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lundi 18 avril 2016

Les préconisations de l’ABACO en vue de la stabilité dans l’Est de la RDC

Le 16 avril dernier, le Rwanda a accusé les éléments des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) basés dans l’Est de la République Démocratique du Congo d’avoir attaqué dans la nuit de vendredi à samedi, pour la seconde fois, un poste de police dans l’Ouest du pays.

Consciente des efforts des gouvernements de la République Démocratique du Congo et du Rwanda, ainsi que de la MONUSCO, en vue de la pacification de la région des Grands Lacs, la Direction Europe de l’Alliance de Base pour l’Action Commune (ABACO) souhaite néanmoins éviter une éventuelle intervention de l’armée nationale rwandaise dans le territoire congolais, laquelle pourrait permettre au président Joseph Kabila de proclamer l’état d’urgence ou l’état de siège, ainsi que de déclarer l’état de guerre, conformément aux articles 85 et 86 de la Constitution, dans l’optique de justifier la non-tenue de l’élection présidentielle de novembre 2016.

Par conséquent, la République Démocratique du Congo devant définir de manière autonome sa politique migratoire dans la région du Kivu et renforcer militairement la sécurisation de sa frontière orientale, la Direction Europe de l’ABACO préconise que les instances africaines, ainsi qu’onusiennes, puissent rappeler le respect des clauses et les souhaits relatifs :
- à la cessation de l’approvisionnement en armes des rebelles congolais à partir du territoire rwandais et de l’infiltration des éléments des armées rwandaise et ougandaise dans le territoire congolais ;
- au soutien de la communauté internationale aux Forces armées de la RDC (FARDC) dans leurs actions concernant le maintien de la paix dans la région du Kivu ;
- à l’acceptation par les autorités rwandaises du rapatriement vers Kigali de tous les éléments des FDLR censés se trouver dans le territoire congolais, ou alors de leur extradition sans condition dans un pays non limitrophe de la République Démocratique du Congo ;
- au dialogue inter-rwandais ;
- à la capacité du gouvernement congolais à déployer les moyens nécessaires en vue de la sécurisation du territoire national.

Fait à Paris, le 18 avril 2016

Pour la Direction Europe de l’ABACO,
Gaspard-Hubert LONSI KOKO
Premier Vice-Président de l’Alliance de Base pour l’Action Commune

mercredi 11 novembre 2015

Déclaration de l'ABACO sur les révélations et l'exfiltration d'un dirigeant des FDLR vers le Rwanda


Dans un article publié récemment sur le site de Jeune Afrique, intitulé Rwanda – RDC : un transfuge des FDLR se met à table, il est question de défection du lieutenant-colonel Gérard Ntibibaza, alias Mambo Lorenzo, responsable de l'administration au sein des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), dans l'Est de la République Démocratique du Congo.

Le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC), courant politique à part entière au sein de l'Alliance de Base pour l'Action Commune (ABACO), souhaite vivement que le peuple congolais soit au courant des conditions ayant permis d'exfiltration de cet officier. En conséquent, la Direction du RDPC :
- aux gouvernements congolais et rwandais sur des informations précises concernant les données confidentielles relatives aux effectifs des FDLR établis illégalement dans le Nord et Sud Kivu ;
- au gouvernement congolais sur l'évocation par ce lieutenant-colonel des collusions entre l'armée congolaise et les rebelles des FDLR, sur la présence de certains FDLR dans les poste de commandement au sein des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et leur approvisionnement en armes et munitions ;
- à la MONUSCO sur les complicités internes et l'aide dont aurait bénéficié le lieutenant-colonel Gérard Ntibibaza.

Dans cette optique, le RDPC demande patriotiquement aux honorables députés et sénateurs d'interpeller le gouvernement en bonne et due forme.

Consciente des efforts des gouvernements congolais et rwandais, ainsi que de la mission onusienne, en vue de la pacification de la région des Grands Lacs, l'ABACO espère avoir des clarifications en guise des réponses aux légitimes inquiétudes non seulement des Congolaises et des Congolais, mais surtout de la plus grande majorité des populations régionales.

Fait à Paris, le 11 novembre 2015

Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Président du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC),
Premier Vice-Président de l'Alliance de Base pour l'Action Commune (ABACO)


jeudi 5 février 2015

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20150205/00034 relatif à la rencontre du Rwanda en vue du rapatriement en RD Congo des ex-rebelles du M23

Une délégation congolaise accompagnée de représentants de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL) et des Nations unies s’est rendue à Kigali dans le cadre d'un processus de rapatriement volontaire des ex-rebelles congolais du M23 présents au Rwanda, l'objectif étant de « finaliser le dossier » en suspens. En effet, après des mois de report de cette rencontre, les autorités rwandaises et congolaises veulent faire avancer la procédure de rapatriement des ex-rebelles et du matériel militaire saisi lors de leur arrivée au Rwanda.

Le Bureau du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) prend acte de la volonté du Rwanda de s'impliquer davantage dans la pacification de la région des Grands Lacs et dans son apport dans le processus de stabilisation de la République Démocratique du Congo. Remerciant le gouvernement rwandais de vouloir régler en urgence le processus de rapatriement des ex-rebelles du M23, le RDPC souhaite vivement que le même traitement soit appliqué aux éléments des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), encore présents dans le territoire congolais, en proie à une opération militaire de grande envergure. De plus, un rapatriement desdits éléments armés vers Kigali ne pourra que faciliter la réconciliation rwando-rwandaise, tout en évitant une opération militaire coûteuse et des pertes en vies humaines.

Fait à Paris, le 5 février 2015

Pour le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC),

Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Porte-parole

jeudi 5 juin 2014

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20140605/00014 relatif à la problématique des éléments des FDLR en RD Congo

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République Démocratique du Congo, Martin Kobler, a lancé à partir de Kinshasa, le 4 juin 2014, un dernier appel aux combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Ainsi leur a-t-il demandé de déposer leurs armes au risque d’y être contraints par les forces onusiennes et l’armée nationale congolaise et rappelé. Dans la foulée, il a précisé que les commandants de cette rébellion rwandaise accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité devraient répondre de leurs actes.

Le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) soutient l’initiative du représentant des Nations Unies en République Démocratique du Congo. Par conséquent, s’agissant des crimes contre l’Humanité, force est de constater que la stabilisation de la région du Kivu dépend également :
- de l’extradition du criminel Laurent Nkunda vers Kinshasa ;
- de la cessation en approvisionnement en armes des rebelles congolais à partir du territoire rwandais ;
- de la non-infiltration des éléments des armées rwandaise et ougandaise dans le territoire congolais, ainsi que du soutien de la communauté internationale aux Forces armées de la RDC (FARDC) dans leurs actions relatives au maintien de la paix dans la région du Kivu ;
- de l’acceptation du rapatriement vers Kigali de tous les éléments des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) censées se trouver dans le territoire congolais, ou alors de leur extradition sans condition dans un pays non limitrophe de la République Démocratique du Congo ;
- du dialogue inter-rwandais ;
- de la capacité du gouvernement congolais à déployer les moyens nécessaires en vue de la sécurisation du territoire national.

Le Bureau du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo est convaincu de la nécessité d’une armée citoyenne capable de sécuriser les frontières nationales et d’assurer la défense du territoire congolais en cas d’agression, d’où qu’elle vienne. De plus, seul le rétablissement d’une paix durable et le respect des valeurs universelles permettront la démocratisation, ainsi que la reconstruction de la République Démocratique du Congo.

Fait à Paris, le 5 juin 2014

Pour le Bureau du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC),

Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Porte-parole

mercredi 28 novembre 2012

Conférence de presse des Partis politiques et des Associations congolaises de France

Pour la cohésion nationale et la pacification de la République Démocratique du Congo

Si l’Histoire est un perpétuel recommencement, il revient aux humains de ne pas avoir la mémoire courte. Ce qui est en train de se passer dans l’Est de la République Démocratique du Congo, plus précisément dans la région du Kivu, rappelle tristement les manœuvres ayant permis la chute du pouvoir mobutiste en 1997. Certes, nous ne regrettons nullement le régime dictatorial du maréchal Mobutu. Notre prise de position ne constitue pas non plus un soutien à un quelconque gouvernement, mais elle prend en compte le seul intérêt supérieur du peuple et de la Nation congolaise. En tout cas, force est de constater la ressemblance du scénario actuel avec celui qui a été mis en scène, par les mêmes acteurs, il y a de cela 15 ans. Personne n’ignore que nous sommes en train de subir les conséquences des anciens alliés de Laurent-Désiré Kabila et du pouvoir actuel.
Devons-nous encore accepter un autre poulain de l’Ouganda, du Burundi et du Rwanda, après des pilules mortelles que l’on nous a fait avaler en 1997, en 2001, en 2006 et en 2011 ? Toutes les crises connues, depuis la prise du pouvoir par l’AFDL et l’avènement du PPRD, sont les conséquences du non-respect de différentes résolutions et accords (Conférence nationale souveraine, Accords de Lusaka et de Sun City) par ceux qui gouvernent, par défi, la République Démocratique du Congo.

I - Velléités expansionnistes de nos voisins de l’Est


Depuis le déclenchement de la guerre de 1997, nos voisins de l’Est ont pris une sérieuse option sur notre devenir. Pour faire main basse sur nos terres et nos ressources minérales, ils essaient de balkaniser notre pays par tous les moyens et à n’importe quel prix. Pour atteindre leur objectif, ils se sont associés à des entreprises étrangères, lesquelles sont soutenues par des puissances extracontinentales. En contrepartie, ils doivent faire de la République Démocratique du Congo, dans le pire des cas, un « no man’s land » où lesdites entreprises s’approvisionneront en minerais rares à moindres frais. Dans le meilleur des cas, ils doivent occuper la partie orientale de notre pays afin de la transformer en une zone franche au profit des forces coalisées.

II - Inertie et complicité significatives de la communauté internationale

L’articulation du plan des forces coalisées contre notre pays est probablement programmée par la communauté internationale.
 Raison pour laquelle les forces onusiennes ne cessent de s’interposer entre les Forces armées de la République Démocratique du Congo et les différents mouvements de déstabilisation, et de côtoyer nos agresseurs en toute indifférence dans des régions occupées. Leur objectif consiste à faciliter le noyautage de la chaîne de commandement de l’armée nationale congolaise, y compris l’infiltration d’autres institutions aussi bien économiques que politiques.

III - Ambiguïté et complicité du pouvoir et d’une certaine classe politique congolaise


Nous sommes conscients du fait qu’une grande majorité de la classe politique congolaise, toutes tendances confondues, ne joue pas franc jeu. Elle a sciemment failli dans la tâche qui a consisté à doter la République Démocratique du Congo d’une majorité gouvernementale  incontestable, soucieuse de la gestion de la chose publique au profit du peuple, et d’une opposition crédible, c’est-à-dire constructive. Ainsi a-t-elle agi en intelligence avec les ennemis de notre peuple. La classe politique a tout simplement trahi la Nation.
En ayant retardé la reforme de l’armée, des forces de sécurités et de police, conformément à l’accord global et inclusif de Pretoria, le gouvernement n’a pas voulu doter le pays d’une force de défense et de dissuasion capable de faire face à une quelconque menace extérieure.
Nous ne sommes pas du tout dupes. En effet, nous sommes conscients que les forces négatives veulent profiter de notre faiblesse en matière de défense du territoire, de l’illégitimité et de l’illégalité du pouvoir en place pour se débarrasser d’un partenaire qu’ils ont pourtant soutenu, sans aucun projet de société, aux élections bâclées de 2006 et du 28 novembre 2011. Ce n’est donc pas pour libérer le peuple congolais d’un allié désavoué par la majorité de notre peuple qu’elles sèment la mort et la terreur, mais plutôt pour achever un processus d’occupation, voire de balkanisation, déjà planifié dans les capitales occidentales.

IV - Ni Charybde, ni Scylla


Le peuple congolais se trouve aujourd’hui face à un dilemme à la fois kafkaïen et cornélien. De plus, les partisans de la balkanisation et ceux de l’occupation du Congo-Kinshasa l’ont obligé à faire le choix entre Charybde et Scylla, entre l’insécurité et la soumission, entre la violence et le génocide.


 Fort heureusement, au-delà des tendances politiques, nous sommes une grande majorité des Congolaises et des Congolais de l’étranger et de l’ensemble du territoire national à privilégier le patriotisme. Nous estimons que l’avenir de la République Démocratique du Congo dépend de l’émergence d’une nouvelle voie excluant celle qui a été empruntée depuis 2001 par une classe politique qui a failli et par des personnes sans foi ni loi qui ont versé le sang de notre peuple, violé nos mères, nos femmes et nos enfants, pillé nos ressources naturelles et déstabilisé notre pays. Cette classe politique est aujourd’hui préoccupée par l’enrichissement insolent, au mépris de la misère de notre peuple chosifié.

En conséquence, Nous, Partis politiques et Associations congolaises de France :
- condamnons avec la dernière énergie l’agression de notre pays, sur sa partie orientale, ayant occasionné la prise de Goma ;
- dénonçons les manœuvres, en cours et en perspective, planifiées depuis l’extérieur du continent africain ;
- dénonçons l’attitude de la communauté internationale et de certaines puissances extracontinentales qui soutiennent la déstabilisation de la République Démocratique du Congo et orchestrent le massacre de notre peuple depuis 15 ans ;
- lançons un appel solennel au peuple congolais, aux organisations politiques et à toutes les forces vives à se mobiliser contre les agresseurs afin de mettre définitivement un terme aux guerres du Kivu.

V - Nos propositions

Au vu des arguments évoqués ci-dessus, pour l’intérêt supérieur du peuple congolais, nous faisons ci-après des propositions en vue d’un État de droit, de la stabilité et de l’indivisibilité de la République Démocratique du Congo, ainsi que de la pacification de la Région des Grands Lacs africains.
1. Sur la cohésion nationale – partant du principe que les élections bâclées de novembre 2011, l’incapacité morale, politique et opérationnelle des institutions ôtent au régime actuel toute légitimité sur le plan interne et toute crédibilité vis-à-vis de l’extérieur –, nous préconisons :
- la mise en place des conditions d’une véritable réconciliation nationale autour des valeurs républicaines, dans un élan patriotique collectif, pour la défense de la nation infiltrée, agressée et occupée ;
- la mise en place, sans pour autant sombrer dans les erreurs du passé, d’un gouvernement d’union nationale, ou de salut public, dans le contexte de l’état d’urgence ;
- l’incessibilité de la nationalité congolaise d’origine, conformément à l’alinéa 3 de l’article 10 de la Constitution, ainsi que le droit de vote et d’éligibilité des Congolais de l’étranger ;
- la préparation, dans un délai raisonnable, des élections générales libres et crédibles, en commençant par les élections locales ;
- la création des juridictions d’exception en vue des poursuites contre les auteurs des crimes de guerre, des crimes contre l’Humanité, des violations de droits fondamentaux de la personne humaine et haute trahison.

2. Sur la sécurisation du territoire national, nous proposons :

- le changement de la mission de la Monusco et sa transformation en force d’intervention aux côtés des FARDC, à partir de la frontière rwandaise, et, au cas où les Nations Unies refuseraient de requalifier sa mission, son remplacement par les forces de l’Union africaine (à l’exclusion des pays voisins de l’Est), ou de l’Eurofor, ou alors de l’Africom ;
- la mise en place d’une armée et d’une police républicaines et performantes, ainsi que la maîtrise de l’insécurité et la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national ;
- le désengagement des officiers originaires du Kivu et leur redéploiement dans d’autres régions du pays, les Régions militaires du Kivu devant être placées sous le commandement des officiers non locaux.

3. Sur la paix durable dans la Région des Grands Lacs, nous préconisons :

- l’obtention du dialogue inter-rwandais en vue d’assurer le rapatriement en toute sécurité des combattants FDLR et d’autres réfugiés rwandais dans leur pays, la réconciliation du peuple rwandais avec lui-même étant le seul gage d’une cohabitation pacifique et pérenne entre les deux communautés Hutu et Tutsi qui s’entre-tuent depuis des lustres ;
- à défaut, l’élaboration d’un plan de désarmement et d’éloignement des combattants FDLR dans un pays non limitrophe du Rwanda, conformément aux dispositifs de la Convention de Genève ;
- les tractations sur la gestion commune des ressources frontalières.


Fait à Paris, le 28 novembre 2012

Signataires :


- Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) ;

- Congrès des Démocrates pour le Progrès Social (CDPS-France) ;
- Alliance pour le Développement de la République (ADR-France) ;
- Collectif des Démocrates Congolais (CDC) ;
- Union du Congo (UDC) ;
 - Groupe de Réflexions des Congolais de France (GRCF).

mardi 4 septembre 2012

REAGISSANT A LA PARTICIPATION DU PRESIDENT HOLLANDE AU SOMMET DE LA FRANCOPHONIE DE KINSHASA


Gaspard-Hubert Lonsi Koko : « J'apprécie le courage politique de François Hollande, ainsi que sa volonté de tout dire partout en Afrique. »

1. En tant qu’acteur politique Congolais et ancien cadre du parti socialiste français, comment réagissez-vous à la participation de François Hollande au sommet de la Francophonie de Kinshasa ?

Je ne peux qu’apprécier le courage politique de François Hollande, ainsi que sa volonté de tout dire partout en Afrique. J’espère que sa participation au XIVe sommet de la Francophonie sera l’occasion de décliner la nouvelle politique africaine de la France et de faire oublier le discours de Dakar de Nicolas Sarkozy. Ainsi devra-t-il absolument conditionner l’aide de la France à un système représentatif, aux élections libres et transparentes, à la liberté de la presse, à l’indépendance de la magistrature, au refus de la censure, au droit de se syndiquer, au respect des droits fondamentaux de la personne humaine…

2. Certains membres de l’opposition et de la société civile congolaise ont souhaité ardemment la délocalisation de ce sommet dans un autre pays. Avez-vous compris cette prise de position ?

La divergence au sein de l’opposition congolaise et de la société civile, s’agissant de la tenue du sommet de la Francophonie à Kinshasa, fait partie du jeu politique. Mais cela ne doit en aucun cas nous obliger à sombrer piteusement dans la pensée unique. Nous ne pouvons pas revendiquer, à juste titre, les principes démocratiques et diaboliser systématiquement ceux qui soutiennent une opinion contraire. La délocalisation de ce sommet aurait certes fragilisé et isolé le régime de Kinshasa. En revanche, elle aurait encouragé davantage quelques pays voisins dans leur tentative de balkaniser la République du Démocratique du Congo. Nous devons retenir la leçon de ce qui s’est passé récemment au Mali. Nous ne devons pas oublier que nous continuons de payer très cher l’aide de nos voisins relative au départ de Mobutu du pouvoir. Nous devons avoir la sagesse de protéger notre pays contre les menaces extérieures, et la capacité de régler nos problèmes internes entre nous.

3. Ce débat autour de la présence de François Hollande à Kinshasa avait-il vraiment lieu d’être surtout lorsqu’on sait que les relations entre les Etats sont basées sur les intérêts et rien d’autre ?

Il est vrai que les affaires d’État ne se gèrent pas sur la base des sentiments. En confirmant sa présence au sommet de Kinshasa, François Hollande avait à l’esprit la géopolitique en cours. Il ne pouvait pas faire abstraction des lois de la realpolitik. Si l’Afrique est un continent prometteur sur le plan économique, la République Démocratique du Congo représente un enjeu énorme sur le plan géostratégique. La polémique est toujours stérile quand elle n’est couronnée d’aucune proposition constructive. Il me semble que les Congolais de France doivent faire de François Hollande leur porte-parole afin d’exprimer « avec force et vigueur », devant les chefs d’État et de gouvernement francophones, leurs aspirations concernant le respect des valeurs universelles.

4. A votre avis, quel sera l’impact de ce sommet sur la politique intérieure de la RD Congo ?

L’impact de ce sommet ne peut qu’être considérable, surtout au regard de la situation régionale. En effet, les autorités congolaises doivent profiter de la présence à Kinshasa de différents chefs d’État et de gouvernement pour solliciter leur soutien en vue de la sécurisation de la partie orientale de la République Démocratique du Congo et de la pacification de la région des grands lacs africains. Ce sera l’occasion de poser les problèmes ayant trait à la présence des éléments des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) dans le territoire congolais et à l’instrumentalisation des éléments armés par les pays limitrophes pour déstabiliser notre pays. Pour ce qui est de la politique intérieure, cela peut être l’occasion de défendre des positions privilégiant la cohésion nationale susceptible de garantir le processus démocratique.

5. Quel message, selon vous, devrait adresser le « président normal » aux autorités congolaises ?

François Hollande ne doit surtout pas apparaître comme un moraliste au regard des autorités congolaises, au risque d’être vu comme un néocolonialiste à l’instar de ses prédécesseurs. Il doit au contraire tenir un discours favorable aux seuls intérêts des populations et à l’État de droit. On attend de lui une vraie rupture avec les méthodes du passé, c’est-à-dire la novation au détriment de l’immobilisme.

Propos recueillis par Robert Kongo, correspondant en France

Cinq questions avec Gaspard-Hubert Lonsi Koko, porte-parole du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC)

dimanche 24 juin 2012

Réaction de Gaspard-Hubert Lonsi Koko aux déclarations de Paul Kagamé


Réagissant aux déclarations de Paul Kagame accusé de soutenir les mutins du M23
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : « Je demande au Rwanda de matérialiser sa bonne foi ».
Le porte-parole du Rassemblement pour le développement et la paix au Congo (RDPC), Gaspard-Hubert Lonsi Koko, réagit aux propos sévères tenus par le président rwandais, Paul Kagame, lors d’une conférence de presse à Kigali sur la situation dans l’Est de la RDC. Soucieux de la stabilité du pays, il lui suggère des pistes de solutions pour mettre un terme à une crise qui n’a que trop duré.


Accusé par Kinshasa et la Monusco (Mission de l’Onu pour la stabilisation en République démocratique du Congo) de soutenir les mutins du Mouvement du 23 mars (M23) dans le Nord-Kivu, Paul Kagame n’a pas mâché ses mots pour démentir cette information.

« Le Rwanda n’est pas la cause des problèmes du Congo. Ils existaient avant que je naisse », a lancé le président rwandais lors d’une conférence de presse tenue, le 19 juin 2012, à Kigali sur la situation sécuritaire qui sévit dans l’Est de la République démocratique du Congo. Et pour enfoncer le clou, il a ajouté : « Les problèmes congolais doivent être gérés par les Congolais ».
Dans un communiqué de presse publié le 21 juin 2012, le porte-parole du Rassemblement pour le développement et la paix au Congo (RDPC), Gaspard-Hubert Lonsi Koko, prend acte de la position de Kigali vis-à-vis du conflit armé qui oppose les forces régulières de la RDC aux différents mouvements rebelles dans l’Est du pays et demande au Rwanda de « matérialiser sa bonne foi ».

Réagissant aux propos très fermes du président rwandais, Gaspard-Hubert Lonsi Koko propose au président rwandais quelques pistes de solutions pour ramener la paix dans cette partie du Congo.

Il lui conseille d’«extrader le criminel Laurent Nkunda vers Kinshasa ; empêcher l’approvisionnement en armes des rebelles congolais à partir du territoire rwandais ; accepter le rapatriement vers Kigali de tous les éléments des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) censées se trouver dans le territoire congolais».

Ainsi, le porte-parole du Rassemblement pour le développement et la paix au Congo appelle-t-il la communauté internationale à soutenir : « Les Forces armées de la RDC (FARDC) dans ses actions relatives au maintien de la paix dans la région du Kivu ; à la diplomatie congolaise en vue du rapatriement des éléments du FDLR au Rwanda ou dans un pays non limitrophe de la RDC ».

Il appelle également le gouvernement congolais à « mettre les moyens nécessaires pour sécuriser le territoire national ».

Propos suffisamment étayé dans son dernier essai publié chez l’Harmattan, « Congo-Kinshasa : le degré zéro de la politique », et illustré par le passage ci-après :
« Il faut un Etat fort, capable d’exercer son autorité sur l’ensemble du territoire national. Il faut aussi une armée citoyenne capable de sécuriser nos frontières et d’assurer la défense de notre pays en cas d’agression, d’où qu’elle vienne », écrit-il, convaincu qu’une issue positive à cette crise est possible.
« Seul le rétablissement d’une paix durable permettra le début de la reconstruction de la RDC », conclut Gaspard-Hubert Lonsi Koko dans son communiqué. Une action immédiate s’impose.

Robert Kongo, correspondant en France

samedi 4 juin 2011

POURQUOI LA RD CONGO DOIT-ELLE SORTIR RAPIDEMENT DES MAINS INEXPERTES ET CHANGER DE LEADERSHIP ?

L’internationalisation continue de la menace terroriste, la sophistication des filières des narco-trafiquants et le blanchiment des capitaux à grande échelle sont en train de migrer et s’installer progressivement au cœur des forêts équatoriales africaines, où existent aujourd’hui des administrations-fictions, dont la plus inquiétante est celle de la République Démocratique du Congo, une base-arrière prospère et redoutable qu’aucune coalition ne pourra aisément déloger demain.

Rappelons que la République Démocratique du Congo, c’est :
- 2 345 000 Km² au centre du continent africain ;
- 40 % des forêts africaines ;
- 80 millions d’hectares de terres arables ;
- 65 000 000 d’habitants, dont 60 % ont moins de 20 ans et près de 450 ethnies ;
- 9 frontières auxquelles il faut ajouter la situation singulière de l’enclave du Cabinda ;
- un réservoir inépuisable de ressources minérales, stratégiques pour la plupart, en plus d’un réseau hydrographique exceptionnel et d’un potentiel hydroélectrique unique au monde.

Mais, depuis près de deux décennies, ce colosse aux pieds d’argile qu’est la République Démocratique du Congo a vacillé au point de devenir le ventre mou de l’Afrique centrale. Ses atouts sont aujourd’hui inversement proportionnels à ses faiblesses.

Non seulement l’on y assiste à un abandon de souveraineté, mais des mouvements terroristes étrangers ont sanctuarisé ce pays depuis plus de 15 ans. L’armée et la police congolaises, en plus d’être parmi les plus corrompues au monde, ont pour hauts faits d’armes la violation systémique et systématique des Droits Humains, la déshumanisation de la gent féminine violée de manière indescriptible, en concurrence avec ces milices régionales transfrontalières [FDLR, LRA] qui écument une large partie du territoire et entretiennent une insécurité chronique. Les Services Spéciaux ne sont pas du reste dans les brimades et les meurtres politiques. L’actualité dramatique récente confirme ce constat.

La situation socio-économique est catastrophique avec un chômage massif et des tensions nées des frustrations diverses. L’administration congolaise, quasi-inexistante et corrompue à souhait, ne contrôle pas grand-chose faute de management et des moyens pour accomplir ses missions.

Par ailleurs, on assiste dans ce pays à la vente cyclique de plusieurs concessions minières sur lesquelles le gouvernement a abandonné sa souveraineté et dont personne ne connaît le contenu, ni ne maîtrise l’exploitation, encore moins l’exportation au point de mettre dangereusement des produits sensibles comme l’uranium ou le cobalt entre des mains douteuses ou au profit des filières terroristes.

Via des frontières poreuses, on note des afflux migratoires massifs et l’implantation significative d’une forte communauté extra-continentale que personne ne sait ni identifier véritablement, ni contrôler dans la durée. Cette communauté non autrement identifiée s’illustre, par le biais de certaines filières libanaises et indo-pakistanaises,  dans le blanchiment d’argent, les trafics de tout genre et le rachat de plusieurs sites dont certains sont transformés en lieux de prière, voire des miracles, à partir desquels les nouveaux convertis sont pris en charge socialement avec ce que cela comporte de potentiel.

Tout cela est entretenu et encouragé par la médiocrité d’une classe politique complaisante qui ne vise que l’enrichissement personnel immédiat, quel qu’en soit le prix, sans oublier son « masochisme » jouissif devant la misère d’une population qui ne sait plus à quel saint se vouer. Pourtant, toutes ces problématiques renvoient à la survie ou à la disparition de l’État congolais avec les conséquences géopolitiques que l’on peut facilement deviner.

Les observateurs avisés savent que, s’agissant de la République Démocratique du Congo, il y a péril en la demeure aux dommages collatéraux régionaux et internationaux garantis. On sait que plusieurs pays voisins, déjà en froid avec la RD Congo, sont eux-mêmes exposés aux tensions internes, ou risquent de l’être, comme au Rwanda et au Burundi, à des aventures sanglantes des LRA et des SHEBABS en Ouganda, à la présence de nombreuses milices et forces négatives installées dans de zones de non-droit comme au Soudan et en Centrafrique, le problème cabindais... À ces conséquences, il faut ajouter les perspectives non rassurantes de changement de régimes dans d’autres, l’arrivée massive des réfugiés congolais dans les pays voisins et l’exil volontaire dans l’espoir de trouver à l’étranger n’importe quel job ainsi que les tensions et les incidents dus aux expulsions de personnes en situation irrégulière par le pays involontairement hôte. Il devient donc impératif de faire face à ces inquiétudes légitimes et de sortir très rapidement la République Démocratique du Congo de cette situation.

COMMENT ET EN QUOI CONSISTE CETTE SORTIE ?

À travers un Leadership nouveau et clairvoyant ayant la connaissance et la maîtrise de la chose publique et des enjeux du XXIe siècle, la République Démocratique du Congo devra s’engager de manière volontariste et avec l’aide des partenaires régionaux ainsi qu’internationaux convaincus pour garantir la Liberté, l’Égalité, la Sécurité et la Prospérité.

A.  SUR LE PLAN GÉOPOLITIQUE

1- Restauration de la souveraineté et de l’autorité de l’État à travers l’ensemble de son territoire ;
2 - Pacification totale du pays, garanties à l’existence de toutes les communautés et renforcement du ciment identitaire national ;
3 - Instauration d’un État de droit avec des Institutions fortes dotées des attributs et des pouvoirs réels ;
4 - Moralisation de la vie publique et définition d’un pacte républicain ;
5 - Respect des engagements internationaux souscrits et politique de bon voisinage.

B.  SUR LES PLANS MILITAIRE, SÉCURITAIRE ET GÉOSTRATÉGIQUE

1 - Bâtir une armée républicaine dotée des compétences, d’outils et des moyens modernes proportionnels aux défis et enjeux actuels. Cette armée doit être un maillon d’une armée régionale pour une défense commune ;
2 - Érection des bases militaires en partenariat stratégique avec les forces onusiennes ;
3 - Création d’Unités spéciales chargées des espaces aérien, géologique, fluvial, maritime, lacustre et des frontières terrestres ;
4 - Restructuration de la Police Nationale et création d’Unités spécialisées en son sein ;
5 - Redéfinition des missions des services spéciaux tournées vers la recherche et le développement.

C.  SUR LES PLANS ÉCONOMIQUE ET SOCIO-CULTUREL

1 - Renforcement des capacités de l’administration et promotion de la bonne gouvernance ;
2 - Repenser les politiques du développement ;
3 - Rationalisation des objectifs et des priorités du développement ;
4 - Création des Zones Franches Industrielles ;
5 - Garantie et sécurisation des investissements, des droits individuels et des sociétés ;
6 - Audit indépendant et réhabilitation du portefeuille de l’État ;
7 - Approfondissement de la coopération régionale sur base des avantages comparatifs ;
8 - Garantie de la sécurité alimentaire et énergétique à travers un investissement massif prioritaire dans l’agriculture et les infrastructures ;
9 - Réhabilitation, renforcement et traçabilité des systèmes éducatif et sanitaire ;
10 - Assainissement et mise en place des infrastructures financières et bancaires modernes ;
11 - Réhabilitation sociale et indemnisation des victimes grâce à une Justice indépendante.

Ce vaste et ambitieux programme pour le développement intégré de la République Démocratique du Congo ne pourra se réaliser que si ce pays fait émerger un Leader crédible, déterminé, capable de relever les défis, de conduire avec intelligence la destinée de la Nation, de défendre les intérêts du peuple congolais et de ne pas hypothéquer la paix dans la région d’Afrique centrale.

GARANTIES ET PLUS-VALUE DE LA CANDIDATURE
DE GASPARD-HUBERT LONSI KOKO

Les garanties et les atouts de la candidature de Gaspard-Hubert Lonsi Koko à la présidence de la République Démocratique du Congo réside à la fois dans son itinéraire sociologique, sa virginité politique, sa formation, son expertise politique, sa capacité à pénétrer et à mobiliser les réseaux internationaux d’influence, sa Vision et son Programme.