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jeudi 21 avril 2011

A qui profite le crime ?

Dans cette vidéo, on dénonce le non-respect de la déontologie journalistique par certains acteurs des médias.
« C'est une alchimie compliquée que de marier des faits, la critique de l'information et la réflexion elle-même. [...] le journaliste [...] ne doit pas être un porteur de rumeurs mais le serviteur des faits [...] », disait François Mitterrand.

jeudi 5 août 2010

Élection présidentielle : les protagonistes annoncent déjà les couleurs !

L'annonce du séjour de M. Gaspard-Hubert Lonsi Koko, porte-parole du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC), en République Démocratique du Congo relance le débat sur l'élection présidentielle avec tout ce que cela comporte de bon et de mauvais. En effet, M. Lonsi Koko atterrira à l'aéroport de N'Djili, à bord d'un avion d'Air France, le 7 août à 17 h 30. Lors de son séjour en République Démocratique du Congo, il s'entretiendra avec les responsables des partis politiques de l'opposition ainsi qu'avec la presse locale et visitera, surtout, les quartiers populaires très pauvres. Enfin, il officialisera une équipe qui représentera sur le plan national le RDPC. Roger Bongos, directeur de publication d'Afrique Rédaction et collaborateur du journal La Prospérité, l'a rencontré pour en savoir davantage.

MM. Gaspard-Hubert Lonsi Koko et Donald B. Easum, ancien Secrétait d'État américain aux affaires africaines

La Prospérité : Quelles sont vos origines, monsieur Gaspard-Hubert Lonsi Koko ?

Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Je suis un Kinois né des parents originaires du Bas-Congo. De ce fait, je suis mukongo, et la Constitution congolaise me reconnaît comme tel. Est-ce pour évoquer la problématique de la double nationalité que vous me posez ces questions ?

La Prospérité : Tout à fait. Pour quelqu'un qui aspire à devenir président de la République Démocratique du Congo, on ne peut que vous interroger, entre autres, sur cette problématique. Qu'elle est donc votre point de vue ?

Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Je vous fais l'économie de la contradiction entre les alinéas 1er et 3 de la Constitution congolaise en matière de nationalité. Je vous épargne aussi le conflit entre les dispositifs constitutionnels et la loi sur la nationalité, car la Constitution prime sur la loi. Néanmoins, la Constitution congolaise constate qui est Congolais d'origine : à savoir toute personne née des parents faisant partie des groupes ethniques reconnus lors de l'indépendance de notre pays. De ce fait, cette Constitution n'a pas vocation à ôter à tout Congolais d'origine sa nationalité.
Par ailleurs, dès lors que le moratoire décidé au niveau du Parlement court toujours, on ne peut pas empêcher les Congolais d'origine se trouvant dans la même situation que leurs compatriotes parlementaires, sénateurs et ministres détenant des citoyennetés étrangères d'en bénéficier. Vous voyez bien que les Congolais sont très nombreux, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays, à être concernés par cette problématique de la double nationalité.
Que doit-on faire concrètement ? Déclarer anticonstitutionnelles toutes les mesures prises depuis 2006 par des gens élus, quand bien même ils détiennent des citoyennetés étrangères ? La sagesse voudrait que l'on privilégie l'intérêt du pays. Rappelons qu'en droit les faits précèdent la loi.

La Prospérité : Que direz-vous par rapport à ceux de nos compatriotes qui ne ratent aucune occasion de s'en prendre à vous ?

Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
C'est leur droit le plus absolu de me critiquer. Mais vous avez remarqué qu'ils ne m'attaquent jamais sur mes positions politiques, ni sur le projet de société que mes amis et moi-mêmes nous défendons. Vous avez aussi constaté que mes détracteurs les plus perspicaces sont tous partisans de ceux qui, au regard de l'administration congolaise, détiennent la double, voire la multiple nationalité.  En tout cas, les gens avertis ont vite compris à qui profitent leurs attaques à mon encontre. Il paraît que l'on ne jette la pierre qu'à un arbre fruitier.

La Prospérité : Pourquoi les surnoms de « Koko bopeto », ou « Koko le balayeur » ?

Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
On n'attribue pas un surnom à quelqu'un par le simple fait du hasard. Cela reflète toujours un besoin inconscient. La corruption étant l'un des maux qui hypothèquent l'avenir de notre pays, mes compatriotes, à travers ces surnoms qu'ils m'affublent, s'attendent à ce que je puisse axer ma campagne sur la thématique de la rigueur dans la gestion de la chose publique.

La Prospérité : En quoi consiste réellement votre descente au pays ?

Gaspard-Hubert Lonsi Koko :
Une élection se gagne avant tout sur le terrain. Il faudrait bien que je réunisse les conditions nécessaires pour une campagne efficace. La crédibilité d'un candidat dépend de son projet de société. Et ce projet doit être défendu dans le cadre d'une structure légale, habilitée à prendre part à la compétition. L'un des objectifs de mon séjour au Congo consiste donc à confronter aux réalités locales le projet que nous avons conçu. Qui veut aller plus loin doit toujours penser à ménager sa monture. Je n'ai nullement l'intention de courir comme le lièvre de La Fontaine. Ma présence au pays sera aussi l'occasion d'échanger avec les forces vives de la Nation dans le cadre d'une concertation républicaine. D'aucuns savent que j'ai choisi la voie des urnes, même si cela me vaut des attaques déguisées. Mais j'assume mon choix, tout en me préservant de toute violence, aussi verbale soit-elle, à l'encontre de ceux qui ne pensent pas comme moi.

Propos recueillis par Roger Bongos.

© La Prospérité Online

mardi 20 juillet 2010

L’Adhésion de la République Démocratique du Congo à l’OHADA était-elle indispensable ?


OHADA-RDC.jpgLa République Démocratique du Congo, par ses potentialités économiques et sa situation géographique, constitue un pôle de développement indéniable. Son adhésion à l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des affaires en Afrique (OHADA) était-elle indispensable ? En tout cas, cette récente appartenance a suscité plusieurs interrogations – notamment sur les questions relatives aux banques, aux sociétés et aux organisations régionales – sauf celle ayant trait à la monnaie. En effet, cette institution née d’un traité signé le 17 octobre 1993 à Port-Louis (Île Maurice) regroupe aujourd'hui 17 pays : les 14 pays de la Zone franc CFA, les Comores, la Guinée Conakry et la République Démocratique du Congo. Rappelons que la monnaie a toujours permis d’affirmer, dans la plupart des cas, la souveraineté d’un pays, ou d’une région, dans les échanges commerciaux. Pour en savoir davantage, Afrique Rédaction a rencontré M. Gaspard-Hubert Lonsi Koko, qui plus est porte-parole du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC) et candidat à l'élection présidentielle [pour lire la suite].

© Afrique Rédaction