lundi 14 janvier 2013

COHESION NATIONALE

Le RDPC invite tous les partis politiques à taire leurs divergences et à œuvrer pour l'unité nationale



Dans un communiqué de presse publié vendredi 11 janvier à Paris, le Rassemblement pour le Développement  et la Paix au Congo (RDPC) « se réjouit » que « l’UDPS, le MLC et l’UNC reconnaissent que seul un dialogue inclusif républicain permettra un nouvel élan démocratique et un décollage sur le plan économique ».
« Mercredi 9 janvier 2013 à Kinshasa, la ministre suédoise de la Coopération au Développement, Gunilla Carlsson, s’est entretenue avec les leaders des principaux partis de l’opposition, Albert Moleka de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Jean-Lucien Busa du Mouvement de Libération du Congo (MLC) et Vital Kamerhe de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) sur la guerre dans l’Est de la République Démocratique du Congo et la crise de légitimité  politique due aux élections du 28 novembre 2011 », écrit  le porte-parole du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC), Gaspard-Hubert Lonsi Koko, en guise de préambule.
« Les trois cadres des principaux partis politiques de l’opposition, tout en espérant voir la communauté internationale exercer des pressions nécessaires sur les acteurs impliqués dans la guerre du Kivu, se félicitent de l’appel à la cohésion nationale lancé par Joseph Kabila lors de ses vœux à la Nation », note-il.
Et de poursuivre : « Néanmoins, ils ne se sentent pas concernés par les pourparlers de Kampala ».
Le RDPC « se réjouit » en substance que « l’UDPS, le MLC et l’UNC acceptent enfin de trouver des voies et moyens susceptibles de mettre fin à la crise de légitimité et à la guerre qui sévit dans la partie orientale, lesquelles se traduisent par l’absence de la cohésion nationale. Ainsi reconnaissent-ils que seul un dialogue inclusif républicain permettra un nouvel élan démocratique et un décollage sur le plan économique ».
Regrettant l’agitation politique de ces dernières années, le porte-parole du RDPC déclare que  « la crise politique aurait été évitée si l’UDPS, le MLC et l’UNC s’étaient vigoureusement opposé au projet de loi ayant modifié  et complété  la loi n°06/006 du 09/03/2006 relatif à l’organisation des élections en République Démocratique du Congo ».  
Selon Gaspard-Hubert Lonsi Koko, « On aurait donc évité l’impasse politique si ces partis avaient exigé, dans le processus électoral ayant conduit au double scrutin de 2011, la nomination d’un Haut Représentant des Nations Unies en vue d’un droit de regard en conformité avec les dispositions légales car l’AMP était majoritaire dans la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et que l’institution qui faisait office de Conseil constitutionnel était composée des affidés du président Kabila ».

TOUS RESPONSABLES

« En ayant été incapables de désigner un candidat unique de l’opposition, l’UDPS, le MLC et l’UNC ont permis à la minorité de gagner l’élection présidentielle. Ainsi partagent-ils, avec l’Alliance pour la Majorité Présidentielle (AMP), la responsabilité de la crise de légitimité des institutions de l’Etat », souligne le porte-parole du RDPC.
Pour faire échec à l’ennemi, le RDPC, patriotisme oblige, invite tous les partis politiques à «  taire momentanément leurs divergences, dès lors que le pays est menacé de balkanisation par des forces négatives bénéficiant du soutien de quelques pays limitrophes et des puissances extracontinentales intéressées par nos ressources naturelles ».
En cette période cruciale que traverse le pays, et dans la perspective du dialogue inclusif républicain, il exhorte l’UDPS, le MLC et l’UNC « d’œuvrer sans arrière-pensées en faveur de l’unité des Congolais ».
Pour le RDPC, qui entend prendre une part active au dialogue inclusif entre Congolais, « l’objectif consiste à instaurer un Etat de droit, à mettre en place des institutions fortes et viables, à sécuriser la région du Kivu, à arrêter et à faire juger les auteurs des crimes de guerre et crime contre l’Humanité, à obtenir sur le plan international des sanctions contre les agresseurs, à faciliter la paix régionale ».
Par ailleurs, Gaspard-Hubert Lonsi Koko désapprouve la récente initiative  des principaux partis de  l’opposition  demandant de participer  aux pourparlers de Kampala entre le gouvernement congolais et le M23 en tant qu’élément à part entière.
En conséquence, la déclaration de Jean-Lucien Busa du Mouvement de Libération du Congo (MLC),qui réclame   « La participation de l’opposition politique  congolaise à ces pourparlers, en tant que  composante, à l’instar de la solution à la crise centrafricaine, sans oublier la société civile et la diaspora », n’a grâce à ses yeux.
« Les Congolais doivent participer aux pourparlers de Kampala dans l’unité, toutes les composantes politiques et civiles devant faire partie intégrante de la délégation officielle représentée par le ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda », estime-t-il.   
                                                       
Robert Kongo, correspondant en France 

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