dimanche 28 novembre 2010

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20101128/007 relatif à la peine de mort en République Démocratique du Congo

Selon un communiqué de presse publié à Kinshasa, l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo, qui s’était réunie en séance plénière le jeudi 25 novembre sous la présidence de M. Evariste Boshab, a rejeté une proposition de la loi sur l’abolition de la peine de mort.

Force est de constater que, depuis plusieurs années, personne n’a été exécuté en République Démocratique du Congo à l’issue d’une décision judiciaire. A contrario, des gens ont été tués, à cause de leurs convictions, sans avoir été condamnés à mort par un tribunal. En conséquence, le RDPC estime nécessaire la tenue d’un débat sur le choix entre le maintien de la peine mort et l’abolition de la peine mort au profit de l’inscription de la condamnation à perpétuité des criminels dans les textes pénaux.

Le RDPC rappelle surtout que les droits humains fondamentaux ainsi que les libertés publiques et démocratiques énoncés par la Constitution congolaise et les traités internationaux dûment signés par la République Démocratique du Congo doivent être respectés par le gouvernement congolais. De plus, la dignité de la personne humaine doit être sauvegardée.

Après le temps des guerres, il est nécessaire de bâtir la paix des cœurs. Le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo proposera donc, dès le début de la mandature 2011-2016, la tenue d’un référendum en ces termes : « Faut-il inscrire la condamnation à perpétuité des criminels dans les textes pénaux, en contrepartie de l’abolition de la peine de mort ? »

La Direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC)

Fait à Genève, le 28 novembre 2010