lundi 8 août 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20110807/027 relatif au processus électoral en République Démocratique du Congo

En République Démocratique du Congo, une session extraordinaire du parlement, laquelle a été ouverte le 6 août, se déroulera jusqu'au 4 septembre en vue du vote, entre autres, de l'annexe de la loi électorale. La situation est urgente, car la date limite à la signature du code de bonne conduite appelant les candidats aux élections présidentielle et législative du 28 novembre à respecter les règles du jeu démocratique pendant tout le processus électoral est le 10 août, celle-ci étant aussi butoir pour le vote par les parlementaires de l'annexe à la loi électorale relative à la répartition des sièges pour les législatives. D'après le président de la Commission électorale indépendante (CENI), Daniel Ngoy Mulunda, il est impossible de déposer les candidatures si cet annexe à la loi électorale n'est pas adopté par le parlement.

D'aucuns s'interrogent, constate-t-on, sur la réussite de différentes tentatives d'harmonisation des positions, dans le bras de fer entre la majorité présidentielle et l'opposition, s'agissant du processus électoral en cours. En effet, les véritables intentions de la classe politique congolaise, toutes tendances confondues, n'étant pas forcément révélées au grand public, l'issue des élections paraît incertaine.

D'ores et déjà, la Direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) met en garde la CENI sur les conséquences de l'imposition d'une date butoir au vote de l'annexe à la loi électorale, celle-ci étant conditionnée, à défaut de l'adoption dudit texte par les parlementaires, au découplage des élections présidentielle et législatives. Faire voter un texte relatif à la répartition des sièges avant le nettoyage du fichier électoral est illégal. Cela rappelle tristement l'aventurisme ayant constitué à faire élire des sénateurs et des parlementaires provinciaux, sauf dans les provinces de Kinshasa et du Bas-Congo, sur la base des circonscriptions électorales n'ayant jamais existé (26 provinces virtuelles, au lieu de 11).

En conséquence, la direction du RDPC condamne fermement le fait de vouloir mettre la charrue avant les bœufs. Ainsi souhaite-t-elle que la répartition des sièges corresponde au nombre exact d'électeurs inscrits.

La direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC)

Fait à Paris, le 7 août 2011