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mercredi 17 décembre 2014

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20141217/00023 relatif à l’égalité de tous les Congolais devant la Loi

Selon diverses sources concordantes, en République Démocratique du Congo, le président de l'Assemblée nationale, en l’occurrence Aubin Minaku, tenterait de faire passer une loi prévoyant l’obligation d’avoir deux parents congolais pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle.

Le Bureau du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) rappelle que la République Démocratique du Congo est composée majoritairement de populations bantouphones dont le matriarcat confère de facto, du point de vue coutumier, la nationalité conformément à l’alinéa 3 de l’article 10 de la Constitution du 18 février 2006.

Par ailleurs, comment les citoyens congolais peuvent-ils être égaux devant la loi et ne pas avoir tous les mêmes droits ? Comment peuvent-ils être électeurs à l’élection présidentielle et inéligibles à la présidence de la République ? Comment peuvent-ils avoir les mêmes devoirs et non les mêmes droits ?

Par conséquent, dans le souci d’épargner à la République Démocratique du Congo un éventuel conflit entre le droit objectif et le droit subjectif, ainsi que par opposition aux violations des droits fondamentaux de la personne humaine, le Bureau du Rassemblement pour la Développement et la Paix au Congo s’insurgerait volontiers contre tout projet dont la seule finalité consisterait à introduire dans la Loi fondamentale l’exclusion et l’inégalité entre les Congolais.

Fait à Paris, le 17 décembre 2014

Pour le Bureau du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo,

Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Porte-parole

dimanche 14 décembre 2014

Rien de démocratique au Congo-Kinshasa

Très récemment, le député national Delly Sesanga a retiré sa proposition de modification de la loi électorale. Le président du parti politique Envol a accusé le bureau de l’Assemblée nationale d’avoir apporté des ajouts, sans le consentement de l’auteur de ce texte, qui modifient la substance même de la proposition. « La situation est très grave pour notre démocratie », a-t-il déclaré après avoir déposé la lettre par laquelle il retirerait son projet de modification de la loi électorale en vigueur.
Aux dires le député national Delly Sesanga, ces ajouts concernent les conditions d’éligibilité, le mode de scrutin et le mode de représentativité de certaines catégories de citoyens. Ainsi risquent-ils de faire reporter les prochaines élections, car « la supposée proposition, telle qu’elle est distribuée par le bureau [de la chambre basse, ndlr], comporte notamment l’abrogation de l’obligation de pouvoir procéder à l’enrôlement des électeurs avant d’organiser les cycles électoraux, et entraîne de ce fait le glissement du calendrier électoral de 2016 jusqu’à des années où ils auront achevé le recensement des électeurs ». Cette pratique, qui plus est très courante en République Démocratique du Congo, renvoie ipso facto aux subterfuges ayant porté atteinte aux processus relatifs à la décentralisation, à la Loi fondamentale, à la séparation des pouvoirs, aux droits fondamentaux, à la cohésion nationale...

La décentralisation

L’article 3 de la Constitution adoptée le 18 février 2006 a opté pour la décentralisation comme mode de gestion de certaines entités territoriales de la République Démocratique du Congo. Ainsi la Loi organique n° 08/016 du 07 octobre 2008 portant composition, organisation et fonctionnement des Entités Territoriales Décentralisées et leurs rapports avec l’État et les Provinces a-t-elle stipulé dans l’article 2 du titre 1er relatif aux dispositions générales : « La République Démocratique du Congo est composée de la ville de Kinshasa et de 25 provinces dotées de la personnalité juridique. »
Cette loi organique, promulguée le 1er août 2008 par le président de la République en prévision de la volonté du législateur, a donc confirmé le découpage du territoire congolais en 26 provinces conformément à l’article 2 de la nouvelle Constitution évoquée supra, celle-ci ayant prescrit la mise en place dans les 3 années qui devaient suivre l’installation des institutions issues des élections. Aussi, l’élection des honorables sénateurs et celle des députés provinciaux se sont-elles effectuées sur la base des 26 provinces, inexistantes à l’époque mais devant être effectives en 2009. Depuis ces élections, en dépit de l’expiration des mandats et de la carence constatée – par le magistrat suprême – dans la matérialisation du passage des 11 provinces actuelles à 26, ces institutions n’ont jamais été renouvelée. Le caractère anticonstitutionnel de la chambre haute et des parlements de provinciaux, à l’exception des élus de la ville de Kinshasa et de la province du Bas-Congo, a laissé de marbre les acteurs politiques de la majorité présidentielle et de la l’opposition.
Dans l’absolu, en ayant fait le choix de rester sur la base des 11 provinces, le nombre de sénateurs aurait dû être réduit à 44 en raison de 4 sénateurs par province. Cela aurait eu au moins le mérite de maîtriser l’aspect budgétivore à propos du fonctionnement du sénat et d’introduire la notion d’équité entre les provinces. Quant au nombre de députés provinciaux, il aurait aussi dû être revu à la baisse dans les provinces concernées par le découpage territorial. En guise de réponse à cette incohérence, la majorité présidentielle a préféré tripatouiller, avec la complicité de quelques élus de l’opposition, les dispositifs constitutionnels.
La décentralisation doit en principe avoir pour préoccupation majeure le management territorial, le partage des responsabilités politiques, économiques, sociales, culturelles ainsi que du fardeau fiscal entre l’État et les collectivités publiques locales pour mieux servir les citoyens et garantir leur épanouissement individuel et leur essor collectif. À cet effet, l’État devra être présent là où vit quotidiennement le citoyen pour lui procurer protection et services publics adéquats.

La révision constitutionnelle

Après avoir ramené le scrutin présidentiel des deux tours à un seul en 2011, l’assemblée nationale congolaise a de nouveau présenté, dans sa session du 15 mars 2014, des propositions en vue de la révision constitutionnelle. Celles-ci ont porté, entre autres, sur le processus de décentralisation. En effet, la chambre basse a été saisie par les députés de la majorité présidentielle favorables à la suppression de l’énumération des 26 provinces, figurant dans l’article 2 de la Constitution, et des 40 % de recettes alloués aux provinces conformément à l’alinéa 2 de l’article 147. Une autre proposition introduite à cette occasion se rapportaient à la désignation des gouverneurs par le parti politique, ou la coalition, majoritaire aux assemblées provinciales et non plus par les députés provinciaux.
Par ailleurs, on ne peut que constater le caractère anticonstitutionnel du projet de révision constitutionnelle en cours, car elle viole l’article 220 qui stipule : « la forme républicaine de l’État, le principe du suffrage universel, [...] l’indépendance du pouvoir judiciaire ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ». Le même article insiste sur le fait qu’« est formellement interdite toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet [...] de réduire les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées ». En principe, les parlementaires et partis politiques doivent jouer leur rôle s’agissant de la promotion de la bonne gouvernance et le peuple congolais assumer concrètement, d’une manière ou d’une autre, sa souveraineté au cas où les parlementaires bafoueraient les lois fondamentales de la République.
Compte tenue de l’incessante crise politique et de l’illégitimité des institutions étatiques, il est judicieux de réviser la Constitution afin de réintroduire le scrutin présidentiel à deux tours. De plus, ce système permettra non seulement aux électeurs de se prononcer en faveur de leur candidat(e) préféré(e) une deuxième fois, ou même de changer d’avis quant à leur préférence entre le premier et le second tour, mais aussi aux partis politiques et à l’électorat de s’ajuster aux éventuels changements de l’environnement politique entre les deux tours de scrutin. Cela est aussi nécessaire afin d'harmoniser la Constitution du 18 février 2006, dont quelques dispositifs relèvent soit des lois d’application, soit des lois organiques.
Il faudra en effet approfondir la démocratie politique, consolider les prérogatives étatiques dans certains domaines. Par conséquent, on ne peut faire l’économie de la IVe République pour une réforme profonde du pays. De plus, il est indispensable de conforter les acteurs sociaux, de permettre aux citoyens d’être écoutés et actifs, et de doter les élus du peuple d’un véritable statut.

L’indépendance du pouvoir judiciaire

Dans un passé proche, plusieurs autres modifications touchant à divers organes juridiques ont apporté aux dispositifs constitutionnels, notamment celle de la composition du Conseil Supérieur de la Magistrature. S’agissant de l’organisation et de l’exercice du pouvoir, la volonté de contrer toute tentative de dérive dictatoriale figurait parmi les préoccupations majeures du législateur. Or, en ayant fait présider le Conseil Supérieur de la Magistrature par le chef de l’État, la majorité présidentielle a tout simplement opté pour les incohérences d’un régime autoritaire. Pis encore, faire siéger des non magistrats dans cette institution, cela revient à renouer avec le système mobutiste qui avait fait main-basse, grâce au clientélisme, sur le pouvoir judiciaire.
Il faudra plutôt appliquer rigoureusement le principe de séparation des pouvoirs pour libérer le corps judiciaire de l’emprise de l’Exécutif, introduire au Parlement des lois organiques dans le but de renforcer le Conseil Supérieur de la Magistrature ainsi que la Cour constitutionnelle. Cela nécessitera une sorte d’aggiornamento du système judiciaire afin que ceux qui disent le droit puissent satisfaire les attentes des justiciables. Il faudra surtout amender de nouveau la présente Constitution pour réaffirmer l’indépendance du pouvoir judiciaire, dont les membres seront gérés par le Conseil Supérieur de la Magistrature composé des seuls magistrats. L’objectif, c’est de rendre la justice indépendante, impartiale et intègre. Dans l’idéal, seuls les magistrats devront siéger au Conseil Supérieur de la Magistrature conformément au modèle de la cour suprême des États-Unis d’Amérique.
Dans le même ordre d’idées, il faudra surtout éviter que le Parlement reste un organe d’État chargé de défendre seulement les intérêts partisans ou corporatistes. Au contraire, il doit être transformé en un lieu des débats démocratiques et, surtout, en un pouvoir institutionnel représentant politiquement le peuple et les citoyens. La composition et les attributions du nouveau Gouvernement Matata Ponyo doit inciter à ce que les attributions du Parlement soient renforcées dans l’intérêt supérieur de la Nation pour assurer étroitement le contrôle de l’exécutif gouvernemental et de l’État, la bonne gouvernance politique et la transparence administrative dans le cadre de la IVe République.

Les droits fondamentaux

L’emprisonnement de quelques opposants non corrompus, les arrestations arbitraires des journalistes respectueux de la déontologie et des acteurs intègres de la société civile, la partialité de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), les injustices sociales et le clanisme dans la gestion de la chose publique amplifient davantage la crise constitutionnelle et institutionnelle en cours. Le non-respect de droits fondamentaux ne cesse donc d’hypothéquer l’avenir du pays. Les violations des droits de l’Homme ainsi que des libertés publiques et démocratiques énoncés par la Constitution du 18 février 2006 et les traités internationaux dûment signés par la République Démocratique du Congo doivent être respectés par le Gouvernement pour sauvegarder la dignité de la personne humaine. De nouvelles dispositions doivent être adoptées pour combattre l’esclavage moderne, la traite humaine et l’exploitation sexuelle des plus faibles ou plus vulnérables. Un dispositif pénal fortement répressif doit être adopté en urgence dans le but de punir les auteurs des violences sexuelles dont sont cruellement victimes les femmes et les enfants.
Toutefois, après le temps des guerres, il est nécessaire de bâtir la paix des cœurs. Malgré les atrocités commises sur le territoire national, le Gouvernement congolais doit saisir le Parlement d’une demande d’abolition de la peine de mort pour tous les crimes et d’une demande d’inscription sur les textes pénaux de la condamnation à perpétuité à l’encontre des criminels.

La cohésion nationale

Pour permettre la réconciliation nationale, il faudra une dimension humaniste. En conséquence, le fait de rendre caduque la loi d’amnistie pour faits de guerre et insurrectionnels permettra, d’une part, aux tribunaux locaux de juger les auteurs de crimes de guerre et crimes contre l’Humanité ayant violé l’article 52 de la Constitution du 18 février 2006 ; d’autre part, de garantir l’indemnisation des victimes. Ainsi sera-t-il important d’encourager la justice transitionnelle susceptible de s’atteler aux problèmes des crimes commis pendant et après les différentes guerres, en amont de toutes modalités pour la réconciliation intercommunautaire. Dans cette optique, il faudra aussi initier la mise en place d’un organe d’audit indépendant qui aura en charge l’enregistrement des plaintes pour violation des droits humains, dans le cadre de l’élaboration des plans d’action globaux pour la paix dans la partie orientale du pays, en collaboration étroite avec les instances internationales. Il faudra enfin instaurer un Tribunal Pénal pour la République Démocratique du Congo (TPRDC) et collaborer avec la Cour Pénale Internationale pour les cas qui relèvent de cette institution.

L’implication effective du souverain primaire

Le peuple congolais, dont les intérêts doivent obligatoirement primer, est condamné, en tant que souverain primaire, à prendre son destin en main. Par conséquent, il doit obliger l’autorité compétente à clarifier dans l’urgence la situation actuelle des parlements provinciaux concernés par le découpage territorial et du sénat au regard de la Constitution. Dans cette optique, les Congolaises et aux Congolais doivent consolider leur devoir de vigilance par rapport au respect des lois fondamentales de la République et à la non-modification des articles 101 alinéa 6, 104 alinéas 5 et 8, 197 alinéa 4 et 198 alinéa 2 relatifs aux élections des députés provinciaux, sénateurs et gouverneurs de provinces pour éviter l’introduction du suffrage universel indirect. De plus, le suffrage universel direct ne pourra que confirmer l’impopularité de la majorité présidentielle à l’issue des élections locales, régionales, provinciales et sénatoriales. Il va falloir assurer, dès maintenant, les chances de la victoire de l’opposition aux élections législatives et présidentielle de 2016.
Le peuple doit aussi obliger le Gouvernement à saisir la Cour Internationale de Justice (CIJ), s’il le faut, s’agissant des États impliqués dans les différentes tentatives de déstabilisation de la République Démocratique du Congo. En tout cas, Les Congolaises et les Congolais doivent contraindre les autorités à créer un Haut conseil de l’unité du pays, de la concorde politique et de la réconciliation nationale dans le but de réunifier et de réconcilier les populations.
Enfin, le peuple congolais doit agir « avec force et vigueur » pour que la démocratie soit réellement pratiquée et repose essentiellement sur l’affirmation de la liberté en tant que principe directeur de la société et de la justice comme socle des rapports entre l’État et les citoyens. Le Gouvernement devra renforcer le caractère participatif de la démocratie nationale dans le dessein de consolider l’appartenance à la communauté nationale et, par conséquent, de garantir l’harmonie sociale et la paix publique. Seuls un patriotisme sans faille et une réelle volonté politique garantiront un État de droit, la stabilité et l’indivisibilité de la République Démocratique du Congo.

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

dimanche 30 mars 2014

Communiqué de presse n° 20140330/0012 relatif à la condamnation de M. Eugène Diomi Ndongala en RD Congo

Le 26 mars 2014, en République Démocratique du Congo, la Cour suprême de justice a condamné M. Eugène Diomi Ndongala, le président du parti d’opposition Démocratie Chrétienne (DC), pour viol sur mineures à l’issue d’un jugement ayant été prononcé à huis clos en l’absence du prévenu et de ses avocats.

D’une part, les ennuis de M. Diomi Ndongala ont commencé en juin 2012, juste au moment où il devait signer la charte de la nouvelle Majorité présidentielle populaire avec M. Étienne Tshisekedi, et à quelques heures d’une manifestation commune entre Démocratie Chrétienne et l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). D’autre part, le président de Démocratie Chrétienne a toujours nié les faits qui lui étaient reprochés.

Rappelons que, dans les heures ayant suivi la disparition de M. Diomi Ndongala, le siège de Démocratie Chrétienne avait été investi pendant plusieurs jours par les forces de l’ordre, alors que les accusations avaient trait à une affaire de mœurs. Par ailleurs, durant toute la procédure judiciaire, la présomption d’innocence n’a en aucun été prise en compte.

Rappelons aussi que la Cour suprême de justice avait demandé, à maintes reprises, le placement de M. Diomi Ndongala en résidence surveillée, mais que le parquet général de la République a préféré, à la grande surprise des Nations Unies, maintenir le prévenu en détention à la prison centrale de Makala.

Compte tenu des faits évoqués ci-dessus, le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo condamne fermement :
- le caractère autoritaire de la décision rendue le 26 mars 2014, par la Cour suprême de justice, à l’issue d’un jugement arbitraire ;
- la volonté manifeste de neutraliser un adversaire politique ;
- l’impartialité de la justice, laquelle est tristement au service des ennemis de la démocratie.

De facto, le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo réclame avec force et vigueur :
- l’égalité des tous les Congolais devant la loi et l’impartialité de la justice ;
- la cessation des dénis de justice, lesquels découragent les potentiels investisseurs ;
- le respect des droits fondamentaux de la personne humaine.

Fait à Paris, le 30 mars 2014

Gaspard-Hubert Lonsi Koko, Porte-parole du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo

dimanche 5 mai 2013

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20130505/0039 relatif aux droits des personnes handicapées en RD Congo

Les députés nationaux ont approuvé le 3 mai dernier la ratification par la République Démocratique du Congo de la convention relative aux droits des personnes vivant avec handicap, laquelle vise la promotion des droits et l’amélioration des conditions de vie des personnes handicapées.

Réaffirmant le caractère universel, indivisible, interdépendant et indissociable de tous les droits de l’Homme et de toutes les libertés fondamentales, ainsi que la nécessité de lutter efficacement contre toutes les discriminations, le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) rappelle par le biais de son porte-parole, Gaspard-Hubert Lonsi Koko, le fait que le gouvernement congolais s’est enfin résolu à signer la Convention des Nations Unies, entrée en vigueur le 3 mai 2008, telle que recommandé dans la soixante-huitième proposition de ses 12O propositions pour la République Démocratique du Congo.

Partisan de la dignité, de l’égalité devant la loi, des droits humains et des libertés fondamentales des personnes avec des handicaps en tous genres, M. Lonsi Koko affirme que cette décision va dans le bon sens. Depuis Barcelone, la capitale de la Catalogne en Espagne, le porte-parole du RDPC déclare que le combat pour l’égalité étant la base de l’engagement humaniste, le gouvernement congolais devra mettre en place, dans le meilleur délai possible, un observatoire des politiques du handicap, l’objectif premier étant l’insertion des personnes handicapées, leur accès aux traitements médicaux appropriés ainsi qu’aux équipements matériels nécessaires à leur quotidienneté.

Pour le Bureau du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC),

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

Fait à Barcelone (Catalogne, Espagne), le 5 mai 2013

mercredi 14 novembre 2012

Quelle perspective immédiate popur la RDC ?

Le Premier ministre de la République démocratique du Congo, Augustin Matata Ponyo Mapom, effectue de mercredi 14 novembre à vendredi 16 une visite d’État en France, où il rencontrera son homologue Jean-Marc Ayrault, plusieurs ministres et des opérateurs économiques, pour discuter des questions de sécurité, d’économie et de démocratie. 
  Outre le chef du gouvernement français, Monsieur Matata Ponyo Mapom devra rencontrer le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, le ministre des Finances Pierre Moscovici, la ministre déléguée à la Francophonie Yamina Benguigui et le ministre délégué au Développement Pascal Canfin.
Rappelons que, quelques jours avant le sommet de la Francophonie mi-octobre à Kinshasa, le président français François Hollande avait qualifié d« inacceptable sur le plan des droits de la démocratie et de la reconnaissance de l’opposition » la situation des droits de l’Homme et de la démocratie en République Démocratique du Congo. Cela avait valu la réplique du président congolais, Joseph Kabila, selon laquelle son pays n’était « pas du tout complexé ».

L’insécurité et la crise des institutions

Le Premier ministre congolais va « travailler avec les autorités françaises sur les questions de sécurité », notamment dans l’Est de la République Démocratique du Congo, qui est sans cesse en proie à une instabilité chronique depuis l’accession de Joseph Kabila à la présidence en 2001. Les deux guerres qu’a connu le pays ces vingt dernières années ont de facto amplifié l’instabilité et l’insécurité aussi bien à l’intérieur des frontières nationales que dans la région des Grands Lacs. L’impunité reste donc totale. L’infiltration des FARDC[1] par les éléments appartenant à quelques pays limitrophes, attirés par des terres fertiles et riches en minerais, et une diplomatie moribonde empêchent la République Démocratique du Congo de faire efficacement face aux groupes rebelles qui poussent comme des champignons dans la région du Kivu. Pis encore, la crise post-électorale n’a fait qu’aggraver la faillite de l’État et mettre en évidence la carence des institutions – lesquelles sont pourtant aux bottes de Joseph Kabila – ainsi que l’illégitimité du pouvoir kabiliste.
Joseph Kabila s’est cyniquement maintenu à la magistrature suprême, en dépit d’une élection présidentielle entachée de fraudes, dans un pays où les violations des droits des droits fondamentaux de la personne humaine sont légion, où la partie orientale ne cesse de subir les conséquences d’une guerre civile et des hégémoniques ambitions des petits voisins. Entre-temps, profitant de l’inexistence de l’État congolais, les multinationales pillent sans vergogne toutes les ressources naturelles, les exploitent en toute illégalité et s’adonnent en toute tranquillité au trafic des minerais.

Les violations des droits fondamentaux

Monsieur Matata Ponyo Mapom va par ailleurs souligner les efforts pour améliorer les questions liées à la démocratie, relatives aux droits de l’Homme et à la paix. Nul ne doute que – après la spoliation l’élection présidentielle du 28 novembre 2011 2011, couplée aux élections législatives – la garde rapprochée de Joseph Kabila s’active davantage. Ainsi la répression a-t-elle fait des milliers de victimes. Les enlèvements, les disparitions forcées et les arrestations arbitraires se sont amplifiés. Selon divers rapports d’organisations des droits de l’Homme, plusieurs opposants ont été assassinés ou sont portés disparus depuis les élections bâclées de 2011 et plusieurs milliers de personnes croupissent en prison et dans des de lieux de détentions pour des raisons politiques.

La réconciliation nationale

L’attitude du Rwanda et l’inaction de Joseph Kabila constituent, à n’en pas douter, des facteurs déterminants en vue de la balkanisation de la République Démocratique du Congo. Si rien n’est entrepris, cela ne pourra qu’aggraver la guerre. Si la fermeté de François Hollande lors du XIVe Sommet de la Francophonie[2], s’agissant de l’intangibilité des frontières du Congo-Kinshasa, a constitué une mise en garde envers les agresseurs de ce grand pays francophone, les Congolaises et les Congolais sont désormais conscients que le salut ne peut venir que de la réconciliation nationale. Mais encore faut-il éviter les erreurs du passé. Encore faut-il que cette réconciliation se fasse avec des opposants crédibles et compétents, qui n’ont jamais été impliqués, d’une manière ou d’une autre, dans la catastrophique gestion de la chose publique de 1997 à nos jours. Seuls les Congolais n’ayant pas pris les armes, ou cautionné leur usage en vue de la prise ou du partage du pouvoir, peuvent mettre à jamais un terme aux violences sexuelles, aux crimes de guerre, aux crimes contre l’Humanité et au génocide en cours en République Démocratique du Congo.

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

Documentation

samedi 20 octobre 2012

Un incident au Palais de la nation entre Kabila et Hollande

La gestuelle a tout expliqué sur ce que François Hollande et Joseph Kabila pense l’un de l’autre. Au delà, il y a eu un grave un incident lors du tête à tête entre les deux chefs d’Etat, selon des sources dignes de foi. Le Français s’est permis de demander des comptes à son hôte sur l’affaire Floribert Chebeya et celui-ci lui a rétorqué sèchement que cette question ne faisait pas l’objet de leurs discussions.
  « Joseph Kabila a expliqué à Hollande que déontologiquement, il ne pouvait pas interférer dans une affaire qui suit son cours normal au niveau de la justice », ont rapporté des membres de l’entourage présidentiel.

Comme pour rappel au «Président normal» l’indépendance de la justice sur laquelle les Occidentaux eux-mêmes ne transigent pas du tout. Mais ici, y a-t-il indépendance de la magistrature lorsque le jugement avant dire droit sur le statut du Général John Numbi est renvoyé au 23 octobre, question d’éviter le pression d’avant-Francophonie. A partir du Palais de la nation, le décor était planté pour la suite des événements dans la salle de congrès du Palais du peuple.

Assis l’un à côté de l’autre, Hollande et Kabila se sont à peine regardés dans les yeux. Quand le second descend de la tribune après avoir prononcé son discours, son voisin ne se donne pas la peine de le congratuler, selon les us et coutumes en la matière. Le président congolais le lui rendra bien aux termes d’une allocution où Hollande a dit a demi mot que les dernières élections n’ont pas permis aux Congolais d’exercer pleinement leurs droits de se choisir leurs dirigeants [Lire le billet].

mercredi 10 octobre 2012

Hollande juge "tout à fait inacceptable" la situation politique au Congo

A quelques jours de la venue de François Hollande en République démocratique du Congo (RDC) pour le sommet de la Francophonie, le ton monte entre Paris et Kinshasa, mardi 9 octobre.


Le président de la République française a fait une sortie remarquée dans la matinée sur la situation politique en RDC. "La situation dans ce pays est tout à fait inacceptable sur le plan des droits, de la démocratie, et de la reconnaissance de l'opposition", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse commune avec le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.

François Hollande veut rencontrer l'opposition ce week-end

La réponse congolaise ne s'est pas faite attendre : un porte-parole du gouvernement a jugé à la mi-journée que la déclaration de François Hollande ne correspondait à "aucune réalité""Je voudrais d'abord insister sur le fait que c'est au peuple congolais d'accepter ou ne pas accepter une situation au Congo", a-t-il ajouté.
Cet échange d'amabilités intervient alors que la RDC organise, du 12 au 14 octobre, le sommet de la Francophonie. Il devrait se dérouler dans un climat tendu, l'opposition congolaise appelant à la contestation. Après avoir hésité cet été, François Hollande a finalement décidé de se rendre à Kinshasa, où il a promis de rencontrer "l'opposition politique, les militants associatifs, la société civile" et de "tout dire partout".

mercredi 27 juin 2012

Gaspard-Hubert Lonsi Koko chez Eugénie Diecky


Gaspard-Hubert Lonsi Koko, porte-parole du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC), a été le jeudi 28 juin 2012 l’Invité de 8 h 20 dans la "Grande Matinale" d’Eugénie Diecky sur la Radio Africa n° 1. Ainsi avait-il réagi sur la dramatique situation en cours dans l'Est de la République Démocratique du Congo, plus précisément dans la région du Kivu.
Pour écouter l'émission, prière de de cliquer sur le lien ci-contre : http://africa1.com/IMG/mp3/invite_du_jour_-_28_06_12_g.h.lonsikoko_pdt_union_cogo_rdv_vs_rwanda_pad.mp3.

vendredi 27 mai 2011

Rassemblement contre l'injustice et l'impunité en RD Congo


Anniversaire de l’assassinat de Floribert Chebeya et de Fidèle Bazana

Le jeudi 2 juin 2011 de 14 h 30 à 18 h 00
Rassemblement au Parvis des Droits de l'Homme
Place du Trocadéro à Paris 16ème

Le collectif RD Congo France demande :
- que la Cour, en République Démocratique du Congo, dise le droit dans le procès concernant l’assassinat du président de  l'ONG la Voix des sans-voix (VSV) Floribert Chebeya et son chauffeur Fidèle Bazana ;
- la comparution du Général Numbi Tambo en tant que prévenu ;
- le respect du droit à un procès équitable et la mise en place des mesures appropriées afin d’assurer la sécurité effective de tous les acteurs impliqués dans le procès ;
- l’établissement d’une commission d’enquête indépendante impartiale sur l’assassinat de M. Chebeya et la disparition de M. Bazana ;
- la fin  de  toute forme  de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme ;
- le respect des dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998 ainsi que les dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la RDC ;
- l’établissement d’une cour spécialisée mixte en RDC, qui contribuera à la lutte contre l’impunité pour les crimes internationaux ;
- l’application du principe de complémentarité avec la Cour pénale internationale (CPI), conformément aux  recommandations formulées par le “Rapport Mapping” des Nations Unies.

Venons nombreux combattre l’injustice et l’impunité
en République Démocratique du Congo !


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Contact : collectifrdcfrance@gmail.com - Tél. : 0626442201