jeudi 22 août 2013

Quels sont les critères du choix des délégués de la diaspora en vue des concertations nationales en RD Congo ?

Beaucoup de gens ne cessent de s’interroger sur les préparatifs des concertations nationales initiées par Joseph Kabila, le Président de la République Démocratique. Pour en savoir davantage, nous avons rencontré le délégué et porte-parole de la Diaspora Congolaise Favorable au Dialogue, Gaspard-Hubert Lonsi Koko, pour un aperçu sur le volet qui concerne les Congolais de l’étranger.


Œil d’Afrique : Qu’est-ce qui a motivé votre adhésion et celle de vos amis à la déclaration du président Joseph Kabila concernant les concertations nationales ? 
 
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : Toute initiative politique est à l’origine une démarche personnelle, avant de devenir collective. Dès l’annonce du dialogue nationale par le président de la République Démocratique du Congo, j’ai répondu favorablement. Ensuite, Herman Nzeza Malungidi, Augustin Mukamba et moi-même avons lancé un appel dans l’espoir de regrouper les Congolais de l’étranger qui souhaiteraient travailler dans le sens d’un dialogue républicain et inclusif. C’est ainsi qu’est née la Diaspora Congolaise Favorable au Dialogue, DCFD en sigle.
Consciente du danger que court le pays, la DCFD a pris la résolution de s’impliquer en faveur de la consolidation des institutions étatiques, de la paix, de la liberté et de l’égalité. Compte tenu de la fragilisation des l’État à cause de la crise politique en cours, vu le risque de balkanisation du pays et l’inquiétude de l’incohésion nationale sans cesse grandissante, la DCFD a donc souhaité faire des propositions d’avant-garde en vue de rassembler le peuple congolais et de réussir le Congo d’avenir. Ainsi, les membres de la DCFD ont-ils vivement espéré parvenir à un consensus qui puisse permettre, au-delà des divergences, une réelle concorde sociale et la consolidation des institutions en vue de la pacification du territoire national. Ces éléments ont motivé notre adhésion à la proposition présidentielle, et non le partage du pouvoir.
 
Œil d’Afrique : Qu’avez-vous fait pour officialiser votre démarche auprès des autorités congolaises ?
 
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : Le président Joseph Kabila ayant chargé l’honorable Aubin Minaku, président de l’Assemblée nationale, d’engager les pré-concertations entre les différentes forces vives de la Nation, la DCFD a introduit auprès de ses services un cahier des charges dans lequel elle envisageait la réconciliation nationale, du point de vue politique, comme un moyen par excellence de la reconstitution de la souveraineté de l’État. Ainsi avions-nous souhaité non seulement que le dialogue national ait lieu en République Démocratique du Congo, mais que les assises nationales soient surtout dirigées par des Congolais et placées sous l’observation de la communauté internationale. Dans le même ordre d’idées, la DCFD a émis le vœu que l’organisation de ces assises soit financée par l’État congolais. Enfin, les membres de son Bureau de coordination ont voulu avoir des éclaircissements sur les conditions d’accueil des participants au dialogue national, de leur sécurité et des garanties politiques à leur égard.
 
Œil d’Afrique : Pourquoi cet intérêt soudain d’un bon nombre de Congolais de la diaspora aux concertations nationales ? Quelles sont les raisons qui ont réveillé cette conscience patriotique ?
 
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : Il est vrai que mes amis et moi-même avons été vilipendés, insultés et traités de noms d’oiseaux par les membres de la diaspora partisans du statu quo ante. Je ne peux que me réjouir de l’intérêt croissant et affiché aujourd’hui, par nos compatriotes vivant à l’étranger, pour les concertations nationales. Pour le jauressien que je suis, la politique a toujours été une question de principes et de convictions. Raison pour laquelle je suis partisan d’une opposition constructive. Je ne pouvais donc pas fragiliser l’initiative du président de la République, au moment où se joue la survie de la Nation. Le patriotisme devrait s’imposer à tous les Congolais qui veulent à tout prix éviter la balkanisation.
Quant aux raisons ayant tout à coup suscité l’intérêt de certains Congolais de l’étranger, eux seuls peuvent les expliquer. « Le courage, c’est de chercher la vérité […] C’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel. » Je fais donc mienne cette phrase de Jean Jaurès, laquelle me permet de clarifier la position de la DCFD, ainsi que la mienne, quant à notre démarche relative au dialogue inter-congolais.

Œil d’Afrique : Sur quels critères se feraient alors le choix des délégués de la diaspora ?
 
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : Excellente question ! Après que la DCFD a demandé par le truchement d’un communiqué de presse la participation d’un représentant de la diaspora à la commission préparatoire des assises, un délégué des Congolais de l’étranger a été désigné sur des bases que tout le monde ignore. Cela pose un sérieux problème quant au choix final par le présidium. Rappelons que sur les 107 cahiers des charges que les Congolais de la diaspora ont introduits auprès des services du président de l’Assemblée nationale, 5 seulement, parmi lesquels figure le nôtre, ont été retenus. Le bon sens voudrait que, au-delà du consensus, le choix des délégués de la diaspora se fasse avant tout sur le mérite et la compétence, en fonction du travail effectué en amont. Il ne serait pas du tout crédible que ceux qui ont travaillé dès le départ, par simple patriotisme, soient exclus au profit d’une vision purement politicienne, personnelle et ethniciste. La DCFD exprime donc, comme cela a été soulevé dans l’article paru dans le journal Le Potentiel, son appréhension quant à la finalisation de la liste des délégués de la diaspora devant participer aux assises des concertations nationales et au fait que les préparatifs de ces concertations ne tiennent plus du tout compte du cadre défini par le projet de règlement intérieur devant les régir, ni de l’ordonnance présidentielle n° 13/078 du 26 juin 2013. Il est question non seulement de la sincérité et de la crédibilité des acteurs politiques et de la société civile, mais surtout de l’avenir du peuple congolais.
 
Propos recueillis par Roger Musandji 

© Oeil d'Afrique

mardi 20 août 2013

Concertations nationales : la DCFD s'inquiète du choix final du présidium pour les délégués de la diaposra


Dans un communiqué publié samedi 17 août à Marseille (France) , le Bureau de coordination de la Diaspora Congolaise Favorable au Dialogue (DCFD) s’inquiète du choix final du présidium pour les délégués de la diaspora devant participer aux concertations nationales.

Gaspard-Hubert Lonsi Koko, délégué et porte-parole de la DCFD
Le vendredi 16 août, le président du Sénat, Léon Kengo Wa Dondo, et celui de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, chargés de présider les assises des concertations nationales en RDC, ont conjointement désigné le nombre des délégués, pour chaque composante de la société congolaise (Majorité présidentielle, opposition institutionnelle, société civile, diaspora…), devant y participer.

Sur quels critères ont-ils fait le choix du seul et unique délégué de la diaspora congolaise censé participer aux travaux du comité préparatoire de ce forum ? C’est la question que se pose le Bureau de coordination de la Diaspora Congolaise Favorable au Dialogue (DCFD), dans un communiqué publié samedi 17 août à Marseille.

«  Tout en étant favorable au fait que des membres de la diaspora puissent participer au comité mis en place, on ne peut que s’interroger sérieusement sur les critères qui ont prévalu au choix dudit délégué », peut-on lire dans le communiqué.

Ainsi la DCFD exprime-t-elle  son appréhension quant à la finalisation de la liste des délégués de la diaspora : «  Le Bureau de coordination de la DCFD manifeste son inquiétude par rapport à la liste finale quant à la désignation des délégués de la diaspora devant participer aux assises des concertations nationales. »

« MERITE ET COMPETENCE »

Pour le Bureau de coordination de la DCFD, le choix des délégués des Congolais de l’étranger doit se fonder sur les critères du mérite et de la compétence.
« Des structures de la diaspora s’étant impliqué en amont dans la sélection des candidats grâce à l’envoi de 107 cahiers des charges, le Bureau de coordination de la DCFD souhaite que, au-delà du consensus, le choix des délégués des Congolais de l’étranger se fasse avant tout sur le mérite et la compétence. »

Il est juste de reconnaître que le développement d’un pays  repose sur la qualité de son élite. Mais les mécanismes de sélection, de promotion de cette élite peut influer sur leur qualité. Car le rôle de l’élite d’un pays est de concevoir, de réaliser, et d’assurer dans le temps les changements de conscience nécessaire au sein des populations pour asseoir un ordre politique, économique ou social donné.

Dans son communiqué, le Bureau de coordination de la DCFD « espère pouvoir compter sur la réelle volonté des autorités congolaises de parvenir de manière inclusive à la cohésion nationale et sociale. » Il ose espérer que « les représentants des 5 cahiers des charges en provenance de la diaspora, lesquels ont inspiré l’ordonnance présidentielle n° 13/07 du 6 juin 2013, après avoir été retenus en bonne et due forme par les services du président de l’Assemblée nationale, participeront bel et bien – sur la base du travail effectué en amont – aux assises des concertations nationales. »

Ainsi, l’objectif  pour tous est de gagner le combat de l’unité et de la cohésion nationale face aux périls qui mettent en danger l’existence même de la RDC. Selon le vœu du président Joseph Kabila, initiateur des concertations nationales.

Pour la DCFD, dont le dévouement et la dévotion à la  cause du pays ne sont plus à démontrer, la qualité du travail qu’il a accompli depuis décembre 2012 atteste de son implication, accrue et significative, au processus en cours en RDC. L’ignorer serait dommage.

Robert Kongo, correspondant en France

samedi 17 août 2013

Communiqué de presse n° 20130817/0007 relatif à la participation des délégués de la diaspora aux concertations nationales en République Démocratique du Congo


Le Bureau de coordination de la Diaspora congolaise Favorable au Dialogue (DCFD) constate, à l’issue de l’annonce faite le 16 août 2013 par le présidium, qu’un représentant de la diaspora participera aux travaux du Comité préparatoire des concertations nationales. Tout en étant favorable au fait que des membres de la diaspora puissent participer au Comité mis en place, on ne peut que s’interroger sérieusement sur les critères ayant abouti au choix dudit délégué. Ainsi, le Bureau de coordination de la DCFD manifeste-t-elle ses inquiétudes par rapport à la liste finale quant à la désignation des délégués de la diaspora devant participer aux assises s’y afférant.

Des structures de la diaspora s’étant impliqué en amont dans la sélection des candidats grâce à l’envoi de 107 cahiers des charges, le Bureau de coordination de la DCFD souhaite que, au-delà du consensus, le choix des délégués des Congolais de l’étranger se fasse avant tout sur le mérite et la compétence.

Par conséquent, espérant pouvoir compter sur la réelle volonté des autorités congolaises de parvenir de manière inclusive à la cohésion nationale et sociale, le Bureau de coordination de la DCFD ose espérer que les représentants des 5 cahiers des charges en provenance de la diaspora, lesquels ont inspiré l’ordonnance présidentielle n° 13/078 du 26 juin 2013 après avoir été retenus en bonne et due forme par les services du président de l’Assemblée nationale, participeront bel et bien – sur la base du travail effectué en amont – aux assises des concertations nationales.

Fait à Marseille, le 17 août 2013

Pour le Bureau de coordination de la DCFD
Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Délégué et Porte-parole

vendredi 16 août 2013

RDC-Concertations nationales : la DCFD exige de l’équité et de la transparence dans les préparatifs

« La réussite et la crédibilité des concertations nationales dépendront de l’équité et de la sincérité dans les préparatifs. » C’est ce que l’on peut lire dans un communiqué publié à Marseille, le 14 août , par le Bureau de coordination du groupe la Diaspora Congolaise Favorable au Dialogue (DCFD).
Depuis quelques jours, le présidium des concertations nationales en RDC (Les présidents de deux chambres du parlement, Léon Kengo wa Dondo et Aubin Minaku) s’affairent aux préparatifs de ces assises qui s’annoncent « imminentes ». Les éventuels participants (partis politique, société civile…) se mobilisent. La Diaspora Congolaise Favorable au Dialogue (DCFD) n’est pas en reste.
Pour réussir ces assises, sans atermoiements, le Bureau de coordination de la DCFD exige de « l’équité et de la sincérité » dans leurs préparatifs, comme le propose la société civile dans la représentation des participants  : « 1/3 pour la majorité présidentielle, 1/3 pour l’opposition institutionnelle et 1/3 pour la société civile. »
En outre, fier de son combat mené depuis l’annonce de la tenue des concertations nationales par le président Joseph Kabila en décembre dernier, le groupe la DCFD demande avec force et vigueur « la participation des délégués de la diaspora, en tant que composante à part entière, dans le comité préparatoire. » 
Ainsi, pour le Bureau de coordination du groupe DCFD, dont le dévouement et la dévotion pour la cause de la RDC n’est plus à démontrer, l’objectif est de gagner le combat de l’unité et de la cohésion nationale face aux périls qui mettent en danger l’existence même de la RDC. 
                
Robert Kongo, correspondant en France du journal Le Potentiel

© Kongo Espoir 21

jeudi 15 août 2013

Communiqué de presse n° 20130814/0006 relatif aux assises des concertations nationales en RD Congo

Le Bureau de coordination de la structure dénommée Diaspora Congolaise Favorable au Dialogue (DCFD) rappelle que la réussite et la crédibilité des concertations nationales en République Démocratique du Congo dépendront de l’équité et de la sincérité dans les préparatifs des assises s’y afférant.

En conséquence, favorable à une véritable cohésion nationale et sociale indispensable à la stabilité du territoire et au progrès économico-démocratique, le Bureau de coordination de la DCFD :
- soutient la proposition de la société civile relative à une représentation équitable aux assises des concertations nationales à auteur de 1/3 pour la majorité présidentielle, 1/3 pour l’opposition institutionnelle et 1/3 pour la société civile ;
- demande la participation des délégués de la diaspora, en tant que composante à part entière, dans le Comité préparatoire des concertations nationales.

Fait à Marseille, le 14 août 2013

Pour le Bureau de coordination de la DCFD
Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Délégué et porte-parole

mardi 30 juillet 2013

Concertations nationales : faire mentir les pessimistes

Les parlementaires Congolais en Congrès
La tenue des concertations nationales annoncées par le président Joseph Kabila soulève pas mal de polémiques et cristallise les passions. Les partis de l’opposition réunis en « conclave » ont rejeté cette initiative. Faire mentir les pessimistes est la meilleure façon de mobiliser l’opinion nationale et les forces socio-politiques à cette problématique.

Après la publication de l’Ordonnance n°13/078 du 26 juin 2013 portant création, organisation et fonctionnement des concertations nationales, certains acteurs politiques, au nom de l’opposition, rejettent le fondement même de ce forum national convoqué par le président Joseph Kabila. Ils menacent de ne pas participer à ces concertations « biaisées et scellées d’avance » et prédisent l’échec du projet présidentiel.


Cette opposition radicale, le mot n’est pas assez fort, propose une vue à court terme de la RDC. Elle est silencieuse quand elle obtient des avantages , tonnent quand elles doivent consentir à des efforts , inévitables en temps de crise. Les honorables députés de l’opposition ne se sont-ils pas rangés, il y a peu, du côté de leurs homologues de la majorité présidentielle pour réclamer un doublement de leur salaire ? Déjà payés plus de 7000 $ par mois, les élus Congolais exigeaient 13000 $, dans un pays où une large partie de la population vit avec moins de 1$ par jour. Bien mal leur en a pris, le premier ministre, Matata Ponyo, a refusé d’accéder à leur demande en leur offrant une fin de non-recevoir.


Et pourquoi ne s’allient-ils pas avec ces députés de la majorité pour défendre une noble initiative qui a pour objet de « consolider la cohésion nationale, de renforcer l’autorité de l’Etat sur l’étendue du territoire national afin de mettre fin au cycle de violences dans l’Est du pays, d’accélérer le développement du pays dans la paix et la concorde » ? Quoi d’anormal qu’un chef de l’Etat puisse réunir toutes les couches socio-politiques de la nation afin de réfléchir et débattre « en toute liberté et sans contraintes » des voies et moyens susceptibles de sortir le pays de la situation actuelle ? Les combats qui ont repris au Nord-Kivu montrent que la situation reste fragile. Chapeau bas aux FARDC qui accomplissent un travail délicat et périlleux sur le théâtre des opérations, et qui y récoltent un franc succès.


Le seul rempart contre ces forces politiques sceptiques est la mobilisation de tous ceux qui croient dans l’idéal congolais. Car les défis pour les prochaines années sont capitaux : restaurer la paix dans l’Est du pays , assurer la liberté des citoyens, assurer le progrès du pays en relançant la croissance et en créant des emplois sur tout le territoire national, et ainsi redonner confiance aux Congolais.


Volonté politique


Pour mener à bien ces projets d’envergure, il faut une volonté politique. Il appartient donc aux acteurs politiques, de la majorité présidentielle et de l’opposition,  à dépasser leurs divergences. On ne le dira jamais assez. De cette volonté politique naîtra  un débat capital entre les forces socio-politiques dans le cadre des concertations nationales. Il est temps pour les Congolais de se parler.


Tous les participants, on l’espère, auront leur place durant ces assises et tout leur rôle à jouer dans ce processus. Il est normal qu’ils exigent des garanties pour la bonne marche, l’aboutissement et le suivi de ces concertations.


Il faudra que le contenu des réunions soit le plus transparent et clair pour la bonne compréhension des participants ; que l’expression soit libre de toute opinion ; que les participants débattent sur toutes les questions intéressant la vie de la nation sans tabou, sans acrimonie, ni esprit partisan.


Le souhait des Congolais est de voir toutes les forces vives de la nation, la diaspora comprise, participer à ces concertations, non pas avec des arrières pensées  de partage du pouvoir autour d’interminables querelles politiciennes mais avec la volonté sincère de dégager des orientations claires et partagées pour le développement d’un Congo uni et prospère au cœur de l’Afrique.


La question posée pour les prochaines années n’est pas d’être en faveur ou contre les concertations nationales et c’est là que certains acteurs politiques de l’opposition se trompent. La question est quel Congo voulons-nous . Etre pour la tenue des concertations nationales, ce n’est pas être « kabiliste » ou pour le Congo tel qu’il est gouverné aujourd’hui mais être pour un Congo réorienté.


Si les concertations nationales constituent une occasion pour définir le futur souhaité afin de sauver durablement le Congo et garantir l’unité, la paix, la sécurité et la cohésion nationale, elles offrent également l’opportunité d’impulser un nouvel élan et une nouvelle direction pour l’avenir d’un Congo plus beau qu’avant.


Grâce à ce débat ouvert, pluriel et franc, les participants pourront réinventer le Congo ! A eux de mieux en saisir la portée.


Courageuse diaspora


Nkashama Kabeya, G-H Lonsi Koko et Augustin Mukamba
Par ailleurs, il faut saluer le courage des Congolais de la diaspora regroupés au sein des organisations associatives et partis politiques, qui, malgré les critiques les plus acerbes, les injures et les menaces émanant de certains de leurs compatriotes, allergiques au pouvoir en place, continuent à se mobiliser en faveur de la paix au Congo et la tenue des concertations nationales.

A preuve, ces deux sujets préoccupants étaient au centre d’une session extraordinaire  qu’ils ont tenu à Paris lundi 15 juillet dernier. La déclaration commune signée par les participants,  à l’issue de cette rencontre,  est assez éloquente qu’exhaustive sur cette actualité brûlante de la RDC.

Les concertations nationales, « un moment fort de la vie de la nation », ils y croient dur comme fer. Depuis plusieurs mois, ils n’ont eu de cesse de revendiquer leur participation à ces assises.


En effet, leur vœu a été exaucé : le projet de règlement intérieur, qui fixe les règles relatives aux modalités d’organisation et de fonctionnement de ces concertations nationales, prévoit 18 sièges pour la diaspora congolaise.   


Hommes de convictions fortes et fervents patriotes, Nkashama Kabeya ( CDPS France), Gaspard-Hubert Lonsi Koko ( Délégué et porte-parole du groupe Diaspora congolaise favorable au dialogue,  porte-parole du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo), et Augustin Mukamba ( Troisième Force), pour ne citer que ceux-ci, entendent défendre le Congo, leur pays, dont l’avenir vaut plus que des calculs sournois de leurs vilipendeurs.

                                                      
Robert Kongo, correspondant en France

© Le Potentiel

lundi 22 juillet 2013

Déclaration des organisations associatives et politiques de la diaspora congolaise sur les concertations nationales et la situation dans l’Est de la République Démocratique du Congo

Nous, membres des associations et partis politiques de la diaspora congolaise réunis à Paris en session extraordinaire en date du 15 juillet 2013, faisons patriotiquement une déclaration commune sur la situation politique et sécuritaire qui prévaut en République Démocratique du Congo, en général, et dans sa partie orientale, en particulier. À l’issue de cette réunion, des résolutions ont été prises sur les plans national, continental et international.

Sur la situation dans l’Est de la République Démocratique du Congo

Nous condamnons avec « force et vigueur » la reprise des hostilités dans la province du Nord-Kivu. Ainsi demandons-nous à tous les belligérants de cesser, sans aucune condition, les hostilités dont les populations civiles sont les premières victimes. Par contre, nous exhortons la Brigade d’intervention des Nations Unies, qui plus est déjà déployée dans le territoire congolais et plus particulièrement dans la zone attaquée par les forces négatives bien identifiées par le Conseil de sécurité des Nations Unies, à s’acquitter efficacement, surtout dans le meilleur délai, de sa mission conformément à la Résolution 2098 des Nations Unies – quant à la protection des populations civiles et à l’éradication des groupes armés, y compris le M23, qui persisteront dans la voix armée au détriment de la solution politique.

L’accord-cadre d’Addis-Abeba doit être opposable à tous les pays de la sous-région, sous peine des sanctions. À cet effet, pour une paix durable dans la région des Grands lacs, nous appuyons la démarche du Président tanzanien, Son Excellence Jakaya Kikwete, qui, dans une dernière déclaration faite à Addis-Abeba, a demandé au Rwanda et à l’Ouganda d’ouvrir des dialogues avec leurs opposants internes et exilés en vue des solutions politiques pouvant mettre un terme à des accusations mutuelles d’appui, par les voisins, des groupes rebelles de chaque pays.

S’appuyant sur l’article 52 de la Constitution du 18 février 2006, nous rappelons que les Congolais ont droit à la paix et à la sécurité, tant sur le plan national qu’international. En conséquence, aucun individu, ou groupe d’individus, ne peut utiliser une portion du territoire national comme base de départ d’activités subversives, ou terroristes, contre l’État congolais ou tout autre État.

Sur les concertations nationales

Nous demandons à la classe politique congolaise, toutes tendances confondues, et à la société civile de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation en surmontant leurs divergences – l’objectif étant la participation, dans un cadre républicain, de toutes les forces vives, la diaspora comprise, aux Concertations nationales en vue d’une réflexion inclusive susceptible de consolider l’unité et la cohésion nationale et la formation d’une véritable armée républicaine capable de défendre le territoire national.

Pour garantir l’intégrité des travaux des assises des concertations nationales et le suivi des conclusions, nous préconisons d’inclure à ce processus, en tant qu’observateurs, les 15 membres du Conseil de sécurité des Nations Unies, les membres du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, ainsi que les représentants de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) et de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).

Sur l’intégrité du territoire national

Nous demandons aux populations congolaises de rester vigilantes et de décourager toute tentative pouvant porter atteinte à la sécurité et à la paix, en application de l’article 63 de la Constitution qui leur accorde le droit et le devoir sacré de défendre le pays et son intégrité territoriale face à une menace ou à une agression extérieure. Dans cette optique, nous devons être en symbiose avec nos soldats en les soutenant et en les encourageant car, au péril de leur vie, ils sont tout le temps au front pour défendre la Nation.

Fait à Paris, le 18 juillet 2013

Signataires :
Symphorien Kabeya Ntumbansela (CDPS France), N’Kashama-Mutoke Kabeya (CDPS France), Gaspard-Hubert Lonsi Koko (Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo), Llyod Mayala Matondo (Ligue des Jeunes pour la Démocratie et les Droits de l’Homme), Augustin Mukamba (Troisième Force), Emmanuel Mutombo (Union du Congo), Herman Nzeza Malungidi (Alliance Nationale pour le Changement).

DES CONGOLAIS DE LA DIASPORA SE MOBILISENT EN FAVEUR DE LA PAIX DANS LE NORD-KIVU ET LA TENUE DES CONCERTATIONS NATIONALES

Regroupés au sein des organisations associatives et partis politiques, des Congolais de la diaspora se sont retrouvés lundi 15 juillet dernier pour échanger sur la situation dans l’Est de la RDC et la tenue des concertations nationales initiées et convoquées par le président Joseph Kabila. C’est ce qui ressort de la déclaration commune signée par les participants à cette rencontre.


N'Kashama Kabeya, Gaspard-Hubert Lonsi Koko et Augustin Mukamba, trois des signataires de la déclaration du 15 juillet 2013
Dans une déclaration publiée à Paris, le 18 juillet 2013, nous apprenons que des Congolais de la diaspora rassemblés au sein des associations et partis politiques ont tenu une session extraordinaire pour évoquer la situation dans le Nord-Kivu, où la guerre a repris de plus belle, et la tenue des concertations nationales annoncées par le président Joseph Kabila.


« Droit à la paix et à la sécurité »


Les signataires de la déclaration condamnent avec « force et vigueur » la reprise de la guerre au Nord-Kivu.

«   Nous demandons à tous les belligérants de cesser, sans aucune condition, les hostilités dont les populations civiles sont les premières victimes. Par contre, nous exhortons la Brigade d’intervention des Nations Unies, qui plus est déjà déployée dans le territoire congolais, et plus particulièrement dans la zone attaquée par les forces négatives bien identifiées par le Conseil de sécurité des Nations Unies, à s’acquitter efficacement, surtout dans le meilleur délai, de sa mission conformément à la Résolution 2098 des Nations Unies quant à la protection des populations civiles et à l’éradication des groupes armés, y compris le M23, qui persisteront dans la voie armée au détriment de la solution politique. »

Les déplacés du Nord-Kivu
Ils dénoncent le non respect de l’accord-cadre signé à Addis-Abeba, le 24 février dernier, par  les chefs d’Etat et de gouvernement des 11 pays de la région. Tous s’étaient engagés à ne pas appuyer les mouvements rebelles agissant dans l’Est de la RDC.


« L’accord-cadre d’Addis-Abeba doit être opposable à tous les pays de la région, sous peine des sanctions. À cet effet, pour une paix durable dans la région des Grands lacs, nous appuyons la démarche du Président tanzanien, Son Excellence Jakaya Kikwete, qui, dans une dernière déclaration faite à Addis-Abeba, a demandé au Rwanda et à l’Ouganda d’ouvrir des dialogues avec leurs opposants internes et exilés en vue des solutions politiques pouvant mettre un terme à des accusations mutuelles d’appui, par les voisins, des groupes rebelles de chaque pays. »


S’appuyant sur l’article 52 de la Constitution du 18 février 2006, les signataires de la déclaration rappellent à l’opinion publique mondiale  que « les Congolais ont droit à la paix et à la sécurité, tant sur le plan national qu’international. En conséquence, aucun individu, ou groupe d’individus, ne peut utiliser une portion du territoire national comme base de départ d’activités subversives, ou terroristes, contre l’État congolais ou tout autre État. »


L’intérêt supérieur de la Nation, d’abord


Pour consolider l’unité et la cohésion nationale , les signataires de la déclaration  approuvent sans réserve la tenue des concertations nationales annoncées par le président Joseph Kabila.

« Nous demandons à la classe politique congolaise, toutes tendances confondues, et à la société civile de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation en surmontant leurs divergences, l’objectif étant la participation, dans un cadre républicain, de toutes les forces vives, la diaspora comprise, aux Concertations nationales en vue d’une réflexion inclusive susceptible de consolider l’unité et la cohésion nationale et la formation d’une véritable armée républicaine capable de défendre le territoire national. »


Soucieux de la bonne tenue de ces assises et de son heureux dénouement, ils préconisent : « d’inclure à ce processus, en tant qu’observateurs, les 15 membres du Conseil de sécurité des Nations Unies, les membres du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, ainsi que les représentants de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) et de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC). »


Pour conclure, ils lancent un appel au peuple congolais, qui souffre tant le martyre,  à s’abstenir de toute action pouvant porter atteinte à la souveraineté, l’indépendance , l’intégrité et l’inviolabilité territoriales.


« Nous demandons aux populations congolaises de rester vigilantes et de décourager toute tentative pouvant porter atteinte à la sécurité et à la paix, en application de l’article 63 de la Constitution qui leur accorde le droit et le devoir sacré de défendre le pays et son intégrité territoriale face à une menace ou à une agression extérieure. Dans cette optique, nous devons être en symbiose avec nos soldats en les soutenant et en les encourageant car, au péril de leur vie, ils sont tout le temps au front pour défendre la Nation. »


Cette déclaration, dont la presse en Europe s’en est largement fait l’écho, a été signée par Symphorien Kabeya Ntumbansela (CDPS France), N’Kashama-Mutoke Kabeya (CDPS France), Gaspard-Hubert Lonsi Koko (Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo), Llyod Mayala Matondo (Ligue des Jeunes pour la Démocratie et les Droits de l’Homme), Augustin Mukamba (Troisième Force), Emmanuel Mutombo (Union du Congo), Herman Nzeza Malungidi (Alliance Nationale pour le Changement).

Robert Kongo, correspondant en France

© Le Potentiel

samedi 13 juillet 2013

Un moment partagé avec Gaspard-Hubert Lonsi Koko

La diaspora congolaise a en son sein des voix qui ne laissent personne indifférente. Du dialogue inter-congolais proposé par le président Joseph Kabila, fortement contesté par l’opposition et d’autres membres de cette même diaspora, l’auteur, politicien, Gaspard-Hubert Lonsi Koko a été une des premières personnes à y répondre par la positive.  Une interview avec celui qui secoue le cocotier était plus que nécessaire.

Œil d’Afrique : Vous êtes l’un des acteurs la diaspora congolaise qui ne laisse personne indifférente. Cela vous vaut à la fois de l’admiration et de l’animosité. Comment expliquez-vous cela ?

Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
 Vous avez raison de dire que la diaspora congolaise contient quelques précieuses pépites qui, en brillant de temps à autre au firmament, font la fierté de la République Démocratique du Congo. J’en connais quelques-unes, même si la majorité d’entre elles préfère, pour des raisons que je comprends, s’épanouir le plus souvent dans l’ombre. Ainsi évite-t-elle de s’exposer quotidiennement à la lumière au risque de faire l’objet, avec l’avènement de l’Internet, des critiques trop souvent non fondées. Je n’ai aucune explication à donner, s’agissant des réactions que suscitent ma personne et mes prises de position. En tout cas, l’eau va toujours à la rivière [lire la suite].

Propos recueillis par Roger Musandji


© Œil d
’Afrique

jeudi 11 juillet 2013

RD Congo : polémique concernant une éventuelle révision constitutionnelle

Depuis quelques semaines, l’ouvrage[1] écrit par l’ancien Président de l’Assemblée nationale congolaise et professeur de droit[2], Evariste Boshab, ne cesse d’opposer les Congolais sur l’éventualité d’une révision de la Constitution du 18 février 2006. D’aucuns soupçonnent déjà la majorité présidentielle de tâter le terrain en vue de la révision de l’article 220[3] de la Constitution.

Qu’est-ce qu’une Constitution ?

Rappelons que la Constitution est un ensemble de textes juridiques qui définit les différentes institutions composant l’État et qui organise leurs relations. Sa rédaction peut permettre de garantir à chacun le respect de ses droits et de définir les différents organes de l’État selon le principe de la séparation des pouvoirs. Les régimes démocratiques sont organisés selon le principe de la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire pour éviter leur concentration entre les mains d’une seule personne. Certaines Constitutions privilégient la stricte séparation des pouvoirs, d’autres leur permettent, tout en étant distincts, de disposer de moyens de contrôle les uns à l’égard des autres.

L’article 220 de la Constitution congolaise

Il s’agit d’une disposition qui spécifie le caractère irréformable du nombre, de la durée des mandats du président de la République et de la forme de l’Etat. Augustin Mukamba n’a pas forcément tort lorsque, dans ces cours ayant trait à l’éducation des couches populaires, il rappelle que la menace ne réside pas forcément dans l’amendement de l’article 220 de la Constitution du 18 février 2006. En effet, dans un passé très récent, ce dispositif constitutionnel n’a nullement empêché la réduction du scrutin présidentiel à un seul tour. La vraie menace se cache plutôt dans les dispositifs satellitaires – notamment les articles 70 et 218 – qui risquent d’être toilettés au profit de la majorité présidentielle, sans pour autant générer le conflit avec l’article 220 ni sombrer dans l’inconstitutionnalité.

L’éventualité d’une révision constitutionnelle

Selon la description qu’en fait l’éditeur, l’ouvrage de M. Boshab est une « porte ouverte sur l’avenir afin que la Constitution ne puisse se scléroser ». Effectivement, toutes les Constitutions prévoient les modalités selon lesquelles elles peuvent être modifiées. Il s’agit donc d’une procédure de révision soit afin de corriger des imperfections, soit pour modifier des règles de fonctionnement d’un régime. Cette procédure est « souple » lorsqu’elle peut être révisée par les mêmes organes[4] et selon les mêmes procédures servant à l’adoption des lois ordinaires. Cela permet d’adapter la Constitution aux circonstances sans formalisme excessif et sans blocage politique. Mais il faudra veiller à ce que le texte constitutionnel ne soit pas déstabilisé, qu’il ne soit pas modifié au gré des circonstances et des rapports de force, alors même qu’il a pour fonction de mettre en place un cadre institutionnel pouvant permettre de surmonter les crises. En agissant au profit des intérêts personnels ou d’une nomenklatura, on fait perdre à la Constitution sa portée symbolique et sa suprématie au regard des autres textes juridiques.
La procédure relative à la modification de la Constitution est « rigide » lorsqu’elle ne peut être révisée que par un organe distinct[5] et/ou selon une procédure différente, comme le référendum, de celles servant à l’adoption des lois ordinaires. Dans ce cas précis, la loi constitutionnelle est préservée des ajustements trop fréquents et conserve de facto un statut spécifique, ainsi que sa primauté par rapport aux autres règles de droit correspondant à son rang de « pacte fondamental » de la Nation. Mais l’on doit faire en sorte d’éviter les procédures des blocages difficilement surmontables.

L’amélioration de la loi fondamentale

La Constitution, qui plus est impersonnelle, fonde l’organisation de l’État et garantit le respect des droits fondamentaux de la personne humaine. Pour ces deux raisons, il est nécessaire de la protéger des modifications de circonstance et de la violation des principes qu’elle définit. Norme suprême du système juridique, ne pouvant nullement échapper au principe selon lequel les faits précèdent la loi, elle n’est donc pas figée dans le marbre. Mais la modification, partielle ou totale, de la loi fondamentale ne doit en principe être envisagée que, selon le constitutionnaliste français Gérard Cornu, comme un « réexamen d’un corps de règles en vue de son amélioration ».

Gaspard-Hubert Lonsi Koko

© Jolpress 


[1] Intitulé Entre révision de la constitution et l’inanition de la nation.
[2] Egalement Secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), d’obédience présidentielle.
[3] Cet article stipule : « La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle. 
» Est formellement interdite toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et libertés de la personne, ou de réduire les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées. »
[4] C’est-à-dire par une assemblée législative ordinaire.
[5] Par exemple le Congrès du Parlement.