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dimanche 10 juillet 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE n° 20110710/026 relatif à la prétendue liste noire visant certains Congolais de l'étranger

La Direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) a pris acte du démenti de M. Alexis Thambwe Mwamba, ministre des Affaires étrangères de la République Démocratique du Congo, à propos de la liste récemment diffusée sur le Net visant des journalistes et des acteurs politiques congolais résidant à l'étranger.




En conséquence, la direction du RDPC espère, d'une part, que son porte-parole, M. Gaspard-Hubert Lonsi Koko, dont le nom figure sur ladite liste, ne sera en aucun cas inquiété lors de son retour en République Démocratique du Congo dans le cadre des prochaines élections. D'autre part, à l'instar du gouvernement congolais, le RDPC souhaite vivement que les prochaines élections soient fiables, crédibles, justes et transparentes. Ainsi espère-t-elle que les conditions seront réunies pour le déroulement des élections dans un climat apaisé, que l'on déterminera dans les meilleurs délais le rôle de la communauté internationale en vue d'éviter d'éventuelles fraudes et contestations.

La Direction du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo

Fait à Paris, le 10 juillet 2011

jeudi 30 juin 2011

Une liste noire d’opposants sème le trouble dans la diaspora congolaise en France

Paris, France - Une liste noire d’opposants congolais attribuée au ministère des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo (RDC) suscite inquiétudes, réprobation et scepticisme au sein de la diaspora congolaise à Paris, a constaté sur place la PANA. 'Je ne comprends pas comment mon nom a pu se retrouver sur cette liste. Moi, je suis un opposant politique qui prône l’alternance en RDC par les urnes. Je ne peux comprendre d’être catégorisé comme ennemi de mon pays, sous aucun prétexte', a déclaré à la PANA Ferdinand Lufete, vice-président de la section française du Mouvement pour la libération du Congo (MLC).

D’autres opposants congolais pensent que la publication de la liste noire est une manœuvre destinée à leur faire peur à quelques mois de la présidentielle.

'Que la liste soit authentique ou non n’est pas le problème. En fait, si vous y croyez, vous allez désormais intégrer la menace dans votre vie quotidienne. Et si vous refusez d’y croire vous pouvez être surpris en débarquant par exemple à Kinshasa. Dans les deux cas, cette liste n’aide pas à ramener la sérénité en RDC', a estimé le président du Rassemblement pour le développement et la paix au Congo (RDPC), Gaspard-Hubert Lonsi Koko.

Signée par Freddy Sombo, conseiller au ministère congolais des Affaires étrangères, la liste noire présumée comprend une cinquantaine de noms parmi lesquels des journalistes, des opposants et même des artistes en exil.

Le pouvoir de Kinshasa reprocherait à tous ces opposants 'd’insulter le président Kabila, de tabasser des officiels et des musiciens' de passage dans les capitales occidentales.

© Pana 29/06/2011

mardi 21 juin 2011

RD Congo : La fameuse liste noire du ministère des Affaires étrangères

Cinq questions à Gaspard-Hubert Lonsi Koko (*)
Par  Le Potentiel

1. Les noms de certains membres d’Union du Congo et du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC), dont le vôtre figureraient sur une liste noire établie par le ministère des Affaires étrangères de la RDC. Qu’en est-il au juste ?
En effet, Kongotimes a diffusé sur son site internet un document présenté comme étant une liste noire. Celle-ci est datée du 10 mars dernier et a été signée par Freddy Sombo, le conseiller chargé des Congolais de l’étranger et coordonnateur de la Maison des Congolais de l’étranger auprès de M. Alexis Thambwe Mwamba, le ministre des Affaires étrangères. Deux de mes collaborateurs et moi-même, nous y figurons.


2. Avez-vous vérifié l’authenticité de ce document ?
Au début, j’ai privilégié l’hypothèse de l’intox. Mais les divers canaux auxquels nous avons eu recours ont confirmé l’authenticité de cette liste. D’après nos sources, c’est l’ANR qui l’a établie. L’Agence nationale des renseignements reprocherait aux personnes qui y figurent d’insulter le président Joseph Kabila, de tabasser les musiciens et les autorités congolaises séjournant dans les pays occidentaux en provenance de Kinshasa. Nous nous interrogeons non pas sur son existence, mais sur l’usage que l’on compte en faire et le moment choisi pour la faire circuler sur internet.

3. Au fait, Union du Congo et le RDPC font-ils réellement partie du mouvement des Résistants Patriotes Combattants Congolais qui menaceraient la quiétude des dirigeants, artistes musiciens et pasteurs Congolais en séjour en Europe comme d’aucuns le soutiennent ?
Union du Congo œuvre pour la solidarité internationale, le développement durable ainsi que pour la paix en République démocratique du Congo. Quant au RDPC, ses actions reposent sur quatre principes fondamentaux, à savoir la Liberté, l’Égalité, la Sécurité et la Prospérité. Cette plate-forme a vocation à prendre part aux élections dans l’espoir de permettre une réelle alternative politique. Ces deux structures participent au Collectif RD Congo en France, qui mène des actions de sensibilisation sur les aspects socio-économiques, politiques et stratégiques auxquels le Congo est confronté. C’est dans cette optique qu’ont été organisées les manifestations publiques du 19 février et du 12 mars à Paris, de 13 h30’ à 18 h30’, du métro Château Rouge jusqu’à la place de la République. Il n’est donc pas responsable des événements qui se sont déroulés, au-delà de ce créneau, ces jours-là. Si la démarche du Collectif RD Congo en France n’a rien de commun avec les Résistants Patriotes Combattants Congolais, il est toutefois important de rappeler qu’ils militent pour l’évolution des mœurs. Leur combat est louable sur le fond, mais doit être revu sur la forme. Je suis de ceux qui pensent que les actions en vue du changement des mentalités doivent être menées dans la tolérance mutuelle.

4. Il va falloir maintenant défendre à fond votre démarche. Comment comptez-vous vous y prendre, sachant que l’amalgame est fait ?
On veut me faire passer exprès pour quelqu’un d’irresponsable. Ne dit-on pas que celui qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ? A l’approche des échéances électorales, on n’hésite plus du tout à s’en prendre aux candidats qui ont une réelle vision politique. Si j’ai résumé mon projet de société dans un ouvrage intitulé « La République démocratique du Congo, un combat pour la survie », lequel a été publié chez l’éditeur parisien l’Harmattan, ce n’est quand même pas pour recourir aux muscles et aux insultes en guise de confrontation idéologique. Mon action, qui a toujours eu à court terme le processus électoral comme point de repère, s’articule progressivement en fonction du calendrier publié par la CENI. On essaie tout simplement de créer l’amalgame dans le seul but de discréditer un humaniste engagé qui s’est toujours impliqué en vue de l’égalité réelle des droits et des devoirs entre les Congolais indépendamment du groupe ethnique, du rang social et de la situation géographique. Il est curieux qu’après avoir reproché à cor et à cri aux Congolais de la diaspora de se contenter de critiquer le gouvernement à des milliers de kilomètres au lieu de descendre dans l’arène pour faire valoir leurs prétentions, l’administration établit une liste noire afin de les dissuader de revenir au bercail.


5. En tant que futur candidat à l’élection présidentielle, ce fichage ne vous inquiète-il pas ?
Ce ne sont pas les intimidations, d’où qu’elles viennent, qui me détourneront de mon objectif. J’ai un projet ambitieux pour un Congo à la fois viable et vivable, et je compte en débattre de manière démocratique avec les Congolais. J’affirme être toujours candidat à l’élection présidentielle. Rien ne me fait peur, ni ne m’inquiète. Je serai à Kinshasa avant la fin de la date limite du dépôt des candidatures et je m’y installerai au-delà du temps d’une campagne électorale. Mes partenaires et moi-même sommes déterminés à mener la bataille autour des idées développées dans notre programme intitulé « Le Congo d’avenir », notre objectif étant de gagner l’élection présidentielle et d’obtenir la majorité au Parlement.

PROPOS RECUEILLIS PAR ROBERT KONGO, CORRESPONDANT EN FRANCE

Président d’Union du Congo et porte-parole du RDPC

© Le Potentiel