C’est un des dossiers que François Hollande a trouvé sur son bureau de président : le Sommet de la francophonie
prévu à Kinshasa du 12 au 14 octobre. Le choix du lieu, fait par
l’Organisation internationale de la francophonie, pouvait difficilement
être pire : la République démocratique du Congo (RDC) où Joseph Kabila
s’est maintenu au pouvoir après une élection présidentielle entachée de
fraudes, où les violations des droits de l’homme sont légion, et où
l’est du pays vit dans la terreur de la guerre civile. François
Hollande, qui avait promis durant la campagne de rompre avec la
Françafrique, a finalement décidé de s’y rendre. C’est un déplacement à
hauts risques, après le quinquennat de Nicolas Sarkozy marqué par le
discours de Dakar.
Dakar, c’est justement le choix fait par l’Élysée pour accueillir la
première étape du séjour de deux jours de François Hollande. Avant de se
rendre samedi à Kinshasa, il sera reçu vendredi par le nouveau
président Macky Sall avant de prononcer un discours très attendu devant
l’Assemblée nationale sénégalaise et de se rendre sur l’île de Gorée,
haut lieu de la traite négrière. « Si nous avons choisi Dakar, c’est
parce que le Sénégal, sur le plan des principes démocratiques, est assez
exemplaire… Nous n’y serions pas allés si les élections avaient été
contestables », explique-t-on à l’Élysée. Et pour cause : en mars dernier, Macky Sall a mis fin aux douze années de présidence Wade au terme d’un scrutin jugé transparent et pacifique [Lire le billet].
Lénaïg Bredoux
© Mediapart
Cette plate-forme politique et idéologique, dénommée Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) et proposée à l’ensemble du peuple congolais, repose sur quatre principes fondamentaux : à savoir la Liberté, l’Égalité, la Sécurité et la Prospérité.
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lundi 29 octobre 2012
lundi 15 octobre 2012
François Hollande en Afrique : chapeau, l'artiste !
Comment serrer la main d’un président de la République contesté par
une majorité d’électeurs, en l’occurrence Joseph Kabila, sans pour
autant légitimer le pouvoir qu’il a confisqué à l’issue du scrutin de
novembre 2011 ? L’Élysée devait trouver une parade. Ainsi l’étape
sénégalaise du voyage africain de François Hollande était-elle
indispensable.
François Hollande à Kinshasa (crédit: © Présidence de la République - Christelle ALIX)
Le séjour africain du président de la République française s’est basé sur l’équilibrisme, atout maître d’un certain François Mitterrand, contrebalançant les acquis démocratiques et les abus aristocratiques, bonne et mauvaise gouvernances, poignées de main chaleureuse à Dakar et froide à Kinshasa. François Hollande a-t-il su négocier la rupture avec ses prédécesseurs, s’agissant de la Françafrique, d’autant plus qu’il a déjà été critiqué pour avoir reçu à l’Élysée les partisans du statu quo et prévu d’être reçu par un Joseph Kabila dont la réélection est en proie à l’illégitimité ? [Lire le billet]Gaspard-Hubert Lonsi Koko
© Jolpress.com
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