mardi 5 mars 2013

Dialogue national : la diaspora congolaise revendique sa participation

Les Congolais de la diaspora réunis au sein du groupe « La diaspora congolaise favorable au dialogue » (DCFD) revendique sa participation, comme « composante à part entière », au dialogue national initié par le chef de l’Etat.

Dans un communiqué de presse publié à Paris le 2 mars, les Congolais de la diaspora, réunis au sein du groupe « La diaspora congolaise favorable au dialogue », ont planché sur la tenue du dialogue national visant à renforcer la cohésion nationale face à la guerre d’agression imposée à la République démocratique du Congo par le Rwanda et l’Ouganda et au danger de sa balkanisation.

« Pour mieux faire face à la crise des institutions et à l’agression auxquelles la République démocratique du Congo est confrontée, seul un Dialogue inter congolais, sous forme de forum ou d’assemblée, apportera des solutions aux problèmes qui se posent au Congo », lit-on dans le communiqué.

Conscients des enjeux de l’organisation de telles assises, le groupe « la diaspora congolaise favorable au dialogue » composé de  Gaspard-Hubert Lonsi Koko, Ferdinand Lufete, Emmanuel Mutombo (France), Rémy Luvumbu, Augustin Mukamba (Suisse), Herman Nzeza Malungidi, Dieudonné Pengo et Omer Kanyinda (Angleterre)  revendique, avec force et vigueur, sa participation au dialogue national, comme « composante à part entière », en vue d’« apporter la contribution des Congolais de la diaspora à la situation socio-économico-politique et sécuritaire que traverse la République démocratique du Congo ».

Compte tenu de l’état du délabrement des institutions en République démocratique du Congo, Gaspard-Hubert Lonsi Koko et son comité envisagent la réconciliation nationale, du point de vue politique, comme « un moyen par excellence de la reconstitution  de la souveraineté de l’Etat », «  une solution matricielle de la concorde nationale ».

SOUHAITS 

A cet effet, le groupe « la diaspora congolaise favorable au dialogue »  manifeste trois souhaits. Dès l’abord, « non seulement que le dialogue national se tienne en République démocratique du Congo, mais que sa médiation soit surtout assurée par des Congolais et placée sous l’observation de la communauté internationale. » Ensuite, « l’organisation de ces assises nationales doit être  financée par l’Etat congolais. » Enfin, « avoir des éclaircissements sur les conditions d’accueil des participants, de leur sécurité, et des garanties politiques à leur égard ».

Il entend présenter ses propositions, qui se déclinent autour des « valeurs républicaines et humanistes », dans le cadre d’un dialogue qu’il souhaite « inclusif et républicain », et dont l’objectif  devra être de  « rassembler le peuple congolais et de réussir le Congo d’avenir ».

Pour Gaspard-Hubert Lonsi Koko et son comité, il ne doit pas s’agir d’« un partage systématique des portefeuilles ministériels et autres fonctions dans les institutions de la République ou l’arbitrage  entre des factions rivales en vue d’une éventuelle légitimité. Mais plutôt d’un forum où l’on viendra faire des propositions d’avant garde pour maîtriser les causes ayant contribué à l’affaiblissement de l’Etat, à la fracture sociale, à l’incohésion nationale et au risque de balkanisation du pays ».

Pour conclure son communiqué, le groupe « la diaspora congolaise favorable au dialogue » souhaite vivement « parvenir à un consensus qui puisse permettre, au-delà des divergences, une réelle réconciliation nationale ».


Les Congolais de la diaspora réunis au sein du groupe « DCFD » (Photo Robert Kongo)

© Le Potentiel