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vendredi 13 septembre 2013

Concertations nationales : La DCFD s'insurge contre "la logique politicienne qui prévaut dans ces assises"

Dans un communiqué publié mardi 10 septembre à Paris (France), le Bureau de coordination  de la Diaspora Congolaise Favorable au Dialogue (DCFD) s’insurge contre « la logique politicienne qui prévaut dans ces assises »  
Les membres du Bureau de la DCFD
Le samedi 7 septembre au Palais du Peuple à Kinshasa, le président Joseph Kabila a ouvert les travaux des concertations nationales. Toutes les composantes et forces vives de la nation sont invitées à réfléchir sur les solutions appropriées à la crise multiforme qui secoue la RDC. L’objectif essentiel est d’apaiser les divergences et de favoriser l’émergence d’une cohésion nationale. 

Bien qu’ayant accompli un travail de préparation remarquable en amont, la Diaspora Congolaise Favorable au Dialogue (DCFD) n’y est pas conviée.

Dans un communiqué du 10 septembre, le Bureau de coordination de cette structure regrette que les organisateurs des concertations nationales n’aient pas tenu compte de toutes les composantes de la diaspora congolaise dans le monde. Une démarche contraire à l’objectif défini par son initiateur, le président Joseph Kabila, dans son discours sur l’état de la nation, prononcé le 6 décembre 2012, devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès.

Ainsi, le Bureau de coordination de la DCFD déplore cet état de fait et s’insurge contre « la logique politicienne qui prévaut dans ces assises », indique le communiqué.    
Il souhaite tout de même que leurs propositions, contenues dans le cahier des charges enregistré sous le n°95, et ayant été retenu par les services  du président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku , soient reprises par les concertateurs. Une contribution qu’ils ont apportée, « à titre patriotique », à ces travaux. Ils y décrivent la situation socio-économique et politico-sécuritaire du pays. De surcroit, ils préconisent des pistes de solutions d’avant-garde pour sortir la RDC de ses difficultés et en faire un grand Etat.

FIN HEUREUSE

Malgré cette mise à l’écart, le déroulement des travaux des concertations nationales ne laisse pas indifférent le Bureau de coordination de la DCFD. Il recommande d’ailleurs aux concertateurs d’œuvrer pour une fin heureuse.

« Nous soutenons l’esprit d’un véritable échange fraternel sur la base de la vérité et d’un esprit citoyen  (…) Nous souhaitons de tout cœur que les concertations nationales aboutissent à la mise en place des institutions étatiques fiables, à la sécurisation et à la pacification du territoire, ainsi qu’à une véritable cohésion sociale et nationale dans notre pays. Nous espérons surtout que  les conclusions des pourparlers de Kampala, entre le gouvernement et les rebelles du M23,n’hypothéqueront pas les conclusions des assises de Kinshasa. »  

ATTENTE DE LA DIASPORA

Pour apaiser la tension qui existe entre le gouvernement et la diaspora, le Bureau de coordination de la DCFD propose aux concertateurs  de travailler notamment sur la reconnaissance des droits civils et politiques  des Congolais de l’étranger.

Pour ce faire , il demande  que l’on puisse   « reconnaître le  droit de vote et d’éligibilité des Congolais de l’étranger aux élections législatives et sénatoriales ;  réviser la loi électorale en vue de la création des circonscriptions concernant  l’élection des députés et sénateurs des Congolais de l’étranger ; toiletter dans le meilleur délai possible des textes fondamentaux pour matérialiser le caractère inaliénable de la nationalité congolaise d’origine, conformément à l’alinéa 3 de l’article 10 de la Constitution du 18 février 2006 et à l’article 4 de la loi n° 04/024 du 12 novembre 2004 relative à la nationalité congolaise ; accorder des facilités –sur les plans fiscal, douanier et administratif- à la diaspora, s’agissant des investissements dans le territoire national ;  conclure des accords en matière de formation, dans les pays d’accueil, au profit des Congolais vivant à l’étranger qui le souhaitent, en vue de leur enrôlement dans l’armée nationale congolaise. »

OBJECTIF 2016

Dans son communiqué, le Bureau de coordination de la DCFD termine par  la  dissolution de cette structure qui prendra effet à la clôture, par le président de la République, des travaux des concertations nationales. 

Néanmoins, les membres de la DCFD, dont l’implication au processus en cours en RDC est saluée par bon nombre de Congolais, ne baissent pas les bras et entendent continuer , sous une autre forme, le travail entamé depuis décembre 2012.

« Nous poursuivrons notre travail  dans une configuration beaucoup plus large et représentative  de la diversité congolaise. Notre dévouement et notre dévotion pour la cause du pays  n’étant plus à démontrer, nous comptons nous impliquer davantage au profit d’un Congo-Kinshasa économiquement prospère, sécuritairement pacifié et politiquement démocratique. La nouvelle plate-forme aura pour objectif les prochains enjeux électoraux en vue de l’alternance politique », peut-on lire dans le communiqué.
Aujourd’hui, les Congolais- de l’étranger et de l’intérieur – attendent avec impatience les résultats  des concertations nationales. Dans l’espoir que celles-ci n’accoucheront pas d’une souris.
                                                       
 Robert Kongo, correspondant en France

mardi 10 septembre 2013

Communiqué de presse n° 20130910/008 relatif au lancement des assises des concertations nationales en RD Congo

Les assises des concertations nationales censées sortir la République Démocratique du Congo d’une triple crise politique, sociale et sécuritaire ont été lancées officiellement le 7 septembre 2013 à Kinshasa.

Nous, membres de la Diaspora Congolaise Favorable au Dialogue (DCFD), regrettons malheureusement la confusion faite par les organisateurs par rapport à la diaspora, qui plus est plurielle dans sa composition, et au peu d’importance qu’ils lui accordent quant aux objectifs poursuivis par ces assises : c’est-à-dire la recherche de la cohésion sociale et nationale. Nous déplorons aussi le plébiscite de la logique politicienne qui prévaut dans ces assises.

Malgré notre absence de ses assises, nous insistons par patriotisme pour que les propositions contenues dans notre cahier des charges enregistré sous le n° 95 et ayant été retenu par les services du président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, soient reprises par les concertateurs. De plus, nos propositions décrivent la situation socio-économique et politico-sécuritaire du pays, tout en préconisant des pistes de solutions d’avant-garde.

Dans cette intention, nous attendons aussi des travaux de ces concertations la reconnaissance des droits civils et politiques de nos compatriotes vivant à l’étranger, l’objectif étant d’apaiser la tension entre le gouvernement et la diaspora. En effet, nous recommandons aux concertateurs de :
- reconnaître le droit de vote et d’éligibilité des Congolais de l’étranger aux élections sénatoriales et législatives ;
- réviser la loi électorale en vue de la création des circonscriptions concernant l’élection des sénateurs et des députés des Congolais de l’étranger ;
- toiletter dans le meilleur délai les textes fondamentaux pour matérialiser le caractère inaliénable de la nationalité congolaise d’origine, conformément à l’alinéa 3 de l’article 10 de la Constitution du 18 février 2006 et à l’article 4 de la loi n° 04/024 du 12 novembre 2004 relative à la nationalité congolaise ;
- accorder des facilités – sur les plans fiscal, douanier et administratif – à la diaspora, s’agissant des investissements dans le territoire national ;
- encourager des accords en matière de formation, dans les pays d’accueil, au profit de nos compatriotes vivant à l’étranger qui le souhaitent, en vue de leur enrôlement dans l’armée nationale congolaise.

Par ailleurs, nous soutenons l’esprit d’un véritable échange fraternel sur la base de la vérité et d’un esprit citoyen.

En tout cas, nous ne regrettons nullement d’avoir contribué en amont à la tenue des concertations nationales. Ainsi souhaitons-nous de tout cœur que les assises afférentes aboutissent à des résolutions objectives, fortes et fiables en vue de la sécurisation et de la pacification du territoire, ainsi que d’une véritable cohésion sociale et nationale dans notre pays. Nous espérons surtout que les conclusions des pourparlers de Kampala, entre le gouvernement et les rebelles du M23, n’hypothèquent pas les conclusions des assises de Kinshasa.

La DCFD poursuivra désormais son combat dans une configuration beaucoup plus large et représentative de la diversité congolaise. Notre dévouement et notre dévotion pour la cause nationale n’étant plus à démontrer, nous nous impliquerons davantage au profit d’un Congo-Kinshasa économiquement prospère, sécuritairement pacifié et politiquement démocratique. La nouvelle plateforme aura pour objectif les prochains enjeux électoraux en vue de l’alternance politique.

Fait à Paris, le 10 septembre 2013

Pour le Bureau de coordination de la Diaspora congolaise favorable au dialogue (DCFD),

Gaspard-Hubert Lonsi Koko
Délégué et porte-parole

mardi 5 mars 2013

Dialogue national : la diaspora congolaise revendique sa participation

Les Congolais de la diaspora réunis au sein du groupe « La diaspora congolaise favorable au dialogue » (DCFD) revendique sa participation, comme « composante à part entière », au dialogue national initié par le chef de l’Etat.

Dans un communiqué de presse publié à Paris le 2 mars, les Congolais de la diaspora, réunis au sein du groupe « La diaspora congolaise favorable au dialogue », ont planché sur la tenue du dialogue national visant à renforcer la cohésion nationale face à la guerre d’agression imposée à la République démocratique du Congo par le Rwanda et l’Ouganda et au danger de sa balkanisation.

« Pour mieux faire face à la crise des institutions et à l’agression auxquelles la République démocratique du Congo est confrontée, seul un Dialogue inter congolais, sous forme de forum ou d’assemblée, apportera des solutions aux problèmes qui se posent au Congo », lit-on dans le communiqué.

Conscients des enjeux de l’organisation de telles assises, le groupe « la diaspora congolaise favorable au dialogue » composé de  Gaspard-Hubert Lonsi Koko, Ferdinand Lufete, Emmanuel Mutombo (France), Rémy Luvumbu, Augustin Mukamba (Suisse), Herman Nzeza Malungidi, Dieudonné Pengo et Omer Kanyinda (Angleterre)  revendique, avec force et vigueur, sa participation au dialogue national, comme « composante à part entière », en vue d’« apporter la contribution des Congolais de la diaspora à la situation socio-économico-politique et sécuritaire que traverse la République démocratique du Congo ».

Compte tenu de l’état du délabrement des institutions en République démocratique du Congo, Gaspard-Hubert Lonsi Koko et son comité envisagent la réconciliation nationale, du point de vue politique, comme « un moyen par excellence de la reconstitution  de la souveraineté de l’Etat », «  une solution matricielle de la concorde nationale ».

SOUHAITS 

A cet effet, le groupe « la diaspora congolaise favorable au dialogue »  manifeste trois souhaits. Dès l’abord, « non seulement que le dialogue national se tienne en République démocratique du Congo, mais que sa médiation soit surtout assurée par des Congolais et placée sous l’observation de la communauté internationale. » Ensuite, « l’organisation de ces assises nationales doit être  financée par l’Etat congolais. » Enfin, « avoir des éclaircissements sur les conditions d’accueil des participants, de leur sécurité, et des garanties politiques à leur égard ».

Il entend présenter ses propositions, qui se déclinent autour des « valeurs républicaines et humanistes », dans le cadre d’un dialogue qu’il souhaite « inclusif et républicain », et dont l’objectif  devra être de  « rassembler le peuple congolais et de réussir le Congo d’avenir ».

Pour Gaspard-Hubert Lonsi Koko et son comité, il ne doit pas s’agir d’« un partage systématique des portefeuilles ministériels et autres fonctions dans les institutions de la République ou l’arbitrage  entre des factions rivales en vue d’une éventuelle légitimité. Mais plutôt d’un forum où l’on viendra faire des propositions d’avant garde pour maîtriser les causes ayant contribué à l’affaiblissement de l’Etat, à la fracture sociale, à l’incohésion nationale et au risque de balkanisation du pays ».

Pour conclure son communiqué, le groupe « la diaspora congolaise favorable au dialogue » souhaite vivement « parvenir à un consensus qui puisse permettre, au-delà des divergences, une réelle réconciliation nationale ».


Les Congolais de la diaspora réunis au sein du groupe « DCFD » (Photo Robert Kongo)

© Le Potentiel