mardi 23 avril 2013

Une délégation de la diaspora congolaise favorable au dialogue reçue au parlement belge

Dans un communiqué de presse publié jeudi 18 avril à Bruxelles, on apprend qu’une  délégation de la « Diaspora Congolaise Favorable au Dialogue » (DCFD) a été reçue au parlement belge par François-Xavier de Donnea, ancien ministre et président de la commission des affaires étrangères de la chambre des représentants. Une question a été au centre de leur entretien, celle du dialogue national initié par le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, comme voie idéale de sortie de crise dans l’Est de la RDC.

MM. François-Xavier de Donnea et Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Jeudi 18 avril 2013 à Bruxelles, l’ancien ministre belge et président de la commission  des affaires étrangères de la chambre des représentants, François-Xavier de Donnea, s’est entretenu avec une délégation de la « Diaspora Congolaise Favorable au Dialogue » (DCFD), Gaspard-Hubert Lonsi Koko, délégué et porte-parole, et Ferdinand Lufete, membre du Bureau de la coordination.
Pendant plus d’une heure, ils ont abordé le point relatif au dialogue inter-congolais visant à renforcer la « cohésion nationale », selon le vœu de Joseph Kabila, face aux différentes rebellions qui sévissent dans l’Est de la RDC soutenues par le Rwanda et l’Ouganda.
D’après  le communiqué, « la Belgique porte, au sein de l’Union européenne, la responsabilité des dossiers relatifs à la République Démocratique du Congo. » A cet effet, le groupe la « Diaspora Congolaise Favorable au Dialogue » (DCFD)  a choisi de s’adresser en premier lieu aux institutions belges avant de poursuivre ce processus en France, où les rencontres sont déjà prévues, et dans d’autres pays d’Europe, comme la Grande-Bretagne et la Suisse, ainsi qu’aux Etats-Unis.
Dans ce communiqué, le groupe la « Diaspora Congolaise Favorable au Dialogue » (DCFD)  justifie son choix d’évoquer le dialogue national en dehors des frontières nationales. 
« Nous sommes des Congolais vivant à l’extérieur du territoire national. Nous estimons que nos réseaux internationaux peuvent être un apport considérable dans l’accompagnement  et la réussite du dialogue inter-congolais souhaité par le président Joseph Kabila. Il n’est nullement question de souhaiter l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la RDC, mais de faire appel à la communauté internationale, en tant qu’observatrice, pour éviter toute contestation interne des travaux de ces assises. Le gouvernement congolais  a d’ailleurs agi de la sorte, à travers les différentes négociations avec les pays de la CIRGL et les Nations Unies en vue de la stabilisation de la région du Kivu. »

« NOUVELLES PROPOSITIONS POUR UN CONGO NOUVEAU »

MM. François-Xavier de Donnea et Ferdinand Lufete
Le groupe la « Diaspora Congolaise Favorable au Dialogue » (DCFD), qui revendique – avec force et vigueur – sa participation aux assises du dialogue national, a déjà déposé au bureau du président de l’Assemblée nationale congolaise, Aubin Minaku, un cahier des charges. Il ose espérer que la pertinence de ses propositions attirera  l’attention des organisateurs de ce forum.
Ces suggestions s’articulent autour du thème suivant : « le rassemblement du peuple congolais face aux enjeux internes et externes en cours et à la réussite du Congo d’avenir », dit le communiqué.
« Nouvelles propositions pour un Congo Nouveau », Le groupe la « Diaspora Congolaise Favorable au Dialogue » (DCFD)  opte  pour une  « nouvelle démarche » qui rendrait « crédible, efficace et viable les institutions de l’Etat. »
Cette démarche, qui est sans « complaisance », privilégie « l’intérêt général » et prend en compte « les leçons des expériences, des échecs du passé et de quelques avancées », souligne-t-on dans ce communiqué.
Si la majeure partie du temps a été consacrée à l’organisation du dialogue national, la situation actuelle de la RDC dans sa globalité a également figuré au centre de cet entretien.
« Cet échange très productif nous a permis aussi de faire le diagnostic politique de l’état dans lequel se trouve  la RDC. Nous avons évoqué d’éventuelles solutions relatives à la paix et à la sécurité, à la réforme des institutions étatiques, à l’épanouissement social  et au développement économique, à la problématique  de la nationalité congolaise d’origine et d’attribution, aux droits de vote et d’éligibilité des Congolais de l’étranger, à l’harmonisation  des relations entre les pays des Grands lacs… », peut-on lire aussi dans ce communiqué.
Pour conclure, le  groupe de travail piloté par Gaspard-Hubert Lonsi Koko   estime que ses « nouvelles propositions », incluses dans une « nouvelle démarche », ont le mérite de « redonner de l’espoir au peuple congolais ».

ROBERT KONGO

Correspondant en France

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