jeudi 8 avril 2010

L’avenir de la République Démocratique du Congo, d’après Gaspard-Hubert Lonsi Koko (*)


Afrique Rédaction : En tant que futur candidat à la prochaine élection présidentielle en République Démocratique du Congo, pourriez-vous présenter à nos lecteurs la situation actuelle de ce riche et beau pays ?

Gaspard-Hubert Lonsi Koko : Il est évident que la République Démocratique du Congo, notre riche et beau pays, est un géant au cœur de l’Afrique. C’est une puissance économique incontournable aussi bien dans la sous-région qu’à l’échelle continentale, même mondiale.

D’une part, sa population la place entre le 18ème et 20ème rang mondial. Au sein de cette population figure les Congolais de l’étranger, composés en majorité de personnes âgées de moins de 30 ans. Précisons que nos compatriotes de la diaspora, dont le nombre s’élèverait entre 5 et 10 millions, représentent, sur le plan économique, un grand marché domestique. En outre, notre pays est le 12ème État au monde en terme de superficie, avec 2 345 409 km2, soit quatre à cinq fois la France et plus de quatre-vingt fois la Belgique !

D’autre part, l’ensemble du territoire congolais dispose d’innombrables atouts naturels, tels que les matières premières qu’on ne cite plus, au point d’inciter certains experts à utiliser l’expression d’« anomalie géologique ». Son fleuve majestueux, que le gouvernement d’Union du Congo rendra navigable tout au long de sa trajectoire équivalant à 4 700 km si je suis élu président de la République en 2011, deviendra une vraie autoroute fluviale. Quant à son débit, le second du monde après le fleuve Amazone, il dote notre pays de potentialité immense dans le domaine d’hydroélectricité que notre gouvernement exploitera pleinement de la même façon que ses nombreux affluents. Au-delà de la dotation naturelle exceptionnelle, la position géostratégique de notre pays lui vaudra, grâce à l’effort du gouvernement d’Union du Congo, le titre du « poumon économique du continent ». Notre objectif, c’est de faire du Congo le « centre d’impulsion de l’économie sous-régionale et continentale ». En d’autres termes, nous agirons pour que notre pays redevienne la clé de la stabilité, dans tous les termes de l’acception, du continent africain.

Mais à l’heure actuelle, en dépit de ses potentiels énormes, la République Démocratique du Congo reste un géant aux pieds d’argile, une puissance virtuelle qui ne cesse de se chercher et qui, visiblement, peine à décoller. Bref, une puissance très malade à cause de l’incapacité de ses dirigeants et de son élite. En effet, les causes de cette défaillance sont connues du commun des mortels. Mais ayons l’intelligence de reléguer au passé cette période sombre et stérile, pour mieux assumer notre avenir, donc notre destin commun. Le processus de normalisation et les prémices de l’État de droit aidant, il est temps que chacun s’associe aux forces du progrès que nous représentons en vue de l’édification du Congo du troisième millénaire.

Voilà pourquoi nous proposons au peuple congolais, en tant que Souverain, quelques mesures qui, nous semble-t-il, si elles sont appliquées à bon escient, placeront notre pays dans le concert de grandes puissances de ce monde [lire la suite].