution aux obsèques de Floribert Chebeya
Floribert Chebeya Bahizire. Photo C.I.C
Il s’ agit du compte du Groupe Epiphanie n° 0688-891276-89 ;
IBAN BE45068889127689 ; BIC GKCCPEBB
Merci d’ y verser vos contributions avec mention ‘’Contribution aux obsèques de Floribert Chebeya Bahizire’’
Pour le Collectif des Associations congolaises des Droits de l’ Homme,
Paul Nsapu Mukulu
jeudi 17 juin 2010
Euro : crise monétaire ou crise structurelle de l'Union ?
A quelques jours du sommet du G20 de Toronto (Canada), la réflexion sur la nécessité d'une régulation financière ne fait quasiment plus débat parmi les dirigeants politiques mondiaux. Pour Gaspard-Hubert Lonsi Koko, c'est tout le système international qu'il va falloir réformer en stabilisant notamment les mouvements de capitaux pour mieux combattre la spéculation. Mais commençons par l'Europe, écrivent plusieurs députés socialistes et démocrates au Parlement européen, en mettant l'accent sur le besoin urgent d'une véritable gouvernance politique. Quant à l'euro, il redescend à une valeur normale, estime Béatrice Majnoni d'Intignano, et cette monnaie européenne s'internationalise peu à peu. En réalité, la zone euro souffre de quatre faiblesses, voire cinq, suggère André Grejbine, selon lequel la crise de l'euro révèle un malentendu fondateur de la construction monétaire européenne… C'est surtout un échec total, avance Gérard Lafay qui plaide en faveur d'un retour au franc et il explique comment…
© Le Monde
© Le Monde
mercredi 9 juin 2010
A propos de l'assassinat de Floribert Chebeya
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : « Je demande que les représentants de la diaspora fassent partie intégrante de la commission d’enquête. »
Samedi 12 juin, Union du Congo organise un rassemblement à Paris (Place Trocadéro sur l’esplanade des droits de l’homme) pour condamner l’assassinat de Floribert Chebeya, directeur exécutif de l’ONG la Voix des sans voix à Kinshasa, le 2 juin dernier. Un meurtre qui a suscité une émotion mondiale et des protestations vigoureuses. Rencontre avec Gaspard-Hubert Lonsi Koko, président d’Union du Congo et futur candidat à l’élection présidentielle en République Démocratique du Congo [lire la suite].
Photo : Gaspard-Hubert Lonsi Koko et José Maria Neves,
Premier ministre du Cap Vert
Samedi 12 juin, Union du Congo organise un rassemblement à Paris (Place Trocadéro sur l’esplanade des droits de l’homme) pour condamner l’assassinat de Floribert Chebeya, directeur exécutif de l’ONG la Voix des sans voix à Kinshasa, le 2 juin dernier. Un meurtre qui a suscité une émotion mondiale et des protestations vigoureuses. Rencontre avec Gaspard-Hubert Lonsi Koko, président d’Union du Congo et futur candidat à l’élection présidentielle en République Démocratique du Congo [lire la suite].
lundi 7 juin 2010
La République Démocratique du Congo Sans Voix !!!
Union du Congo organise un Rassemblement
pour la sensibilisation de la communauté internationale
pour la sensibilisation de la communauté internationale
contre les violations des droits de l'Homme et l'impunité
en République Démocratique du Congo
Samedi 12 juin 2010 de 15 h 00 à 18 h 30
Esplanade des droits de l'Homme
Place du Trocadéro à Paris 16ème (France)
M° Trocadéro
Pour plus de justice en République Démocratique du Congo, nous demandons :
- la participation de la communauté internationale dans la mise en place d'une commission d'enquête indépendante sur l'assassinat de Floribert Chebeya, président de la Voix des Sans Voix ;
- la participation des représentants de la diaspora congolaise dans cette commission d'enquête ;
- l'engagement de la communauté internationale dans la protection des défenseurs des droits de l'Homme et des journalistes ;
- les éclaircissements sur les massacres de la population (Bundu dia Kongo et tant d'autres), les assassinats non élucidés des journalistes (Frank Ngyke, Serge Maheshe, Didas Namujimbo, Bapwa Mwamba...), les arrestations arbitraires et les conditions de détention dans les prisons (notamment le sort des prisonniers politiques).
---
Avec la participation de : DEBOUT CONGOLAIS, COJESKI Europe, AVENIR DU CONGO-DEVOIR DE MEMOIRE DC, APARECO, AJPB, ABAKO, MLC, RDPC...Contacts :
E-mail : unionducongo@gmail.com - Tél. : 033 669 313 3 16
jeudi 3 juin 2010
Afrique : la décolonisation en question
Il recevra plusieurs intervenants, dont :
- Gaspard-Hubert Lonsi Koko (président d'Union du Congo),
- Papa Waly Danfakha (adjoint au Maire des Mureaux en charge de l'action sociale et des solidarités),
- Thérèse Tikishia Digbeu (Journaliste indépendante)...
COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20100603/017 relatif à l'assassinat de M. Floribert Chebeya
Union du Congo condamne fermement l'assassinat de M. Floribert Chebeya, président de la Voix des Sans Voix (VSV), dont le corps a été retrouvé le mercredi 2 mai dans sa voiture abandonnée dans une rue de Kinshasa. Cet acte inhumain est une atteinte grave aux principes démocratiques les plus élémentaires.
Union du Congo souhaite aussi que toute la lumière soit faite, quant à la disparition du chauffeur de feu président Chebeya.
Le Bureau d'Union du Congo s'associe donc aux demandes des organismes non gouvernementaux et à celles d'autres personnalités publiques, s'agissant de l'ouverture d'une enquête indépendante en vue de la clarification dans les meilleurs délais de ce meurtre et de la condamnation de leurs auteurs.
Le Bureau d'Union du Congo
Fait à Paris, le 3 juin 2010
Union du Congo souhaite aussi que toute la lumière soit faite, quant à la disparition du chauffeur de feu président Chebeya.
Le Bureau d'Union du Congo s'associe donc aux demandes des organismes non gouvernementaux et à celles d'autres personnalités publiques, s'agissant de l'ouverture d'une enquête indépendante en vue de la clarification dans les meilleurs délais de ce meurtre et de la condamnation de leurs auteurs.
Le Bureau d'Union du Congo
Fait à Paris, le 3 juin 2010
Libellés :
congo-kinshasa,
floribert chebeya,
rd congo,
voix des sans voix (vsv)
vendredi 30 avril 2010
Le sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de France et d’Afrique
Union du Congo salue positivement la tenue du sommet France-Afrique qui se tiendra à Nice, en France, du 24 au 31 mai 2010. Elle constate que ce forum des chefs d’État et de gouvernement de France et d’Afrique se déroulera dans un contexte historique fort particulier, relativement à la décolonisation des pays africains. En effet, cette année 2010, dix-sept États d’Afrique subsaharienne célèbrent le cinquantième anniversaire de leur indépendance nationale et de leur souveraineté internationale [pour lire la suite].jeudi 29 avril 2010
Le Congo d'avenir
Dans le cadre des élections de 2011 en République Démocratique du Congo, le Rassemblement pour le Développement et la Paix (RDPC) a publié ses 120 propositions sous le format abécédaire. Les nombreuses réactions – sous forme d'amendements, de suggestions et conseils – les ont enrichies davantage.
Maintenant, dans une deuxième phase, le RDPC vient de transformer ses 120 propositions en une ossature programmatique intitulée Le Congo d'avenir. Bien entendu, les commissions chargées de l'élaboration du projet final poursuivent leurs travaux [lire la suite].
Maintenant, dans une deuxième phase, le RDPC vient de transformer ses 120 propositions en une ossature programmatique intitulée Le Congo d'avenir. Bien entendu, les commissions chargées de l'élaboration du projet final poursuivent leurs travaux [lire la suite].
vendredi 23 avril 2010
L'espoir du Congo de demain
A l'occasion du 5ème anniversaire de l'émission, Robert Kongo vous propose, tout le mois d'avril, une rediffusion de ses plus belles rencontres placées sous le signe de la liberté, l'égalité, la paix, la justice, l'espoir, le progrès et le partage.
Du 26 au 30 avril : Gaspard-Hubert Lonsi Koko, l'espoir du Congo de demain
Diffusion : Lundi 18h10, mercredi 12h30 et vendredi 7h30
© Radio Vexin Val-de-Seine
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dimanche 18 avril 2010
À propos de la reconnaissance de la double nationalité aux Congolais d’origine
Afrique Rédaction : Dans l'éventualité de la révision constitutionnelle en République Démocratique du Congo, la problématique de la double nationalité sera certainement soulevée. Qu'en pensez-vous ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : Rappelons que, en République Démocratique du Congo, la nationalité est régie par l’article 10 qui stipule :
« La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre.
» La nationalité congolaise est soit d’origine, soit d’acquisition individuelle.
» Est Congolais d’origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République Démocratique du Congo) à l’indépendance.
» Une loi organique détermine les conditions de reconnaissance, d’acquisition, de perte et de recouvrement de la nationalité congolaise. »
Afrique Rédaction : Nous aimerions en effet connaître votre point de vue sur ces trois alinéas de l'article 10.
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : Je m'en doute bien. Disons qu'on peut d’emblée faire trois constats. Primo, l’alinéa 1er de cet article préconise l’unicité et l’exclusivité de la nationalité congolaise. Secundo, l’alinéa 3 définit clairement le Congolais d’origine. Tertio, une loi organique détermine, entre autres, les conditions de perte et de recouvrement de la nationalité congolaise.
D’aucuns savent que la nationalité, c’est l’appartenance juridique et politique d’une personne à la population d’un État. Effectivement, en droit international, chaque pays délivre sa propre nationalité, mais ne peut contester la nationalité octroyée par un autre pays.
On peut donc détenir plusieurs nationalités, et plusieurs passeports.
D’ailleurs, à travers sa Constitution, la République Démocratique du Congo tient à juste titre à son attachement aux droits humains et aux libertés fondamentales tels que proclamés par les instruments juridiques internationaux auxquels elle a adhéré. C’est ainsi que l’article 45-5 reconnaît aux « pouvoirs publics le devoir d’assurer la diffusion et l’enseignement de la Constitution, de la Déclaration universelle des droits de l’homme, de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, ainsi que de toutes les conventions régionales et internationales relatives aux droits de l’homme et au droit international humanitaire dûment ratifiées ». Or, personne n’ignore que
le droit à la nationalité est inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (art. 15) ainsi que dans la déclaration universelle des droits de l’enfant (art 3).
Afrique Rédaction : Est-ce que les traités internationaux ratifiés par un pays ont-ils une valeur constitutionnelle ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : Dès lors que le législateur congolais a réaffirmé dans l'article 45-5 son adhésion et son attachement à la Déclaration universelle des droits de l’homme, à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, aux Conventions des Nations Unies sur les droits de l’enfant et sur les droits de la femme, les dispositifs constitutionnels ayant trait au choix entre la nationalité congolaise d’origine et la citoyenneté étrangère détenue par ses nationaux doivent être conformes à ces textes internationaux. Rappelons que l’article 15 la Déclaration universelle des droits de l’homme stipule : « Tout individu a droit à une nationalité. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité ». Quant aux enfants nés des parents congolais dans un pays régi par le droit du sol, ou dont l’un des parents n’est pas Congolais, l’article 3 de la déclaration universelle des droits de l’enfant est sans aucune ambiguïté : à savoir « dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale ».
Par ailleurs, l’alinéa 4 de l’article 10 stipule qu’« une loi organique détermine les conditions de reconnaissance, d’acquisition, de perte et de recouvrement de la nationalité congolaise ». Or, nul n’ignore le caractère non rétroactif d’une loi. De ce fait, cette loi organique ne peut pas s’appliquer aux Congolais d’origine détenant une citoyenneté étrangère avant sa promulgation.
Enfin, dès lors que des Congolais d’origine détenant la double nationalité se sont fait élire au parlement et sont naturellement intégrés dans la haute fonction publique, il serait injuste de refuser cette prérogative à d’autres personnes qui se trouvent dans la même situation. De plus, selon un principe juridique, les faits précèdent la loi.
Afrique Rédaction rédaction : Et alors ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : Compte tenu des éléments et des textes évoqués ci-dessus, on peut aisément conclure que l’unicité et l'exclusivité de la nationalité congolaise donne le droit à la République Démocratique du Congo de ne pas reconnaître, conformément à l’article 10-1, la citoyenneté étrangère détenue par ses nationaux. En revanche, au regard du droit international, ce dispositif constitutionnel ne peut en aucun cas priver quelqu’un de sa nationalité congolaise d’origine, ni l’obliger à renier sa citoyenneté étrangère. De ce fait, l’alinéa 1er de l’article 10 doit être révisé afin de permettre la double nationalité aux Congolais d’origine.
(*) Gaspard-Hubert Lonsi Koko est président d'Union du Congo (UDC) et porte-parole du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC).
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jeudi 15 avril 2010
Financement de la campagne du RDPC
Les élections présidentielle et législatives se dérouleront en 2011 en République Démocratique du Congo. À cet effet, dans le cadre du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC), nous avons publié nos 120 propositions (voir ce lien) qui s'articulent autour des 4 thèmes : la croissance économique, l'évolution sociale, l'innovation politique et la Paix. Notre souhait, c'est de faire émerger une politique ambitieuse dont les acquis seront la Liberté, l’Égalité, la Sécurité et la Prospérité.
Comme vous le savez, il nous faut des moyens financiers pour entreprendre les démarches appropriées et asseoir le RDPC, dans un premier temps, dans toutes les grandes villes du Congo. Voilà pourquoi nous venons de créer une association dénommée ARDPC (Les Amis du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo) afin de récolter des fonds pour le financement de cette campagne.
Nous espérons donc pouvoir compter sur votre aide financière, à votre convenance, moyennant un chèque établi à l'ordre de l'ARDPC. Un reçu vous sera délivré en bonne et due forme.
Le Bureau de l'ARDPC est composé de :
Président : K. Paulusi
Secrétaire Général : F. Nzitanu
Trésorier : A. Mukoko
Adresse postale :
ARDPC
C/O F. Nzitanu
3, rue Émile Bertin
75018 Paris
France
E-mail : amisrdpc.rdc@gmail.com
Comme vous le savez, il nous faut des moyens financiers pour entreprendre les démarches appropriées et asseoir le RDPC, dans un premier temps, dans toutes les grandes villes du Congo. Voilà pourquoi nous venons de créer une association dénommée ARDPC (Les Amis du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo) afin de récolter des fonds pour le financement de cette campagne.
Nous espérons donc pouvoir compter sur votre aide financière, à votre convenance, moyennant un chèque établi à l'ordre de l'ARDPC. Un reçu vous sera délivré en bonne et due forme.
Le Bureau de l'ARDPC est composé de :
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Secrétaire Général : F. Nzitanu
Trésorier : A. Mukoko
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Préfecture de Police de Paris, Identification R.N.A. : W751204263 – Journal Officiel du 10 avril 2010, N° de parution : 20100015, N° d'annonce 851
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mardi 13 avril 2010
L'insécurité dans la province de l'Équateur
Selon, M. Lambert Mende Omalanga, les auteurs de l’attaque-surprise de la ville de Mbandaka, chef-lieu de la province de l'Équateur, font partie du groupe dénommé « Armée Nzobo ya Lombo » (bandits du village). Ainsi le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement a-t-il reconnu les dysfonctionnements non seulement dans le système des renseignements, mais aussi dans le dispositif sécuritaire.
Comment des insurgés, des simples pêcheurs devenus assaillants selon M. Mende Omalanga, ont-ils pu s'emparer d'une ville comme Mbandaka et se rendre, dans la foulée, maîtres de l'aéroport sans aucune résistance des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ? Avec qui ont-ils troqué leurs cannes à pêche contre des armes lourdes ? [lire la suite]
Comment des insurgés, des simples pêcheurs devenus assaillants selon M. Mende Omalanga, ont-ils pu s'emparer d'une ville comme Mbandaka et se rendre, dans la foulée, maîtres de l'aéroport sans aucune résistance des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ? Avec qui ont-ils troqué leurs cannes à pêche contre des armes lourdes ? [lire la suite]
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lundi 12 avril 2010
Quel système politique pour la République Démocratique du Congo ?
Afrique Rédaction : Que pensez-vous du paysage politique en République Démocratique du Congo ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : En République Démocratique du Congo, le courant libéral est représenté par le Mouvement pour la Libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba et l’Union pour la Reconstruction du Congo (UREC) d’Oscar Kashala. En principe, une coalition politique sérieuse se fait autour d’un projet politique. Or, au second tour de l’élection présidentielle de 2006, l’UREC n’a pas jugé utile de rejoindre l’Union pour la Nation (UN), la coalition ayant soutenu le MLC face à l’Alliance pour la Majorité Présidentielle (AMP) acquise à la cause du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) de Joseph Kabila.
Afrique Rédaction : Faut-il alors conclure que l’AMP se situe à gauche de l’échiquier politique congolais ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : On ne peut pas raisonner a contrario, car les intentions réelles des uns et des autres ne sont pas forcément sincères. En tout cas, on retrouve des prémices du socialisme dans l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) d’Étienne Tshisekedi. Rappelons que l’UDPS est membre de l’Internationale Socialiste. Le PPRD de Joseph Kabila essaie d’épouser par positionnement politicien l’idéologie socialiste mais, dans la pratique, on constate que ce parti politique n’a aucune idéologique bien définie. L’exercice du pouvoir a montré que le PPRD se situe plus dans le camp libéral que dans le giron socialiste. Je ne suis pas du tout surpris par la position adoptée par l’UREC, au second tour de l’élection présidentielle de 2006, ayant consisté à s’abstenir entre le MLC et le PPRD.
Si, par allusion à la gauche, vous sous-entendez que les partis politiques qui constituent l’AMP sont d’obédience progressiste, je rappelle que les systèmes politiques en cours dans des pays démocratiquement structurés ne s’articuleront pas obligatoirement de la même façon que dans un pays comme la République Démocratique du Congo. Il faut donc beaucoup de lucidité pour faire émerger un système politique viable et adapté aux réalités congolaises. Vouloir à tout prix reproduire dans notre pays les modèles étrangers, particulièrement le recours au libéralisme tel que pratiqué ailleurs, c’est sombrer dans l’aventurisme et dans la caricature.
Afrique Rédaction : Pourtant, il y en a qui préconise un projet libéral et progressiste pour le développement et la reconstruction de la République Démocratique du Congo ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : Avec ce genre de formule, on s’expose à l’oxymore politique. On sait d’emblée que l’alliage entre le libéralisme et le progressisme a toujours abouti à l’impasse. On est soit libéral, donc capitaliste, soit progressiste, c’est-à-dire socialiste ou communiste. Mais pas l’un et l’autre à la fois. Il est très difficile de bâtir quelque chose de concret dans l’antinomie. De plus, mettre bout à bout, à savoir par concaténation, les idéologies contraires donne toujours des résultats superfétatoires.
Le libéralisme a peut-être des atouts, encore faut-il que les conditions locales s’y prêtent, mais leurs conséquences sont connues d’avance : le profit à tout prix au détriment du social au point de générer un monde à deux vitesses ; l’inégalité des chances entre les citoyens au détriment de la tolérance, de la solidarité et du droit à la différence ; l’asservissement des pauvres par les riches avec tout ce que cela génère comme insécurité et injustice ; la non-émergence d’une classe moyenne et la non-primauté de la personne humaine à cause du non-respect des Droits de l’Homme ; les manipulations systématiques de la Constitution, la pensée unique en guise d’estocade à la liberté de pensée et d’expression ; le non-respect du droit des travailleurs au prétexte d’une croissance économique dont les bénéfices ne profiteront qu’à une infime minorité de la population, une politique à deux vitesses sur les plans de la santé et de l’éducation...
Dans la même optique, force est de constater que le communisme a totalement échoué dans le monde entier, y compris en Chine où le libéralisme économique s’est installé. Le libéralisme sauvage n’est pas plus apte, au contraire, à faire face à la situation présente. L’exemple de la Russie, dans ce domaine, est édifiant. Ayons aussi à l’esprit la récente crise économique qui a été jugulée, aussi bien en Europe qu’aux États Unis, grâce à l’intervention de l’État. Le risque existe donc que se développe en République Démocratique du Congo une société dont l’exemple de libéralisme sauvage à la russe illustre ce qui se produit lorsque l’État ne joue plus son rôle. L’exemple russe est caractéristique du développement mafieux dans un système économique intégralement libéral, dont l’activité sauvage aboutit à des excès inimaginables.
Afrique Rédaction : D’après vos arguments, seule l’idéologie socialiste permettrait à la République Démocratique du Congo d’affronter sereinement les enjeux en cours ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : S’agissant de mes opinions politiques, car vous faites subrepticement allusion à mes fréquentations socialistes, je tiens à rappeler que je suis un jauressien : c’est-à-dire un réformiste. Personnellement, je me reconnais dans la mouvance social-démocrate.
Pour répondre à votre question, l’UDPS, qui se réclame du socialisme, n’a jamais pris le pouvoir dans notre pays : d’où la difficulté de tirer des conclusions pouvant éclairer l’avenir. Quant à la gestion du Congo par le PPRD, un autre parti qui essaie de se revendiquer du socialisme, elle me fait penser à celle qui est en cours en Chine. En effet, le régime chinois étant d’obédience communiste, la politique gouvernementale, dans ce pays, épouse complètement le libéralisme à outrance.
Étant de ceux qui pensent que le devoir politique le plus élémentaire est de combattre, je partage les avis selon lesquels les différents modèles de libéralisme sauvage existant au monde sont des contre-références pour le développement social. Il est à noter que la liberté totale d’entreprendre sans garde-fous, dans une population congolaise sans expérience démocratique accomplie, a conduit à la domination des mafias, à la déchéance de l’État, au blocage de la société, à la misère de la majorité de la population. Préconiser le libéralisme dans pareilles circonstances, c’est vouloir carrément et simplement anéantir l’État dont le rôle consiste à garantir l’égalité des chances pour tous et à protéger les plus faibles contre la domination des plus forts.
Afrique Rédaction : Mais que préconisez-vous, comme système politique, entre libéralisme et socialisme, voire communisme ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : On voit très bien, au fil de notre entretien, que seule la voie social-démocrate pourrait permettre de maîtriser les problèmes politiques qui se poseraient. Encore faut-il savoir faire la distinction entre les social-démocraties allemande et française, tout en ayant à l’esprit les éventuelles difficultés dans leur déclinaison dans un pays comme la République Démocratique du Congo. C’est pourquoi la responsabilité qu’auront les socialistes, à l’échelle planétaire, sera énorme. Le grand problème qui se posera sera la capacité d’adaptation des populations mondiales, particulièrement des populations paysannes qui restent la majorité.
Le recours au libéralisme dans un pays comme la République Démocratique du Congo, où prédomine l’inexistence de l’État, hypothéquera la réussite et empêchera les lendemains de chanter. Il faut carrément rejeter ce modèle qui est aux antipodes d’un avenir meilleur pour la majorité des Congolais. Il ne reste donc plus qu’à chercher des voies nouvelles en vue d’un modèle politique qui, sous l’impulsion des hommes et des femmes très soucieux du bien-être de leurs compatriotes, pourra contrôler le capitalisme et l’empêcher de dégénérer. Tel est le chantier du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC).
Le défi d’aujourd’hui, c’est de réformer profondément la société congolaise afin d’en supprimer les tares, de développer le confort des ménages, de transformer le régime de la propriété, de créer des emplois, de promouvoir le phénomène de la redistribution des richesses dans l’espoir de distribuer une forte proportion du PIB sous forme de prestations sociales, pensions et allocations, de faire enfin émerger un État providence. C’est politiquement possible.
Le RDPC est donc favorable à un modèle humaniste en vue de la croissance économique, de l’évolution sociale, de l’innovation politique et de la paix. Notre ambition, c’est de faire émerger une politique ambitieuse dont les acquis seront la Liberté, l’Égalité, la Sécurité et la Prospérité. Nous avons vocation non seulement à faire évoluer les mentalités en toute liberté absolue des consciences, mais surtout à faire entrer la République Démocratique du Congo dans le cercle des grands pays du troisième millénaire.
© Afrique Rédaction
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(*) http://unionducongo-rdc.org – E-mail : unionducongo@gmail.com
(**) http://rdpc-rdcongo.blogspot.com – E-mail : rdpc.rdc@gmail.com
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jeudi 8 avril 2010
L’avenir de la République Démocratique du Congo, d’après Gaspard-Hubert Lonsi Koko (*)

Afrique Rédaction : En tant que futur candidat à la prochaine élection présidentielle en République Démocratique du Congo, pourriez-vous présenter à nos lecteurs la situation actuelle de ce riche et beau pays ?
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : Il est évident que la République Démocratique du Congo, notre riche et beau pays, est un géant au cœur de l’Afrique. C’est une puissance économique incontournable aussi bien dans la sous-région qu’à l’échelle continentale, même mondiale.
D’une part, sa population la place entre le 18ème et 20ème rang mondial. Au sein de cette population figure les Congolais de l’étranger, composés en majorité de personnes âgées de moins de 30 ans. Précisons que nos compatriotes de la diaspora, dont le nombre s’élèverait entre 5 et 10 millions, représentent, sur le plan économique, un grand marché domestique. En outre, notre pays est le 12ème État au monde en terme de superficie, avec 2 345 409 km2, soit quatre à cinq fois la France et plus de quatre-vingt fois la Belgique !
D’autre part, l’ensemble du territoire congolais dispose d’innombrables atouts naturels, tels que les matières premières qu’on ne cite plus, au point d’inciter certains experts à utiliser l’expression d’« anomalie géologique ». Son fleuve majestueux, que le gouvernement d’Union du Congo rendra navigable tout au long de sa trajectoire équivalant à 4 700 km si je suis élu président de la République en 2011, deviendra une vraie autoroute fluviale. Quant à son débit, le second du monde après le fleuve Amazone, il dote notre pays de potentialité immense dans le domaine d’hydroélectricité que notre gouvernement exploitera pleinement de la même façon que ses nombreux affluents. Au-delà de la dotation naturelle exceptionnelle, la position géostratégique de notre pays lui vaudra, grâce à l’effort du gouvernement d’Union du Congo, le titre du « poumon économique du continent ». Notre objectif, c’est de faire du Congo le « centre d’impulsion de l’économie sous-régionale et continentale ». En d’autres termes, nous agirons pour que notre pays redevienne la clé de la stabilité, dans tous les termes de l’acception, du continent africain.
Mais à l’heure actuelle, en dépit de ses potentiels énormes, la République Démocratique du Congo reste un géant aux pieds d’argile, une puissance virtuelle qui ne cesse de se chercher et qui, visiblement, peine à décoller. Bref, une puissance très malade à cause de l’incapacité de ses dirigeants et de son élite. En effet, les causes de cette défaillance sont connues du commun des mortels. Mais ayons l’intelligence de reléguer au passé cette période sombre et stérile, pour mieux assumer notre avenir, donc notre destin commun. Le processus de normalisation et les prémices de l’État de droit aidant, il est temps que chacun s’associe aux forces du progrès que nous représentons en vue de l’édification du Congo du troisième millénaire.
Voilà pourquoi nous proposons au peuple congolais, en tant que Souverain, quelques mesures qui, nous semble-t-il, si elles sont appliquées à bon escient, placeront notre pays dans le concert de grandes puissances de ce monde [lire la suite].
RDC : "La construction d'un Etat démocratique sur le point d'échouer"
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Cinq questions à Gaspard-Hubert Lonsi Koko, Président d’Union du Congo
1. Pourquoi les efforts fournis en matière de réforme du secteur de la sécurité n’aboutissent pas à la paix en RD Congo ?
Si la paix tarde à se matérialiser, c’est parce que la sécurité de la RD Congo est conditionnée non seulement par celle de ses voisins, mais aussi par celle des pays de l’Afrique centrale, australe et orientale. Par sa situation géographique, notre pays est de facto le cœur de la géopolitique du continent. Nous devons donc garantir la stabilité de notre territoire national et développer une diplomatie efficace, car la paix et la sécurité régionales ne pourraient être sauvegardées que grâce à l’implication de différents acteurs régionaux, voire continentaux. Sachons que l’existence des bases communes aux populations africaines est l’un des éléments fondamental pour la mise en place d’un système confédéral de protection [lire la suite].
Si la paix tarde à se matérialiser, c’est parce que la sécurité de la RD Congo est conditionnée non seulement par celle de ses voisins, mais aussi par celle des pays de l’Afrique centrale, australe et orientale. Par sa situation géographique, notre pays est de facto le cœur de la géopolitique du continent. Nous devons donc garantir la stabilité de notre territoire national et développer une diplomatie efficace, car la paix et la sécurité régionales ne pourraient être sauvegardées que grâce à l’implication de différents acteurs régionaux, voire continentaux. Sachons que l’existence des bases communes aux populations africaines est l’un des éléments fondamental pour la mise en place d’un système confédéral de protection [lire la suite].
120 propositions pour la RD Congo
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RDC : Naissance du RDPC
Une nouvelle plate-forme associative a été lancée à Paris le 21 janvier 2010. Les structures congolaises Union du Congo, Débout Congolais et la section Europe du Collectif des Organisations et des Associations des Jeunes solidaires du Congo-Kinshasa (COJESKI-RDC) ont décidé de créer le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) [lire la suite].
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