samedi 25 mai 2013

L'Afrique du troisième millénaire

A l’occasion du cinquantième anniversaire de l’unité africaine, les dirigeants africains ont célèbre ce samedi 25 mai à Addis-Abeba les efforts vers l’unité du continent et formulé l’espoir que l’envol économique de l’Afrique permette enfin de réaliser les rêves nés de la décolonisation et de l’indépendance. « Les pères fondateurs [de l’unité africaine, ndrl] s’étaient donné rendez-vous pour constituer l’Organisation de l’unité africaine (OUA), à l’aube des indépendances il y a cinquante ans, et il est opportun que nous nous retrouvions aujourd’hui au moment où l’Afrique se redresse », a déclaré lors de la cérémonie d’ouverture l’hôte du sommet, le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, en présence de nombreuses personnalités du monde entier : la présidente du Brésil Dilma Rousseff, le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon.

Les partenariats extérieurs

Dans ce monde où chaque entité politico-économique défend avant tout, et à juste titre, ses propres intérêts, l’Afrique doit commencer par compter sur elle-même. Les partenariats extérieurs ne doivent être que secondaires. On constate aisément sur le plan local, en aucun cas, un village ne s’intéresse véritablement au développement de son voisin. S’il lui arrive d’agir de la sorte, ce n’est pas tant par philanthropie mais parce qu’il est en train de subir les conséquences des problèmes extérieurs. Comment un pays appartenant à un autre continent peut-il alors s’impliquer sans arrière-pensée, dans pareil contexte, dans le développement d’un continent autre que le sien. Pour qu’un tel partenariat ne souffre d’aucune suspicion, un véritable lien doit exister entre les protagonistes. D’où la chance des pays comme la France et l’Angleterre qui ont des enfants venus d’horizons divers, entre autres du continent africain. On peut dire a contrario, du moins par complémentarité, que le moment est venu pour l’Afrique de tirer enfin profit des fruits de ses cerveaux ayant migré, à un moment donné, de gré ou de force, ou alors, pour ceux qui sont nés et ont grandi ailleurs, malgré eux [lire la suite].

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

Source : Œil d'Afrique