1. Vous venez de signer aux Editions l'Harmattan un livre, « République Démocratique du Congo, un combat pour la survie », votre projet de société pour le Congo du troisième millénaire, paru en ce début février. Etes-vous prêt à mener ce combat ?
En effet, je viens de publier chez l'Harmattan l'ouvrage que vous venez de citer, qui est le condensé en dix points de nos cent vingt propositions. Contrairement aux candidats qui distribueront de l'argent, des tee-shirts et de la bière aux Congolais pour obtenir leur suffrage, voire ne compteront que sur leur ancienneté sur l'échiquier politique, je préfère m'appuyer sur un programme cohérent en vue de la dignité et du respect de nos compatriotes. Si je viens de rendre public un projet d'envergure pour le Congo de demain, cela signifie que je suis prêt à me jeter dans cette bataille électorale pour la présidentielle de novembre 2011. Sinon, je ne le ferai pas. Mon objectif consiste à œuvrer, dès mon élection, pour l'amélioration des conditions de vie des Congolais. Le calendrier électoral m'oblige à officialiser ma candidature en mai 2011.
2. D'après vous, tout va mal au Congo. Le régime Kabila n'a-t-il pas un bilan défendable ?
La majorité de nos concitoyens constate l'échec du régime en place. Les habitants des cités et des bourgs livrés à eux-mêmes savent que leur vie n'a cessé de régresser pendant les dix années de la présidence de Kabila, que l'insécurité croissante hypothèque davantage leur avenir. Ne pouvant rester indifférent à leurs souffrances, je leur propose un projet de société d'avant-garde, humaniste et fraternel en vue de véritables fondements du Congo d'avenir.
3. Pouvez-vous résumer l'essentiel de votre projet, ce Congo nouveau que vous appelez de vos vœux ?
Mon projet préconise la paix, la réconciliation nationale, la croissance économique, la création d'emplois et l'évolution sociale. Il encourage la refondation du système éducatif et la formation tout au long de la vie, la banalisation de l'accès à la santé, à l'eau, à l'électricité et à la nourriture, la construction des infrastructures dans le cadre du désenclavement du pays ainsi que la circulation des biens et des personnes. Cette politique audacieuse exige le respect de notre souveraineté ainsi que l'intangibilité de nos frontières. Je ferai émerger un grand État doté d'une classe dirigeante clairvoyante, d'une élite compétente et soucieuse de la bonne gouvernance, d'un système judiciaire indépendant et efficace. J'œuvrerai pour une administration structurée au service des administrés, une armée performante et dissuasive, ainsi qu'une police et une gendarmerie nationales garantes de la sécurité. Enfin, mon projet privilégie les libertés d'expression relatives au syndicalisme, à la presse, à la société civile... Mes propositions s'articulent autour des quatre principes fondamentaux : la Liberté, l'Égalité, la Sécurité et la Prospérité. Je demande donc aux Congolais de s'approprier cette initiative pour réinventer collectivement la manière de faire de la politique et rendre possible une alternative crédible.
4. Que pensez-vous du modèle de scrutin à un tour pour la présidentielle en RDC?
Si le processus ayant conduit à cette révision ne viole aucun dispositif constitutionnel, c'est sur le plan moral qu'il faille insister. Nous devons éviter que la manœuvre politicienne de l'AMP ouvre la voie à une présidence à vie et instaure à nouveau la dictature. Dans un pays dont la démocratie n'est pas encore consolidée, la légitimité du président de la République doit être préservée. Seule l'élection à deux tours permet aux électeurs de se prononcer une seconde fois en faveur de leur candidat préféré, ou même de changer d'avis quant à leur préférence entre le premier et le second tours du scrutin, et aux partis politiques ainsi qu'à l'électorat de s'ajuster aux éventuels changements de l'environnement politique survenus en amont. Je rétablirai le mode de scrutin à deux tours aussitôt élu président de la République. Mais, en attendant, ayons l'intelligence de présenter un candidat unique de l'opposition capable de porter dans la durée un projet de société cohérent pour le Congo du troisième millénaire.
5. Les pays arabes d'Afrique du nord connaissent des mouvements de protestation d'une ampleur sans précédent. Les peuples revendiquent la liberté et la démocratie dans leurs pays respectifs. La contagion peut-elle gagner l'Afrique noire, selon vous ?
L'Afrique subsaharienne connaît déjà des soubresauts, notamment en Guinée, au Niger, en Côte d'Ivoire et au Soudan. Mais ce qui se passe en Afrique du nord est très intéressant, car les peuples ont privilégié la manifestation populaire aux dépens de la voie armée. Cela est rendu possible grâce au comportement citoyen des armées concernées. Il revient au peuple d'assumer en dernier ressort, en tant que souverain primaire, ses responsabilités de la manière qu'il le souhaite. Il y a de fortes chances que le processus initié en Tunisie devienne irréversible. Ainsi le vent du Nord risque-t-il de souffler de manière salutaire dans notre pays.
PROPOS RECUEILLIS PAR ROBERT KONGO, CORRESPONDANT EN FRANCE
(*) Président d'Union du Congo et porte-parole du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC)
© Le Potentiel
Cette plate-forme politique et idéologique, dénommée Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) et proposée à l’ensemble du peuple congolais, repose sur quatre principes fondamentaux : à savoir la Liberté, l’Égalité, la Sécurité et la Prospérité.
Affichage des articles dont le libellé est amp. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est amp. Afficher tous les articles
jeudi 3 février 2011
mardi 4 janvier 2011
COMMUNIQUE DE PRESSE n0 20110104/010 relatif au mode de scrutin en République Démocratique du Congo
Par la voie de son porte-parole, le gouvernement congolais propose de réduire à un seul tour le mode de scrutin présidentiel. En effet, selon Lambert Mende, « le scrutin à deux tours tel que [cela a été] expérimenté en 2006 n'est pas conforme aux intérêts du peuple congolais du point de vue économique, politique et sécuritaire » et « éviterait au pays de sombrer dans des guerres identitaires ». Il est donc question, pour le gouvernement de Joseph Kabila, de changer les règles à quelques mois de l'élection présidentielle. S'imposera donc la révision constitutionnelle, notamment l'article 71, afin de faire passer le scrutin présidentiel à un seul tour.
Force est de constater la peur qui anime la majorité présidentielle. L'éventualité d'une victoire avec le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours étant de plus en plus exclue, l'Alliance pour la Majorité présidentielle (AMP) tente de modifier la Constitution au profit du mode de scrutin à un tour. Si jamais la pilule ne passe pas, les affidés du président de la République préconiseraient l'allongement de l'intervalle entre les deux tours à deux mois, et non plus deux semaines, dans l'intention de bloquer le processus électoral au second tour au cas où les données leur seraient défavorables.
La politique de fuite en avant n'ayant toujours rien résolu, au sein du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC), nous exigeons avec force et vigueur le maintien du scrutin à deux tours. De plus, ce système permet non seulement aux électeurs de se prononcer en faveur de leur candidat(e) préféré(e) une deuxième fois, ou même de changer d'avis quant à leur préférence entre le premier et le second tour, mais aussi aux partis politiques et à l'électorat de s'ajuster aux éventuels changements de l'environnement politique entre les deux tours de scrutin.
La Direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo.
Fait à Paris, le 4 janvier 2011
Force est de constater la peur qui anime la majorité présidentielle. L'éventualité d'une victoire avec le mode de scrutin uninominal majoritaire à deux tours étant de plus en plus exclue, l'Alliance pour la Majorité présidentielle (AMP) tente de modifier la Constitution au profit du mode de scrutin à un tour. Si jamais la pilule ne passe pas, les affidés du président de la République préconiseraient l'allongement de l'intervalle entre les deux tours à deux mois, et non plus deux semaines, dans l'intention de bloquer le processus électoral au second tour au cas où les données leur seraient défavorables.
La politique de fuite en avant n'ayant toujours rien résolu, au sein du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC), nous exigeons avec force et vigueur le maintien du scrutin à deux tours. De plus, ce système permet non seulement aux électeurs de se prononcer en faveur de leur candidat(e) préféré(e) une deuxième fois, ou même de changer d'avis quant à leur préférence entre le premier et le second tour, mais aussi aux partis politiques et à l'électorat de s'ajuster aux éventuels changements de l'environnement politique entre les deux tours de scrutin.
La Direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo.
Fait à Paris, le 4 janvier 2011
Libellés :
Afrique,
amp,
élections,
internationale,
joseph kabila,
kinshasa,
Lambert Mende,
rd congo,
rdpc,
scrutin
samedi 1 janvier 2011
Adresse de Gaspard-Hubert Lonsi Koko au peuple congolais
Mes chers compatriotes,
Notre pays est à la croisée des chemins. Plus de 50 ans après sa reconnaissance internationale, le bilan est globalement négatif. En effet, notre pays n’a jamais été sérieusement dirigé depuis le 30 juin 1960. Cela est dû non seulement aux troubles internes imposés par des volontés extérieures, mais surtout au manque de rigueur de notre classe politique dans la gestion de la chose publique et à l’insouciance de nos populations pour ce qui est du processus démocratique.
De toute évidence, sur le plan économique, l’année 2010 a confirmé l’inacceptable. En effet, la République Démocratique du Congo, bien que naturellement très riche, a été cataloguée parmi les pays pauvres et très endettés (PPTE). Dans la même optique, le mauvais climat des affaires a mis notre pays en porte-à-faux avec la loi américaine connue sous le nom de « African Growth and Opportunity Act » (AGOA) ayant de ce fait privé le peuple congolais, sur le plan commercial, d’un partenariat import avec les États Unis d’Amérique.
Sur le plan social, l’année 2010 a particulièrement été mauvaise. Le fort taux de chômage a gravement porté préjudice à plus de la majorité des ménages, ayant ainsi hypothéqué l’avenir des millions de familles. En conséquence, nos compatriotes ont de plus en plus de mal à subvenir aux besoins vitaux de leurs familles.
À propos de la sécurité alimentaire, le pouvoir d’achat d’un grand nombre de Congolais ne leur permet plus du tout de manger plus d’une fois par jour. Ainsi connaît-il quotidiennement la « mort subite », comme cela se dit tristement à Kinshasa.
Pour ce qui est des infrastructures, le peu de travaux effectués concernant les routes a été soit réalisé sans respect des normes adéquates, soit est resté inachevé, soit n’est d’aucun intérêt direct par rapport au développement socio-économique local. Force est de constater que les 5 chantiers du président de la République n’ont en rien amélioré le quotidien de nos compatriotes pour ce qui est de l’accès à l’eau potable et à l’électricité, de l’accès aux soins, de l’entretien des routes dans les cités, du désenclavement du pays...
Selon l’ambassadeur de France pour les droits de l’Homme, François Zimeray, les droits de l’Homme relèvent « du naufrage » dans notre pays. Un constat accablant que confirment les propos de la députée européenne Michèle Striffler. N’en déplaise au ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, nous avons besoin de personnes de bonne volonté qui veulent bien nous aider, en matière de lutte contre les violations des droits humains, « à sortir la tête hors de l’eau ». De plus, nos compatriotes de l’Est connaissent de moins en moins une vie paisible, tourmentés psychologiquement comme ils le sont à cause de l’insécurité, de la séparation avec les membres de leurs familles ballottés d’un camp de réfugiés à un autre à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières. Ils ne cessent d’être victimes d’assassinats et d’arrestations du fait de leurs convictions, subissent des violences sexuelles et des humiliations dégradantes ainsi qu’inhumaines. Et c’est dans ce contexte qu’est intervenue, à la fin de l’année 2010, l’alliance politique entre l’AMP de Joseph Kabila ainsi que le CNDP de Laurent Nkunda et Bosco Ntaganda.
Sur le plan de la paix, l’invitation du cardinal Laurent Monsengwo Pasinya aux belligérants du conflit armé sévissant sans cesse dans l’Est de la République démocratique du Congo à un processus de réconciliation, lancée lors de son homélie, ne fait que confirmer la guerre qui est en cours dans cette partie du territoire national. Le rapport du Grisis group paru le 16 novembre dernier rappelle que la « paix au Congo est hypothétique », donc elle relève « du domaine du virtuel »...
Mes chers compatriotes,
Pensez-vous que les promesses du président de la République sont-elles crédibles, dès lors que les 5 chantiers pour lesquels il a été élu n’ont en rien modifié la vie quotidienne pour plus de la majorité de nos compatriotes ? Pensez-vous que nous devons reconduire au pouvoir quelqu’un qui noue des alliances politiques avec ceux qui ont versé le sang de nos frères et sœurs, violé sexuellement les membres de nos familles et agi contre les intérêts de notre peuple ? En 10 années de présidence de Joseph Kabila, qu’est-ce qui a réellement changé dans la vie du citoyen lambda ? De quel acquis social bénéficie-t-il ?
Il serait franchement inadmissible de ma part de vous souhaiter une bonne et agréable année 2011 dans pareilles circonstances, sachant très bien que cette année nouvelle risque d’aggraver davantage votre condition sociale si rien n’est entrepris politiquement. Néanmoins, mon premier souci consiste à ce que vous retrouviez avant tout le bonheur. Et pour que vous retrouviez le bonheur auquel vous aspirez, il faut un véritable changement dans la manière de faire de la politique et de gérer la chose publique.
Dans l’espoir d’apporter un véritable changement dans la manière de gouverner notre pays, j’ai fait le choix de me battre à vos côtés, aussi bien dans les cités que dans les campagnes abandonnées à leur propre sort. Mon premier souhait, c’est que l’élection présidentielle de 2011 instaure donc dans notre pays une réelle alternative politique en vue de la Liberté, de l’Égalité, de la Sécurité et de la Prospérité. Pour cela, nous devons bâtir ensemble le Congo d’avenir en vue du triomphe de la paix, de la croissance économique et de l’évolution sociale.
Que vive la République Démocratique du Congo !
Que vive le peuple congolais !
Fait à Paris, le 1er janvier 2011
Notre pays est à la croisée des chemins. Plus de 50 ans après sa reconnaissance internationale, le bilan est globalement négatif. En effet, notre pays n’a jamais été sérieusement dirigé depuis le 30 juin 1960. Cela est dû non seulement aux troubles internes imposés par des volontés extérieures, mais surtout au manque de rigueur de notre classe politique dans la gestion de la chose publique et à l’insouciance de nos populations pour ce qui est du processus démocratique.
De toute évidence, sur le plan économique, l’année 2010 a confirmé l’inacceptable. En effet, la République Démocratique du Congo, bien que naturellement très riche, a été cataloguée parmi les pays pauvres et très endettés (PPTE). Dans la même optique, le mauvais climat des affaires a mis notre pays en porte-à-faux avec la loi américaine connue sous le nom de « African Growth and Opportunity Act » (AGOA) ayant de ce fait privé le peuple congolais, sur le plan commercial, d’un partenariat import avec les États Unis d’Amérique.
Sur le plan social, l’année 2010 a particulièrement été mauvaise. Le fort taux de chômage a gravement porté préjudice à plus de la majorité des ménages, ayant ainsi hypothéqué l’avenir des millions de familles. En conséquence, nos compatriotes ont de plus en plus de mal à subvenir aux besoins vitaux de leurs familles.
À propos de la sécurité alimentaire, le pouvoir d’achat d’un grand nombre de Congolais ne leur permet plus du tout de manger plus d’une fois par jour. Ainsi connaît-il quotidiennement la « mort subite », comme cela se dit tristement à Kinshasa.
Pour ce qui est des infrastructures, le peu de travaux effectués concernant les routes a été soit réalisé sans respect des normes adéquates, soit est resté inachevé, soit n’est d’aucun intérêt direct par rapport au développement socio-économique local. Force est de constater que les 5 chantiers du président de la République n’ont en rien amélioré le quotidien de nos compatriotes pour ce qui est de l’accès à l’eau potable et à l’électricité, de l’accès aux soins, de l’entretien des routes dans les cités, du désenclavement du pays...
Selon l’ambassadeur de France pour les droits de l’Homme, François Zimeray, les droits de l’Homme relèvent « du naufrage » dans notre pays. Un constat accablant que confirment les propos de la députée européenne Michèle Striffler. N’en déplaise au ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, nous avons besoin de personnes de bonne volonté qui veulent bien nous aider, en matière de lutte contre les violations des droits humains, « à sortir la tête hors de l’eau ». De plus, nos compatriotes de l’Est connaissent de moins en moins une vie paisible, tourmentés psychologiquement comme ils le sont à cause de l’insécurité, de la séparation avec les membres de leurs familles ballottés d’un camp de réfugiés à un autre à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières. Ils ne cessent d’être victimes d’assassinats et d’arrestations du fait de leurs convictions, subissent des violences sexuelles et des humiliations dégradantes ainsi qu’inhumaines. Et c’est dans ce contexte qu’est intervenue, à la fin de l’année 2010, l’alliance politique entre l’AMP de Joseph Kabila ainsi que le CNDP de Laurent Nkunda et Bosco Ntaganda.
Sur le plan de la paix, l’invitation du cardinal Laurent Monsengwo Pasinya aux belligérants du conflit armé sévissant sans cesse dans l’Est de la République démocratique du Congo à un processus de réconciliation, lancée lors de son homélie, ne fait que confirmer la guerre qui est en cours dans cette partie du territoire national. Le rapport du Grisis group paru le 16 novembre dernier rappelle que la « paix au Congo est hypothétique », donc elle relève « du domaine du virtuel »...
Mes chers compatriotes,
Pensez-vous que les promesses du président de la République sont-elles crédibles, dès lors que les 5 chantiers pour lesquels il a été élu n’ont en rien modifié la vie quotidienne pour plus de la majorité de nos compatriotes ? Pensez-vous que nous devons reconduire au pouvoir quelqu’un qui noue des alliances politiques avec ceux qui ont versé le sang de nos frères et sœurs, violé sexuellement les membres de nos familles et agi contre les intérêts de notre peuple ? En 10 années de présidence de Joseph Kabila, qu’est-ce qui a réellement changé dans la vie du citoyen lambda ? De quel acquis social bénéficie-t-il ?
Il serait franchement inadmissible de ma part de vous souhaiter une bonne et agréable année 2011 dans pareilles circonstances, sachant très bien que cette année nouvelle risque d’aggraver davantage votre condition sociale si rien n’est entrepris politiquement. Néanmoins, mon premier souci consiste à ce que vous retrouviez avant tout le bonheur. Et pour que vous retrouviez le bonheur auquel vous aspirez, il faut un véritable changement dans la manière de faire de la politique et de gérer la chose publique.
Dans l’espoir d’apporter un véritable changement dans la manière de gouverner notre pays, j’ai fait le choix de me battre à vos côtés, aussi bien dans les cités que dans les campagnes abandonnées à leur propre sort. Mon premier souhait, c’est que l’élection présidentielle de 2011 instaure donc dans notre pays une réelle alternative politique en vue de la Liberté, de l’Égalité, de la Sécurité et de la Prospérité. Pour cela, nous devons bâtir ensemble le Congo d’avenir en vue du triomphe de la paix, de la croissance économique et de l’évolution sociale.
Que vive la République Démocratique du Congo !
Que vive le peuple congolais !
Fait à Paris, le 1er janvier 2011
mardi 14 décembre 2010
Joseph Kabila et le syndrome ivoirien
En République Démocratique du Congo, l’Alliance entre la Majorité Présidentielle (AMP) et le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) justifie l’inquiétude de ceux qui craignaient à juste titre, les conséquences des événements en cours en Côte d’Ivoire à travers le continent africain. Effectivement, malgré tout ce que le Groupe d’experts des Nations Unies a écrit, le président Joseph Kabila a pris l’option de s’allier avec les hommes de Laurent Nkunda et de Bosco Ntaganda, promesse ayant été faite à certains d’entre eux d’intégrer le commandement des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). La signature de l’adhésion à l’AMP par le pasteur Jean-Marie Runiga, chargé des relations extérieures de l’ancienne rébellion du Nord-Kivu de Laurent Nkunda et Bosco Ntaganda, ne peut en principe laisser indifférents tous ceux qui ne cessent de dénoncer les crimes de guerre, les crimes contre l’Humanité et les violations des droits fondamentaux de la personne humaine commises par les éléments du CNDP.
Il y a encore quelques mois, certains spécialistes, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, pronostiquaient « la victoire sans coup férir » du président sortant aux prochains enjeux électoraux. Or, face à la pression électorale qu’exercent habilement certains candidats à la magistrature suprême issus de l’opposition, le vent commence à tourner. La preuve en est que le président sortant vient de renoncer au calendrier électoral adopté par la Commission Électorale Indépendante (CEI), laquelle n’a pourtant fait qu’obéir aux injonctions de l’AMP, et souhaite l’installation de la Commission Nationale Électorale Indépendante (CENI) dans un meilleur délai. Quant à l’ambition du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) de se présenter seul aux élections, elle est de moins en moins à l’ordre du jour. L’alliance officielle de la majorité présidentielle avec les acolytes de Laurent Nkunda et de Bosco Ntaganda, sachant pertinemment que ces derniers sont dans la ligne de mire de la cour pénale internationale, laisse donc apparaître les faiblesses du supposé vainqueur. Comment réagir face à pareille incertitude ?
Rappelons que le Kivu, qui avait massivement élu le président Joseph Kabila en 2006, ne lui est plus du tout favorable. En effet, le départ du camp majoritaire de l’ancien président de la chambre basse Vital Kamerhe, qui était très apprécié dans cette région, et l’insécurité grandissante dans l’Est de la République Démocratique du Congo écartent davantage l’hypothèse de la réélection tant souhaitée. Y aurait-il péril en la demeure ?
En tout cas, les joueurs d’échecs savent ce qu’est une fourchette. Il s’agit d’un coup tactique qui consiste à attaquer deux pièces adverses, ou plus à la fois, pour obtenir un avantage matériel – la prise d’une pièce de l’adversaire étant imparable. À travers l’adhésion du CNDP à l’AMP, le président congolais, en proie au « syndrome ivoirien », tient d’une part à s’assurer à tout prix de la mainmise sur tous les bureaux de vote situés dans les territoires actuellement non accessibles aux FARDC mais contrôlés par le CNDP. D’autre part, par ce choix, il espère compter sur les affidés de ce parti militaro-politique en cas de contestation des résultats du scrutin.
Il faudrait absolument éviter que ne se reproduise en République Démocratique du Congo ce qui est en train de se dérouler en Côte d’Ivoire. Ainsi revient-il aux acteurs politiques congolais et à la communauté internationale de mettre en place des dispositifs idoines en vue d’un meilleur accompagnement du processus électoral, à commencer par l’exigence de la présence d’assesseurs de chaque candidat et d’observateurs de la communauté internationale à l’élection présidentielle dans tous les bureaux de vote. Ensuite, compte tenu de la majorité détenue par l’AMP à la CENI et de la composition du Conseil constitutionnel (ou de l’institution qui en fait office) au sein de laquelle ne se retrouvent que des partisans du président Kabila, il est impératif qu’un Haut Représentant des Nations Unies pour les élections soit nommé en vue d’un droit de regard, en conformité avec les dispositions légales, dans le processus électoral en République Démocratique du Congo. Enfin, le processus électoral en cours doit permettre le déploiement des éléments de la Mission des Nations Unies au Congo (monusco) dans les territoires qui sont sous le contrôle des éléments du CNDP, échappant de ce fait au contrôle des FARDC.
Gaspard-Hubert Lonsi Koko
La pression électorale
Il y a encore quelques mois, certains spécialistes, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, pronostiquaient « la victoire sans coup férir » du président sortant aux prochains enjeux électoraux. Or, face à la pression électorale qu’exercent habilement certains candidats à la magistrature suprême issus de l’opposition, le vent commence à tourner. La preuve en est que le président sortant vient de renoncer au calendrier électoral adopté par la Commission Électorale Indépendante (CEI), laquelle n’a pourtant fait qu’obéir aux injonctions de l’AMP, et souhaite l’installation de la Commission Nationale Électorale Indépendante (CENI) dans un meilleur délai. Quant à l’ambition du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) de se présenter seul aux élections, elle est de moins en moins à l’ordre du jour. L’alliance officielle de la majorité présidentielle avec les acolytes de Laurent Nkunda et de Bosco Ntaganda, sachant pertinemment que ces derniers sont dans la ligne de mire de la cour pénale internationale, laisse donc apparaître les faiblesses du supposé vainqueur. Comment réagir face à pareille incertitude ?
Péril en la demeure ?
Rappelons que le Kivu, qui avait massivement élu le président Joseph Kabila en 2006, ne lui est plus du tout favorable. En effet, le départ du camp majoritaire de l’ancien président de la chambre basse Vital Kamerhe, qui était très apprécié dans cette région, et l’insécurité grandissante dans l’Est de la République Démocratique du Congo écartent davantage l’hypothèse de la réélection tant souhaitée. Y aurait-il péril en la demeure ?
En tout cas, les joueurs d’échecs savent ce qu’est une fourchette. Il s’agit d’un coup tactique qui consiste à attaquer deux pièces adverses, ou plus à la fois, pour obtenir un avantage matériel – la prise d’une pièce de l’adversaire étant imparable. À travers l’adhésion du CNDP à l’AMP, le président congolais, en proie au « syndrome ivoirien », tient d’une part à s’assurer à tout prix de la mainmise sur tous les bureaux de vote situés dans les territoires actuellement non accessibles aux FARDC mais contrôlés par le CNDP. D’autre part, par ce choix, il espère compter sur les affidés de ce parti militaro-politique en cas de contestation des résultats du scrutin.
Un meilleur accompagnement du processus électoral
Il faudrait absolument éviter que ne se reproduise en République Démocratique du Congo ce qui est en train de se dérouler en Côte d’Ivoire. Ainsi revient-il aux acteurs politiques congolais et à la communauté internationale de mettre en place des dispositifs idoines en vue d’un meilleur accompagnement du processus électoral, à commencer par l’exigence de la présence d’assesseurs de chaque candidat et d’observateurs de la communauté internationale à l’élection présidentielle dans tous les bureaux de vote. Ensuite, compte tenu de la majorité détenue par l’AMP à la CENI et de la composition du Conseil constitutionnel (ou de l’institution qui en fait office) au sein de laquelle ne se retrouvent que des partisans du président Kabila, il est impératif qu’un Haut Représentant des Nations Unies pour les élections soit nommé en vue d’un droit de regard, en conformité avec les dispositions légales, dans le processus électoral en République Démocratique du Congo. Enfin, le processus électoral en cours doit permettre le déploiement des éléments de la Mission des Nations Unies au Congo (monusco) dans les territoires qui sont sous le contrôle des éléments du CNDP, échappant de ce fait au contrôle des FARDC.
Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Libellés :
afrique centrale,
amp,
bosco ntaganda,
ceni,
cndp,
congo-kinshasa,
côte d'ivoire,
élections,
fardc,
gaspard-hubert lonsi koko,
joseph kabila,
laurent nkunda,
pprd,
rdpc,
vital kamerhe
lundi 13 décembre 2010
COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20101213/009 relatif à l'adhésion du CNDP dans l'alliance des kabilistes
La majorité présidentielle en République démocratique du Congo, l'AMP, s'est enrichie d'une nouvelle recrue. En effet, malgré tout ce qu'a écrit le Groupe d'experts des Nations Unies, le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) s'est officiellement allié au président Joseph Kabila, l'adhésion à l'AMP ayant été signée par le pasteur Jean-Marie Runiga, chargé des relations extérieures de l'ancienne rébellion du Nord-Kivu de Laurent Nkunda et Bosco Ntaganda. En contrepartie, un bon nombre d'éléments du CNDP seront promis dans la direction des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).
À travers cette adhésion, ayant surtout à l'esprit les événements en cours en Côte d'Ivoire, le président Kabila vient d'une part de s'assurer de la mainmise sur tous les bureaux de vote situés dans les territoires actuellement non accessibles aux FARDC mais contrôlés par le CNDP. D'autre part, il espère compter sur les affidés de ce parti militaro-politique en cas de contestation des résultats des élections.
En conséquence, le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) exige la présence des assesseurs de chaque candidat et des observateurs de la communauté internationale à l'élection présidentielle dans tous les bureaux de vote. Dans la même optique, l'AMP étant majoritaire dans la CENI et que le Conseil constitutionnel (ou de l'institution qui en fait office) étant composé des affidés du président Kabila, il est impératif qu'un Haut Représentant des Nations Unies pour les élections soit nommé en vue d'un droit de regard, en conformité avec les dispositions légales, dans le processus électoral en République Démocratique du Congo. Enfin, il est nécessaire de déployer, au moment du scrutin, les éléments de la monusco dans les territoires qui sont sous le contrôle des éléments du CNDP.
La Direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo
Fait à Paris, le 13 décembre 2010
À travers cette adhésion, ayant surtout à l'esprit les événements en cours en Côte d'Ivoire, le président Kabila vient d'une part de s'assurer de la mainmise sur tous les bureaux de vote situés dans les territoires actuellement non accessibles aux FARDC mais contrôlés par le CNDP. D'autre part, il espère compter sur les affidés de ce parti militaro-politique en cas de contestation des résultats des élections.
En conséquence, le Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) exige la présence des assesseurs de chaque candidat et des observateurs de la communauté internationale à l'élection présidentielle dans tous les bureaux de vote. Dans la même optique, l'AMP étant majoritaire dans la CENI et que le Conseil constitutionnel (ou de l'institution qui en fait office) étant composé des affidés du président Kabila, il est impératif qu'un Haut Représentant des Nations Unies pour les élections soit nommé en vue d'un droit de regard, en conformité avec les dispositions légales, dans le processus électoral en République Démocratique du Congo. Enfin, il est nécessaire de déployer, au moment du scrutin, les éléments de la monusco dans les territoires qui sont sous le contrôle des éléments du CNDP.
La Direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo
Fait à Paris, le 13 décembre 2010
Libellés :
abidjan,
amp,
bosco ntaganda,
ceni,
cndp,
congo-kinshasa,
côte d'ivoire,
élections,
joseph kabila,
laurent nkunda,
monusco,
nations unies,
onu,
rd congo,
rdpc
Inscription à :
Articles (Atom)


